geek politiqueOn s’en souvient, Nicolas Princen Sarkozy avait (re)lancé fin mai sa page Facebook, sur le ton détendu qui est de mise sur le web. On y apprenait ainsi qu’il avait lu deux livres et vu un film de Charlie Chaplin. Depuis le 22 mai, pourtant, les 162 000 groupies du Chef de l’Etat (on en a tous quelques uns parmi ses friends, avouez) sont restés sur leur faim, car seulement 8 mises à jour ont été publiées sur son mur.

Pourtant, le geek qui sommeille en notre Président se réveille avec les frimas de l’automne : à l’occasion du prochain sommet de Copenhague, consacré au réchauffement climatique, il ouvrira un compte Twitter pour nous rendre compte à chaque instant de l’avancement des négociations internationales. Vous imaginiez déjà Nicolas Sarkozy en train de se cacher sous son pupitre ou derrière Angela Merkel pour twitter frénétiquement sur son Blackberry ? Naïf que vous êtes ! Franck Louvrier nous avoue en réalité que « le président n’utilisera pas lui-même Twitter, mais on détaillera sa démarche tout au long du sommet et l’évolution des négociations ». Dommage.

Mais ce n’est pas tout : entraînée par la fièvre technologique de son mari, Carla Bruni-Sarkozy a inauguré aujourd’hui son propre site, carlabrunisarkozy.org. Non, vous ne pourrez pas y écouter des extraits de son dernier album culte, car il y avait déjà un site pour Carla Chanteuse. Cette fois, c’est de Carla Première Dame de France qu’il s’agit. Manque de chance, elle a du se faire recommander son hébergeur par Ségolène Royal, car ce soir, le site était tombé en raison d’un trop grand nombre de connexions.

En revanche, à Dominique de Villepin, Ségolène Royal n’a peut-être pas refourgué son hébergeur, mais certainement sa géniale inspiration graphique. Etrangement intitulé VillepinCom.net – « Com » pour « communauté » et non pas « communication » – c’est d’une plateforme communautaire qu’il s’agit, comme le confirme Brigitte Girardin, à l’origine de ce petit chef d’oeuvre du web. C’est vrai : on peut s’inscrire pour commenter les articles, et il y a même un forum1. Et tout ça grâce à une gestion de projet étonnamment visionnaire : « Au départ, on voulait juste faire un site, mais on s’est rendu compte que l’avenir était aux réseaux sociaux et que la plupart des partis allaient dans cette direction » raconte Brigitte Girardin. Retenez bien : l’avenir est aux fameux réseaux sociaux, vous en entendrez bientôt parler.

Allez, après tant de mauvaise foi, finissons sur une note positive : l’Elysée aurait comme projet de mettre en ligne un site « très interactif » d’ici la fin de l’année. Espérons que Ségolène Royal ne va pas leur refiler son développeur.

  1. ne soyons pas mauvaise langue : chaque utilisateur peut effectivement créer son profil, un peu à la Facebook []

Tags: · · · · · · ·

  Partager

Dans la vie (d’un geek) il y a des plaisirs simples. J’ai eu la chance de pouvoir accéder au nouveau site de Ségolène Royal pour vérifier si l’hilarité générale était justifiée. Elle l’est.

Alors rien que pour vous, une authentique capture d’écran de la page d’accueil de Désirs d’Avenir du 17 septembre 2009.

Ca se passe de commentaires.

Page d'accueil de Désirs d'Avenir du 17/09

Cliquez pour agrandir l’image. 
NB: La déformation de certains mots n’est pas dûe à la capture d’écran, c’est d’origine.

Tags: · · ·

  Partager

La blogosphère n’en croit pas ses yeux : le nouveau site de Ségolène Royal desirsdavenir.org, sorti le 15 septembre, est une véritable machine à remonter le temps. Bienvenue en 1998 !

Prenons les choses dans l’ordre. Censé être une plateforme communautaire moderne pour fédérer les militants et les sympathisants, ce site est avant tout… indisponible. En effet, l’hébergement serait une offre sous-dimensionnée à 10€ par mois. A l’heure où j’écris cet article, il renvoie toujours une erreur 500.

