Le Grand Old Party a mis en ligne la semaine dernière son nouveau site web: plus moderne, plus léché, plus orienté communautés. Les membres peuvent s’informer, discuter, créer leur blog républicain, se constituer un réseau d’amis, faire des dons… Mais le plus important sont les fonctions permettant de coordonner en ligne les actions des militants sur le terrain. C’est ce qui avait fait l’efficacité du dispositif d’Obama pendant sa campagne, cette capacité à transformer en opérations de militantisme concret l’outil de communication qu’est Internet. Sans doute une différence avec la France, où les remous de l’Internet politique ont encore assez peu d’effets sur la vraie vie.

Au final donc, de la belle ouvrage que ce nouveau site, mais les temps changent et la Guerre Froide est bien révolue, car le site est entièrement rouge, ce qui aurait été inimaginable il y a 20 ans pour le parti de Reagan.

Et voici la vidéo de présentation :

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Il semble que l’outrance n’a pas de limite en politique, et c’est ce que les Américains nous démontrent depuis quelques semaines, en comparant Barack Obama à Adolf Hitler dans ses efforts pour établir une couverture maladie universelle.

Et l’on voit fleurir sur le web des extraits télévisés si incroyables qu’on se demande si tout cela n’est pas une gigantesque farce.

Regardez ces deux réunions municipales où deux sénateurs démocrates, Arlen Specter et Barney Frank, sont confrontés à des concitoyens qui osent tout (c’est à ça qu’on les reconnaît).

Evidemment, inutile de compter sur les responsables du Parti Républicain pour calmer le jeu et rétablir une élémentaire échelle de valeur. Au contraire, Sarah Palin enfonce le clou sur Facebook en publiant un pamphlet intitulé « Death Panel » : 8800 personnes « aiment ça ».

Du coup, face à cette insuppportable menace de restriction de leurs libertés fondamentales, quelques hurluberlus ont assisté aux meetings publics d’Obama avec des armes chargées (pistolet automatique, fusil d’assaut) afin de réaffirmer leur attachement à la Constitution. Rien d’illégal à cela car dans certains Etats, porter une arme en public est autorisé, tant qu’elle n’est pas dissimulée.

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Si vous ne l’avez pas déjà vue, je vous conseille cette courte conférence de Clay Shirky, qui date de juin. Le chercheur parle de l’influence des nouveaux médias sociaux dans le monde, illustrée par des événements récents dans des pays où la liberté d’expression n’est pas vue de la même façon par les gouvernements.

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La campagne d’Obama a lancé un mouvement de mode sur le web, sans doute profond et durable. Sa stratégie de campagne online et son exécution étaient si irréprochables qu’on peut s’attendre à voir tous les professionnels de la communication sur le web copier s’inspirer de ses méthodes. 

Aujourd’hui, la preuve en vidéo avec l’opération Paris pour la paix, dont l’objectif est de… faire un happening sympa sur le Champ de Mars pour les Parisiens. Voici la vidéo de promotion :

Observez bien le montage dynamique, moderne. Et maintenant, comparez avec la vidéo « Don’t vote« , lancée en octobre 2008 par un collectif de jeunes espoirs hollywoodiens encore méconnus, pour inciter les jeunes à voter pour Obama pour l’un des deux candidats à la présidentielle américaine.

Peut-être une légère source d’inspiration pour Paris pour la paix ?

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Et voici la vidéo qui va buzzer cette semaine : Nicolas Sarkozy qui débarque, à l’improviste, en pleine interview de sa femme avec Femmes Actuelles à l’Elysée. La scène, qui dure quelques minutes, en est presque touchante d’intimité.

Le président, assis sur un accoudoir, explique en deux mots son programme de la journée -- une réunion avec le premier ministre irakien et un jogging -- avant de repartir comme une fleur, accompagné d’un « bon courage chouchou » venu du bout des lèvres de sa femme.

Sur le web, on soupçonne déjà le coup de comm’ monté à l’avance (lire les commentaire sur Le Post, Youtube) dans le but de passer du gimmick « casse-toi pauvre con » à « bon courage chouchou ». Sans doute s’agit-il plus simplement d’une occasion saisie au vol, d’une bonne improvisation en communication politique. 

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Comme le veut le protocole depuis 1924, le nouveau président américain a effectué sa traditionnelle hilarante prestation au Dîner des Correspondants hier soir à Washington. C’est drôle, en effet, mais il faut avoir un certain niveau en anglais et en politique américaine pour en saisir toutes les charmantes subtilités. Contre toute attente, l’audimat cartonne à plus de 700 000 visionnages en 24 heures…

Mais même George W. Bush savait être désopilant, comme le prouve cette archive du dîner de 2006.

