Certains Américains ont failli sortir leur Colt .45 en apprenant que les Russes avaient envahi le pays. Ils ont confondu l’ancienne république soviétique avec l’état de Géorgie, aux Etats-Unis. Sur Yahoo! Answers, un habitant s’étonne de ne pas encore voir arriver les chars à Atlanta. S’agissait-il d’un plaisantin ou d’un fâché avec la géographie ? L’histoire ne le dit pas, et Yahoo! a supprimé la page, mais en voici une capture d’écran.

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En même temps, les habitants de l’Amérique profonde ont pu être déboussolés, car même Google News s’est emmêlé les pinceaux.

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congres-twitter-150x150Tout a commencé lorsqu’un sénateur républicain du Texas, John Culberson, a envoyé mardi 8 juillet sur Twitter le message suivant : “J’apprends que les Démocrates veulent interdire l’accès pour les membres du Congrès à Twitter, Qik, Youtube, Utterz, etc. — scandaleux et je me battrai contre”.

Ca n’a l’air de rien comme ça, mais les politiques outre-Atlantique sont beaucoup plus avancés que nous dans l’utilisation d’Internet et de services sociaux tels que Twitter pour communiquer avec leurs électeurs. Cette fausse rumeur de censure démocrate s’est répandue comme une traînée de poudre sur le web grâce à la blogosphère républicaine. Une pétition a été mise en ligne sur Sunlightfoundation.com, arguant qu’on “ne devrait pas priver les législateurs de se joindre à nous dans les conversations en ligne”.

En quelques jours, l’affaire du “Twitter Dome Scandal” a pris tant d’ampleur que la porte-parole du parti démocrate, Nancy Pelosi, a du communiquer un démenti de ces rumeurs pour calmer le jeu. A 68 ans, Mme Pelosi en a d’ailleurs profité pour souligner qu’elle était très à l’aise avec le web 2.0, et qu’elle possédait des comptes sur Digg, Facebook, Flickr et YouTube.

Imaginerait-on les députés français avoir un débat enflammé sur le sujet ? La plupart d’entre n’ont probablement jamais entendu parler de ces services, et les ont encore moins utilisés.

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crime1Le Premier Ministre britannique Gordon Brown a annoncé la mise en ligne dès l’an prochain d’une “carte interactive de la criminalité”. Accessible publiquement sur Internet et actualisée tous les mois par la police, cette carte du crime permettra aux habitants de comparer le taux d’insécurité et les performances de la police de leur quartier par rapport au reste de l’Angleterre et du Pays de Galles.

Cette initiative du gouvernement vise à réduire le fossé entre le système judiciaire britannique et les citoyens, dont beaucoup estiment qu’il n’est “plus de leur côté”. Le Royaume-Uni, qui compte déjà 4 millions de caméras de surveillance, franchit ainsi un nouveau pas dans l’utilisation des nouvelles technologies pour lutter contre la criminalité. Il existe déjà des cartes interactives du crime - mais non officielles donc invérifiables - comme par exemple SpotCrime, qui utilise la technologie Google Maps pour répertorier les délits aux Etats-Unis et dans certaines grandes villes.

On voit d’ici les changements dans la vie de quartier : la grand-mère du futur ne passera plus son temps à épier le voisinage derrière ses rideaux, elle sera scotchée devant son écran d’ordinateur à monitorer des webcams et actualiser des plans en ligne.

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