redistricting the nation 150x150Il n’y a pas qu’en France que le redécoupage de la carte électorale fait débat : les Américains vont eux aussi remodeler leurs districts en 2010. Les enjeux sont évidemment importants, car la façon dont ces districts sont redessinés peut faire basculer un Etat d’un côté ou d’un autre de l’échiquier politique.

Pour faire davantage participer les citoyens à ces jeux de pouvoir jusqu’ici réservés aux politiciens, le site RedistrictingTheNation.com fournit une carte interactive des districts américains, et de leur évolution. Avec cet outil très bien réalisé, le site veut mieux informer les électeurs pour leur permettre d’être plus impliqués dans leur redécoupage local, et ainsi de faire pression auprès des élus. Evitant ainsi qu’ils ne dessinent les nouveaux districts selon leur bon vouloir, tel le baron Hausmann taillant le plan de Paris.

Via e.politics

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Il semble que l’outrance n’a pas de limite en politique, et c’est ce que les Américains nous démontrent depuis quelques semaines, en comparant Barack Obama à Adolf Hitler dans ses efforts pour établir une couverture maladie universelle.

Et l’on voit fleurir sur le web des extraits télévisés si incroyables qu’on se demande si tout cela n’est pas une gigantesque farce.

Regardez ces deux réunions municipales où deux sénateurs démocrates, Arlen Specter et Barney Frank, sont confrontés à des concitoyens qui osent tout (c’est à ça qu’on les reconnaît).

Evidemment, inutile de compter sur les responsables du Parti Républicain pour calmer le jeu et rétablir une élémentaire échelle de valeur. Au contraire, Sarah Palin enfonce le clou sur Facebook en publiant un pamphlet intitulé « Death Panel » : 8800 personnes « aiment ça ».

Du coup, face à cette insuppportable menace de restriction de leurs libertés fondamentales, quelques hurluberlus ont assisté aux meetings publics d’Obama avec des armes chargées (pistolet automatique, fusil d’assaut) afin de réaffirmer leur attachement à la Constitution. Rien d’illégal à cela car dans certains Etats, porter une arme en public est autorisé, tant qu’elle n’est pas dissimulée.

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Certains Américains ont failli sortir leur Colt .45 en apprenant que les Russes avaient envahi le pays. Ils ont confondu l’ancienne république soviétique avec l’état de Géorgie, aux Etats-Unis. Sur Yahoo! Answers, un habitant s’étonne de ne pas encore voir arriver les chars à Atlanta. S’agissait-il d’un plaisantin ou d’un fâché avec la géographie ? L’histoire ne le dit pas, et Yahoo! a supprimé la page, mais en voici une capture d’écran.

yahoo answers

En même temps, les habitants de l’Amérique profonde ont pu être déboussolés, car même Google News s’est emmêlé les pinceaux.

google georgia

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congres twitter 150x150Tout a commencé lorsqu’un sénateur républicain du Texas, John Culberson, a envoyé mardi 8 juillet sur Twitter le message suivant : « J’apprends que les Démocrates veulent interdire l’accès pour les membres du Congrès à Twitter, Qik, Youtube, Utterz, etc. — scandaleux et je me battrai contre ».

Ca n’a l’air de rien comme ça, mais les politiques outre-Atlantique sont beaucoup plus avancés que nous dans l’utilisation d’Internet et de services sociaux tels que Twitter pour communiquer avec leurs électeurs. Cette fausse rumeur de censure démocrate s’est répandue comme une traînée de poudre sur le web grâce à la blogosphère républicaine. Une pétition a été mise en ligne sur Sunlightfoundation.com, arguant qu’on « ne devrait pas priver les législateurs de se joindre à nous dans les conversations en ligne ».

En quelques jours, l’affaire du « Twitter Dome Scandal » a pris tant d’ampleur que la porte-parole du parti démocrate, Nancy Pelosi, a du communiquer un démenti de ces rumeurs pour calmer le jeu. A 68 ans, Mme Pelosi en a d’ailleurs profité pour souligner qu’elle était très à l’aise avec le web 2.0, et qu’elle possédait des comptes sur Digg, Facebook, Flickr et YouTube.

Imaginerait-on les députés français avoir un débat enflammé sur le sujet ? La plupart d’entre n’ont probablement jamais entendu parler de ces services, et les ont encore moins utilisés.

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crime1Le Premier Ministre britannique Gordon Brown a annoncé la mise en ligne dès l’an prochain d’une « carte interactive de la criminalité ». Accessible publiquement sur Internet et actualisée tous les mois par la police, cette carte du crime permettra aux habitants de comparer le taux d’insécurité et les performances de la police de leur quartier par rapport au reste de l’Angleterre et du Pays de Galles.

Cette initiative du gouvernement vise à réduire le fossé entre le système judiciaire britannique et les citoyens, dont beaucoup estiment qu’il n’est « plus de leur côté ». Le Royaume-Uni, qui compte déjà 4 millions de caméras de surveillance, franchit ainsi un nouveau pas dans l’utilisation des nouvelles technologies pour lutter contre la criminalité. Il existe déjà des cartes interactives du crime – mais non officielles donc invérifiables – comme par exemple SpotCrime, qui utilise la technologie Google Maps pour répertorier les délits aux Etats-Unis et dans certaines grandes villes.

On voit d’ici les changements dans la vie de quartier : la grand-mère du futur ne passera plus son temps à épier le voisinage derrière ses rideaux, elle sera scotchée devant son écran d’ordinateur à monitorer des webcams et actualiser des plans en ligne.

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