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Pour bien commencer le week-end, je vous recommande deux petites vidéos sympathiques qui ont fait leur petit bonhomme de buzz cette semaine.

La première est celle de l’intervention pleine de fougue du député conservateur britannique Daniel Hannan, lors d’une session du Parlement Européen. Le député accuse le premier ministre Gordon Brown d’être responsable de la fort mauvaise prosture économique de la Grande-Bretagne, qui subit actuellement la crise financière avec plus de violence encore que d’autres pays européens.

Il conclut son intervention, musclée mais d’une élégance toute britannique, avec cette phrase choc : « You are the devalued Prime Minister of a devalued Government ». Postée il y a deux jours, cette vidéo a déjà été vue 1,4 millions de fois !

Pas du tout de la même ampleur (84 000 visionnages), mais amusante à voir, la seconde vidéo compile des extraits d’un discours du Président de la République en visite dans une usine d’Alstom. L’air fatigué ce jour-là, il devait avoir envie de dire un certain nombre de choses qu’il avait sur le coeur, notamment à propos de ses amis des élites…

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Alors que les Républicains, décidés à tirer des leçons de leur défaite, annoncent maintenant vouloir rattraper leur retard sur Internet « octet par octet », l’équipe du nouveau président ne s’endort pas pour autant sur les lauriers de sa victoire.

Barack Obama a en effet récolté un véritable trésor de guerre pendant sa campagne : il ne s’agit pas des 600 millions de dollars récoltés, mais des  13 millions d’adresses e-mails recueillies auprès des supporters à travers le pays. Le candidat l’avait promis : il gouvernerait comme il a fait campagne, en impliquant et en mobilisant le peuple dans ses décisons.

Et l’occasion n’a pas tardé : le plan de relance de l’économie de 3500 milliards de dollars est loin de faire l’unanimité au Congrès, et Obama a besoin du soutien d’un maximum de sénateurs. Le groupe Organizing For America, en charge de la gestion de cette mégabase d’emails, va donc lancer un vaste mouvement pour inviter les Américains à convaincre leurs sénateurs à soutenir le président dans son plan de relance. Comme au bon vieux temps de la campagne, les supporters pourront s’organiser en ligne pour passer un coup de fil afin de prêcher la bonne parole, non plus auprès de leurs voisins, mais auprès de leurs représentants élus. C’est ce qu’on appelle une campagne   »grassroot », du lobbying par la base.

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Un des succès de la semaine sur le web est ce clip en 2 parties, expliquant les origines de la crise du crédit que le monde traverse actuellement. Réalisé pour la thèse d’un étudiant en graphisme, c’est aussi bien fait qu’un clip de hip-hop, et les explications sont très pédagogiques. 

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Les Républicains ont été défaits par le tsunami Obama, mais ils pourraient bien ne pas être lents à tirer les leçons de leur défaite, et à relancer la dynamique du parti.

Deux vidéos étonnantes (surtout la première) montrent que les conservateurs n’ont pas l’intention de se laisser voler le « monopole du cool ».

La première est une publicité de chrétiens opposés à l’avortement, qui utilise admirablement bien l’enthousiasme populaire pour Obama, avec une chute tout à fait inattendue.

 

La seconde est un clip destiné aux militants du parti Républicain, que l’équipe de campagne d’Obama aurait pu faire elle-même : des visages de jeunes et de vieux, des Américains « issus de la diversité », un montage moderne… les conservateurs veulent reconstruire leur parti, et en 2012 ils n’ont pas l’intention d’avoir encore un clic de retard sur les Démocrates.

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Loïc Le Meur, présent au forum mondial de Davos, perçoit un frémissement qui pourrait aboutir à l’émergence d’un nouveau socialisme, un « socialisme 2.0″. 

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Nul doute que la bourrasque technologiquo-politique américaine vient d’atteindre le bassin parisien : en ce premier mois de l’an I de l’ère Obama, nos parlementaires ont découvert les joies des petites vidéos politiques virales. En moins de deux semaines, on a vu surgir trois vidéos web virales concoctées par des députés eux-mêmes

La première était attendue depuis décembre : Jean-François Copé nous avait promis un petit montage de derrière les fagots dénonçant les cabotineries improductives des députés de l’opposition tentant d’obstruer le travail parlementaire. Lancée le 12 janvier sur un site ad’hoc laissant espérer de futurs épisodes, elle est quelque peu décevante, manquant d’exemples criants malgré une intéressante leçon sur la cuisson du homard, et un éclaircissement sur la nature de Casimir.