Pour autant, les captures d’écran des chanceux qui ont réussi à se connecter laissent pantois : une architecture adossée au CMS gratuit Joomla1, un fond d’écran gratuit tiré de Vistawallpapers.com, un titre qui semble écrit avec WordArt, aucun contenu sur la Home Page à part une vidéo, des boutons moches… le résultat semble totalement hallucinant, inexplicable.

Nouveau site de Désirs d'Avenir

J’attends de pouvoir juger de façon plus approfondie le site lorsqu’il sera à nouveau disponible, mais L’Express avance des raisons à cette navrante affaire. Le nouveau compagnon de Ségolène Royal, un homme d’affaires « très doué en multimédia », qui dirigerait également une vague web agency, aurait réalisé la chose immonde pour la modique somme de 41 860 euros. La facture étant envoyée à Pierre Bergé, dont on a sûrement parié qu’il n’aurait pas un oeil expert en matière d’Internet.

Dans l’absolu, un budget de 41 K€ ne serait pas excessif pour développer une vraie plateforme communautaire moderne et performante, à la hauteur des ambitions digitales de la femme politique la plus branchitudée de France. Mais pour un avorton de ce niveau…

Toujours est-il que l’objet du délit a aussitôt fait surgir, en plus d’un kyrielle d’articles grinçants, des blagues et des mèmes en tous genres :

  1. pas mal pour des sites simples, mais totalement inadapté pour des besoins plus complexes []

Tags: · · · ·

  Partager

segolene femme marqueJ’ai reçu il y a quelques semaine un exemplaire du livre de François Belley, « Ségolène ® la femme marque ». Publicitaire de son état et passionné de politique (nul n’est parfait), l’auteur se propose de disséquer le phénomène Ségolène Royal exactement à la manière d’une marque commerciale. L’ouvrage, dont on aurait pu craindre qu’il soit un peu abscons comme le sont les cours de marketing, se révèle en fait précis, bien documenté et vivant.

Tout au long du livre, François Belley s’applique à démontrer que la communication de Ségolène Royal, en particulier depuis 2006, correspond point par point à la stratégie marketing d’une voiture ou d’un parfum. Jusqu’à retoucher son appellation, « Ségolène », dont le patronyme a disparu au profit du prénom.

Le style Ségolène, du moins pendant la campagne présidentielle, reposait en grande partie sur la notion de démocratie participative. Et pour cela, Internet est LE média qui permet au consom’acteur – pardon, au citoyen-expert – de s’exprimer et de s’épanouir. Ainsi, l’ouvrage raconte comment la candidate a construit son programme présidentiel sur la synthèse (supposée) des participations des internautes sur desirsdavenir.org. Exactement à la manière du web 2.0, le programme Royal aurait été le premier programme User Generated Content. L’intérêt ? « Personnaliser le produit favorise les ventes. Face à une offre toujours plus pléthorique, cela permet surtout aux consommateurs de s’approprier le produit. » Mais avec le succès des urnes qu’on sait, il semble que les citoyens ne soient pas encore tout à fait prêts pour la démocratie participative.

Quoi qu’il en soit, bien que l’auteur ait fait le choix de ne s’intéresser qu’à Ségolène Royal, dont le cycle de vie est sans doute déjà en phase de maturité, et risque de commencer à entrer en déclin en même temps que le PS, la démarche est convaincante et originale. Une analyse de François Bayrou sur le même mode mériterait le détour :-) Plus d’informations sont à trouver sur www.lafemmemarque.com

Tags: · ·

  Partager

Tout au long de la course à la Maison-Blanche, la comète Obama a trainé dans son sillage une multitude d’innovations et d’utilisations intelligentes du web, réalisant ainsi la première campagne présidentielle où Internet avait un rôle central. 

