nov
30
[...] une nouvelle fois la démocratie directe fait la preuve de son extrême dangerosité.
C’est la phrase du jour, tirée du très intéressant blog de Jean Quatremer, journaliste à Libération sur les questions européennes. Cette réflexion lui est inspirée par le résultat de la dernière votation suisse au sujet de l’interdiction des minarets dans le pays. La votation est un mode de consultation directe du peuple, très fréquemment utilisé chez nos voisins helvètes. Contrairement aux prognostics, les Suisses ont voté pour l’interdiction à une assez large majorité.
Dans ce cas précis, Jean Quatremer dénonce la réceptivité des électeurs aux arguments populistes. Mais vu le sujet du blog de l’auteur, « Les coulisses de Bruxelles », on se rappelle qu’effectivement, la démocratie directe n’est pas une méthode de gouvernement utilisée par toutes les instances de pouvoir.
A l’heure où on parle d’Internet comme un (potentiel) formidable outil d’avenir pour une démocratie plus transparente et plus directe, qu’en pensez-vous ?
fév
27
Le système politique suisse a la particularité de faire voter très souvent ses citoyens, qui expriment leur avis pour de nombreuses décisions fédérales et locales lors de votations. Malgré le proverbial sens civique des Suisses, ceci entraîne inévitablement un taux de participation assez faible, 42% en moyenne. Pour faciliter la participation des habitants aux votations, le gouvernement s’intéresse donc à la mise en place d’un outil de vote par Internet, et effectue actuellement des tests dans certains cantons.
Un sixième test a justement eu lieu le 24 février dans le canton de Neuchâtel, où 1500 personnes qui s’étaient préalablement portées volontaires ont voté depuis leur ordinateur. Selon la Chancellerie fédérale tout s’est bien passé, ce qui rapproche la Suisse de la généralisation du système à l’échelle de tout le pays.
Source : Forum e-démocratie.