Bien que la vidéo connaisse un succès d’audience mitigé (seulement 40 000 visionnages), le groupe PS, qui a du temps à tuer, concocte dès le lendemain une réplique du même tonneau démontrant l’incontestable utilité de cette honorable technique de guérilla parlementaire. 

Et la semaine dernière, la cacophonie lors du débat sur la limitation du temps de parole – qui a amené  l’opposition à entonner la Marseillaise, avant de quitter la séance – a été filmée et montée pendant la nuit, pour mettre en ligne à l’aube cette savoureuse petite vidéo, relayée notamment par Le Figaro et Libération. Plus de 100 000 visionnages, ce qui n’est pas mal.

Que penser de ce triptyque ? La communication politique via des vidéos diffusées sur Internet n’est pas tout à fait nouvelle, même en France, puisque le phénomène a connu un coup d’envoi lors de la présidentielle de 2007. La souplesse, la réactivité et le faible coût de la production sur le web sont des atouts qui séduisent les politiques. Mais jusqu’à présent, il s’agissait surtout de vidéos à contenu classique : interviews, explications pédagogiques, petits reportages… 

Or, maintenant que les députés commencent à entrevoir la puissance du buzz sur le web lorsqu’ils disposent de contenu croustillant, on peut prévoir que la prépondérance du sensationnel, de l’émotion, bref de la forme dans la communication politique ne fera que se renforcer, et qu’on touchera moins au fond. Mais qu’on touchera le fond.1

  1. Pas pu résister… []

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Tout au long de la course à la Maison-Blanche, la comète Obama a trainé dans son sillage une multitude d’innovations et d’utilisations intelligentes du web, réalisant ainsi la première campagne présidentielle où Internet avait un rôle central. 

Pourtant, lors de son élection en novembre, on s’est interrogé sur la suite des événements : le « nouveau-locataire-de-la-Maison-Blanche » continuera-t-il à utiliser le formidable potentiel du web pendant ses quatre années de gouvernement ? Des candidats qui prônent la Rupture (technologique ou autre) et qui oublient tout dès qu’ils mettent les pieds dans leurs nouveaux bureaux, ça s’est déjà vu.

Heureusement, Barack Obama donne des signes clairs sur son intention d’utiliser concrètement Internet pour rapprocher son administration des citoyens durant son mandat. Et de ce point de vue, son investiture cette semaine a confirmé que les Américains entraient dans l’ère du premier e-Président.

  • Mardi à 12h01, au moment où le nouveau président prononçait les premiers mots de son serment, le site de la Maison-Blanche changeait de propriétaire et révélait son nouveau visage, conçu pour plus de communication, de transparence et de participation. L’identité graphique est réussie mais assez classique, et l’essentiel du contenu est lui aussi assez traditionnel pour le moment. Une nouvelle rubrique est intéressante : la briefing-room, qui intègre des comptes-rendus sous forme de texte, photos, vidéos, et d’un blog, mais utilisé de façon assez peu participative finalement, car il s’agira essentiellement de billets solennels, et les commentaires seront fermés. Enfin, l’internaute peut s’abonner au flux RSS où à la newsletter quotidienne.
  • Une chaîne Youtube de la Maison-Blanche a été créée, pour diffuser à travers le web les vidéos présidentielles. Celle du discours d’investiture a été vue plus de 2,8 millions de fois, mais ce n’est rien par rapport à l’événement CNN/Facebook.
  • Justement, la diffusion en direct de l’événément simultanément sur Facebook et CNN.com, avec la possibilité de commenter la vidéo du discours d’investiture via son profil Facebook, a connu un incroyable succès : plus de 27 millions de personnes ont regardé la vidéo sur CNN.com mardi, dont 7,7 millions en direct, tandis que les statuts Facebook commentaient l’événement à raison de 4000 mises à jour par minutes, avec un pic à 8500 par minute au moment du direct.
  • Reste à savoir comment le candidat élu va utiliser la puissance du réseau de millions de citoyens online qu’il a construit durant sa campagne pour mieux gouverner. Pour l’instant, on s’interroge

Tel un aimant, Obama attire les innovations Internet, et des effets secondaires ont pu être ressentis jusqu’en France : Ségolène Royal a quasiment live-bloggé l’événement en direct de Washington, livrant ses impressions dans cinq Lettres d’Amériques, envoyées par e-mail aux militants et retranscrites sur Desirsdavenir.org. Morceau choisi de notre vaillante reporteuse, partie sans même l’assurance d’obtenir une invitation pour la cérémonie :  

Depuis ce café très proche des cérémonies, je vous envoie cette lettre. Dès cinq heures du matin dans un froid glacial, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants de tous âges, de toutes les couleurs et de toutes conditions – ce que Barack Obama a appelé le « patchwork of our heritage » – ont convergé vers le Mall pour vivre ce moment historique.