Pourtant, lors de son élection en novembre, on s’est interrogé sur la suite des événements : le « nouveau-locataire-de-la-Maison-Blanche » continuera-t-il à utiliser le formidable potentiel du web pendant ses quatre années de gouvernement ? Des candidats qui prônent la Rupture (technologique ou autre) et qui oublient tout dès qu’ils mettent les pieds dans leurs nouveaux bureaux, ça s’est déjà vu.

Heureusement, Barack Obama donne des signes clairs sur son intention d’utiliser concrètement Internet pour rapprocher son administration des citoyens durant son mandat. Et de ce point de vue, son investiture cette semaine a confirmé que les Américains entraient dans l’ère du premier e-Président.

  • Mardi à 12h01, au moment où le nouveau président prononçait les premiers mots de son serment, le site de la Maison-Blanche changeait de propriétaire et révélait son nouveau visage, conçu pour plus de communication, de transparence et de participation. L’identité graphique est réussie mais assez classique, et l’essentiel du contenu est lui aussi assez traditionnel pour le moment. Une nouvelle rubrique est intéressante : la briefing-room, qui intègre des comptes-rendus sous forme de texte, photos, vidéos, et d’un blog, mais utilisé de façon assez peu participative finalement, car il s’agira essentiellement de billets solennels, et les commentaires seront fermés. Enfin, l’internaute peut s’abonner au flux RSS où à la newsletter quotidienne.
  • Une chaîne Youtube de la Maison-Blanche a été créée, pour diffuser à travers le web les vidéos présidentielles. Celle du discours d’investiture a été vue plus de 2,8 millions de fois, mais ce n’est rien par rapport à l’événement CNN/Facebook.
  • Justement, la diffusion en direct de l’événément simultanément sur Facebook et CNN.com, avec la possibilité de commenter la vidéo du discours d’investiture via son profil Facebook, a connu un incroyable succès : plus de 27 millions de personnes ont regardé la vidéo sur CNN.com mardi, dont 7,7 millions en direct, tandis que les statuts Facebook commentaient l’événement à raison de 4000 mises à jour par minutes, avec un pic à 8500 par minute au moment du direct.
  • Reste à savoir comment le candidat élu va utiliser la puissance du réseau de millions de citoyens online qu’il a construit durant sa campagne pour mieux gouverner. Pour l’instant, on s’interroge

Tel un aimant, Obama attire les innovations Internet, et des effets secondaires ont pu être ressentis jusqu’en France : Ségolène Royal a quasiment live-bloggé l’événement en direct de Washington, livrant ses impressions dans cinq Lettres d’Amériques, envoyées par e-mail aux militants et retranscrites sur Desirsdavenir.org. Morceau choisi de notre vaillante reporteuse, partie sans même l’assurance d’obtenir une invitation pour la cérémonie :  

Depuis ce café très proche des cérémonies, je vous envoie cette lettre. Dès cinq heures du matin dans un froid glacial, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants de tous âges, de toutes les couleurs et de toutes conditions – ce que Barack Obama a appelé le « patchwork of our heritage » – ont convergé vers le Mall pour vivre ce moment historique.

 

Tags: · · · ·

  Partager

Dans sa vidéo hebdomadaire postée la semaine dernière sur Desirsdavenir.org, Ségolène Royal livre ses bonnes résolutions pour 2009 : elle veut notamment faire monter en puissance sa stratégie Internet pour créer un réseau suffisamment fort pour faire contrepoids à la direction officielle du PS, qui l’a « laissée à la porte ». A plus long terme, c’est évidemment la course pour la présidentielle 2012 qui est en ligne de mire.

« Venez nombreux, adhérez et faites adhérer [...] Nous allons continuer à mettre sur le site les meilleures contributions des experts, des économistes, des intellectuels, des sociologues que nous rencontrons, parce que je souhaite que cette matière grise soit mise à la disposition du plus grand nombre. [...] Je veux que les militants de Désirs d’avenir soient aux côtés de ceux qui souffrent et qui disparaissent en silence, filmez-les, recueillez leurs témoignages, faites-les porter sur le site de Désirs d’avenir »

Ségolène Royal annonce également une nouvelle version : « Nous allons restructuer le site pour lui donner beaucoup plus d’ampleur et d’impact, et j’ai besoin de vos contributions. » L’association compterait actuellement autour de 10 000 adhérents, avec un objectif de 15 000 adhérents d’ici trois mois.

Après l’UMP et le MoDem, c’est donc au tour du PS – ou du moins d’une branche du parti – de se sentir inspiré par la cyber-campagne de Barack Obama. Il reste néanmoins à voir si ces nobles intentions seront réellement suivies, et si les outils Internet seront utilisés avec savoir-faire. Car le site CongrèsUtileEtSerein.com ressemblait plus à un alibi de démocratie participative qu’à une version française du solide réseau de militants tissé par Barack Obama sur le web.

Tags: · · ·

  Partager

ps rochelleL’Université d’été de La Rochelle a été unanimement qualifiée de lamentable ratage, renvoyant plus que jamais du PS une image de désordre total et d’interminables luttes d’égos.

Pourtant, aussitôt rentrés à Paris, les éléphants, ténors et barons socialistes n’ont rien eu de plus pressé que de jouer les prolongations, estimant que quatre jours de combat de boue étaient un peu courts pour donner la pleine mesure de leur fiel. Et c’est notamment à travers leurs blogs qu’ils ont continué à laver leur linge sale sur la place publique, prenant à témoin leurs internautes.

Jean-Luc Mélenchon, toujours en verve quand il faut gueuler, titre « Un cirque inacceptable« 1 et prend sa plume la plus talentueuse pour se livrer à son exercice favori, balancer sur la tête du PS :

L’indigne merdier de La Rochelle m’a galvanisé. Ni de près ni de loin, je ne veux rien avoir à faire avec cette sarabande de girouettes. Quand je pense que tous ces agités sont ceux qui se donnent de grands airs d’importants responsables et me font des leçons de maintien le reste de l’année! Bien fou qui voudrait confier son pays à de tels vibrions.

Pierre Moscovici est content de retrouver l’air parisien. Il avait cru pouvoir séduire Martine à la plage, mais n’a finalement pas réussi à conclure. On sent qu’il a du vague à l’âme :

Après avoir passé 4 jours dans les affaires du PS, et pas dans ce qu’elles ont de plus ragoûtant, après avoir résisté à une offensive peu digne, puis reconstruit une perspective, j’éprouve le besoin de souffler, de réfléchir, de revenir à l’essentiel. C’est pourquoi je n’ai pas voulu rencontrer Martine Aubry hier : il faut bien analyser les conséquences de l’échec de l’Université d’été [...]

Jean-Jacques Urvoas veut aller de l’avant grâce à sa capacité de mémoire sélective, il préfère « oublier La Rochelle » :

Retour de La Rochelle avec une conviction : il est temps que s’expriment les militants ! [...] Pour faire simple, cette université fut un congrès à blanc. C’est-à-dire avec le pire de ce que nous sommes capables de montrer aux médias (confusion quotidienne, manipulations permanentes, intoxications régulières, trahison même…). Mais aussi sans l’essentiel et donc le meilleur: la voix et le choix des adhérents. [...] Tournons vite la page de cette 15ème université.

Benoît Hamon a la flemme d’écrire – c’est la nouvelle génération – mais l’analyse qu’il nous livre en vidéo sur son blog n’est qu’à moitié optimiste :

A l’évidence, si on s’arrête aux images qui ont été renvoyées par les médias, le spectacle est assez navrant et consternant.

En revanche, Jean-Christophe Cambadélis, que d’aucuns accusent de ne pas détester les coups bas des querelles intestines, concède certes une Université un peu brouillonne, mais reste « calme et serein » pour « travailler à l’unité » :

Mes amis, de grâce, n’ajoutons pas à l’image déplorable de La Rochelle, à cet entrechoc de personnalités et d’ego, le spectacle désolant de notre implosion. Que s’est il passé ? [...]

Bon, parlons-nous ! Rien d’irréparable n’a été commis. Franchement !

Quant aux vrais grands ténors, François Hollande, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, il ont préféré rester au-dessus de la mêlée et ne pas livrer à la sagacité des internautes leur débriefing de ce week-end rochelais, à une encablure de l’Île de Ré.