 

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Dans sa vidéo hebdomadaire postée la semaine dernière sur Desirsdavenir.org, Ségolène Royal livre ses bonnes résolutions pour 2009 : elle veut notamment faire monter en puissance sa stratégie Internet pour créer un réseau suffisamment fort pour faire contrepoids à la direction officielle du PS, qui l’a « laissée à la porte ». A plus long terme, c’est évidemment la course pour la présidentielle 2012 qui est en ligne de mire.

« Venez nombreux, adhérez et faites adhérer [...] Nous allons continuer à mettre sur le site les meilleures contributions des experts, des économistes, des intellectuels, des sociologues que nous rencontrons, parce que je souhaite que cette matière grise soit mise à la disposition du plus grand nombre. [...] Je veux que les militants de Désirs d’avenir soient aux côtés de ceux qui souffrent et qui disparaissent en silence, filmez-les, recueillez leurs témoignages, faites-les porter sur le site de Désirs d’avenir »

Ségolène Royal annonce également une nouvelle version : « Nous allons restructuer le site pour lui donner beaucoup plus d’ampleur et d’impact, et j’ai besoin de vos contributions. » L’association compterait actuellement autour de 10 000 adhérents, avec un objectif de 15 000 adhérents d’ici trois mois.

Après l’UMP et le MoDem, c’est donc au tour du PS – ou du moins d’une branche du parti – de se sentir inspiré par la cyber-campagne de Barack Obama. Il reste néanmoins à voir si ces nobles intentions seront réellement suivies, et si les outils Internet seront utilisés avec savoir-faire. Car le site CongrèsUtileEtSerein.com ressemblait plus à un alibi de démocratie participative qu’à une version française du solide réseau de militants tissé par Barack Obama sur le web.

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chaussure bush1La vidéo du président américain évitant de justesse et non sans humour1 une, non deux chaussures volantes d’un journaliste irakien, a fait le tour du web, et même le tour du monde. Le tour du web, c’est 13 millions de visionnages en une semaine, ce qui la propulse en tête du classement des vidéos de l’indicateur Bertrand. Plus efficace qu’une pub virale de Nike

Comme à chaque fois, des parodies surgissent en quelques heures du cerveau d’anonymes geeks : animations à utiliser en smiley dans MSN Messenger, vidéos détournées plus ou moins réussies, T-shirts, et bien entendu jeux en flash (ici,  et là-bas). Bref, la panoplie complète du buzz de légende, celui qui dure plus de 5 jours et accédera peut-être au statut de mème

Cet épisode drôlatique – exutoire pour une bonne partie de la planète – a aussi eu des répercussions dans le monde réel. Il a par exemple provoqué la première micro start-up: l’auteur du jeu Sockandawe.com2 a inventé le concept lundi, développé le jeu mardi, fait un carton mondial mercredi, et vendu la licence sur eBay jeudi, pour la somme de 7800$. 

Dans le monde arabe, on se réjouit de cet instant de bravoure : les journaux en font leur une, les dessinateurs caricaturent, des comédiens parodient la scène à la télévision, et les Egyptiens se sont échangé des blagues par SMS pendant toute la semaine.

Le jeune journaliste irakien, lui, ne rigole pas : il a été arrêté et risque jusqu’à 7 ans de prison. Mais l’opinion publique fait bloc derrière celui qu’elle a élevé au rang de héros national, 68 000 membres de Facebook le soutiennent et plus de 200 avocats se disent prêts à le défendre gratuitement. Finalement, l’attentat en Irak qui a fait le plus de bruit médiatique durant cette guerre n’aura tué personne.

  1. « Si vous voulez des faits: c’était une chaussure de taille 44″ a-t-il déclaré à propos de l’incident []
  2. Littéralement « Chaussette et effroi ». Jeu de mots avec « Shock and Awe », une doctrine d’attaque militaire éclair utilisée par l’armée américaine en Irak []

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