  1. le titre original est tout en majuscules, mais on ne crie pas sur mon blog []

Tags: · · · · · · · ·

  Partager

moscovici 150x150Pierre Moscovici publie aujourd’hui sur son blog le 2ème épisode d’une analyse sur les raisons de l’incapacité du Parti Socialiste à se ressaisir, malgré l’impopularité de Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal en fait les frais, c’est de bonne guerre.

De plus, selon lui, la présidentialisation du Congrès de Reims serait « suicidaire ». Il considère par ailleurs qu’un parlementaire doit sillonner le pays et savoir animer une équipe, qualités que n’auraient pas les présidentiables les plus fréquemment cités. Alors que lui, infatigable marcheur… Pierre Moscovici se dit « plus que jamais, décidé à avancer ».

Et d’en profiter pour mettre une mandale au blog UMP de sa circonscription, qui joue l’opposition « bête et méchante ». Ils devraient plutôt prendre exemple sur l’opposition constructive du PS ;-) .

Tags: · · ·

  Partager

Tags: · ·

  Partager

La Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP) a publié fin juin un rapport d’activité sur les comptes des partis politiques pour la campagne présidentielle de 2007. On y apprend ainsi que les 12 candidats ont dépensé 79 millions d’euros au total, dont 47 millions en « propagande » et notamment 2,5 millions d’euros pour leurs sites Internet. Des sommes bien éloignées de ce que les candidats à la Maison Blanche engloutissent en ce moment.

Candidat Budget sites Internet % dépenses du candidat
Royal 866 220 € 4%
Bayrou 720 511 € 7%
Sarkozy 675 571 € 3%
Voynet 130 172 € 9%
Buffet 107 604 € 2%
Le Pen 29 741 € 0%
Laguillier 17 212 € 1%
Bové 8 859 € 1%
de Villiers 5 485 € 0%
Besancenot 5 404 € 1%
Nihous 2 543 € 0%
Schivardi 664 € 0%

Ci-contre la ventilation des dépenses par candidat.

Le trio de tête est assez logiquement constitué de Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy, qui totalisent à eux seuls 2,3 millions d’euros de budget, soit 88% des dépenses de tous les candidats pour leurs sites Internet.

Seuls deux d’entre eux ont consacré plus de 4% de leur budget à Internet. Pourtant, la Commission ne précise pas si la publicité online (liens sponsorisés, e-mailing, etc.) est prise en compte dans ces chiffres.

Politique.net a par ailleurs entrepris une série d’articles sur le sujet, que je vous invite à lire.

Tags: · · · ·

  Partager

Ségolène Royal a envoyé hier un virulent e-mail aux abonnés de la newsletter de Desirsdavenir.org, au sujet des visites répétées dont son appartement a fait l’objet.

Je vous le retranscris ci-dessous, il se passe de commentaires :

Objet : Ce n’est pas une affaire personnelle, c’est une affaire politique

Chères amies, chers amis,

Le 27 juin dernier, je n’ai pas été victime d’un cambriolage, j’ai été l’objet d’une volonté délibérée de déstabilisation. Et ce, à la veille d’un discours politique important, où je mettais en cause la mainmise du clan Sarkozy sur la France.

Ce ne sont pas des voleurs qui sont venus à mon domicile : on ne m’a même pas volé une boucle d’oreille ! La police elle-même a déclaré mercredi 11 juillet qu’il s’agissait d’une « mise à sac ».

Il fallait que les visiteurs sachent à quelle heure précise j’allais rentrer à mon domicile, à quelle heure précise il n’y avait personne dans l’appartement. C’est un travail de professionnel, maîtrisé, organisé.

Les « visiteurs » ont fouillé mon domicile. Ils ont trouvé la précédente plainte que j’avais déposée. Ils l’ont déchirée et ils l’ont laissée bien en évidence sur un meuble. C’est une mise en scène préméditée.

C’est la troisième fois que mon domicile est visité. La première c’était en août 2006, déjà à la veille d’un discours important, drôle de coïncidence.

Alors, je vous le dit, ce n’est pas d’une affaire personnelle dont je vous parle. C’est une affaire politique d’une extrême gravité.
C’est un scandale dans une démocratie comme la France. Dans une démocratie on ne peut pas accepter cela, on ne peut pas le passer sous silence. De même, on ne peut pas accepter que d’autres responsables politiques – comme Olivier Besancenot – aient fait l’objet d’une surveillance. Le climat est lourd dans notre démocratie.

Volonté délibérée de déstabilisation mais volonté de qui ?

J’ai dit qu’il y avait une drôle de coïncidence, que l’on visite mon domicile à la veille d’un discours politique important. Deux choses me paraissent scandaleuses : d’abord la passivité des autorités de l’Etat, ensuite les insultes du Premier ministre et de l’UMP.

La passivité de l’Etat a été injustifiable. Vous connaissez un pays démocratique dans lequel le domicile d’un responsable de l’opposition est mis à sac trois fois ? Cela fait quinze jours que le pouvoir est parfaitement au courant de ce qui s’est passé. La police est venue et a fait un travail admirable ; le Procureur est resté jusqu’à 3 heures du matin. Le ministère de la Justice et le pouvoir sont donc parfaitement au courant. Et il y a eu des articles de presse dès le lendemain des faits.

Or que se passe-t-il ? Même pas une réaction officielle, même pas un coup de téléphone, rien. Tout se passe comme si on voulait nier ce qui s’est passé. Comme si c’était sans importance et sans gravité. Dans n’importe quelle démocratie, le pouvoir aurait condamné cette mise à sac avec force.

En moins de deux ans, il y a eu six violations de domiciles, concernant des membres de mon équipe ou moi-même. Jamais les coupables n’ont été arrêtés.

Et puis la deuxième chose qui me scandalise, c’est la réaction de la droite à mes propos. Il n’y a pas eu un seul responsable de droite pour reconnaître la gravité de cette affaire. Ils ont voulu me déstabiliser pour me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Ils n’y parviendront pas.

En ce qui concerne les révélations sur les empreintes digitales d’une jeune femme retrouvées chez moi, lors de la « visite » de mon appartement en 2006, je vous renvoie au communiqué de Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d’avenir, que vous trouverez ci-dessous.

Sachez qu’on ne m’arrêtera pas. Je continuerai avec vous, et avec d’autres, à dénoncer la mainmise du clan Sarkozy sur tous les pouvoirs. On ne fera pas taire la gauche. Croyez-moi.

À très bientôt,

Ségolène Royal

Tags: ·

  Partager

rose psSégolène Royal a annoncé hier par e-mail que sa contribution – « notre » contribution selon ses termes – pour le Congrès des socialistes de novembre était maintenant disponible sur son site participatif dédié Congresutileetserein.com (lire mon billet à ce sujet). Dans quelle mesure les contributions des internautes ont été prises en compte dans la synthèse finale ? Ce n’est pas clair.

Quoi qu’il en soit, ce dossier en 7 points, qui est le fruit « d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques », sera remis au Parti Socialiste le 2 juillet. D’ici là, les adhérents peuvent le signer en ligne, ainsi que l’ont déjà fait des centaines de militants.

Tags: · ·

  Partager

segolene 150x150Ségolène Royal est aujourd’hui l’une des personnalités politiques françaises à faire l’usage le plus intensif du web, alors que des anciens candidats comme François Bayrou ou Nicolas Sarkozy ont presque oublié Internet depuis la fin de la campagne présidentielle 2007.

Il y a quelques jours, l’équipe de la Ségosphère annoncait par e-mail le lancement de la nouvelle version du site Desirsdavenir.org, un peu délaissé depuis la présidentielle.

D’un point de vue esthétique et fonctionnel, cette nouvelle mouture est assez réussie, avec une jolie charte graphique, et une navigation claire et agréable. Destiné à être le navire amiral de la communication online de Ségolène, le site met en ligne agenda, discours, médias, et dispose de fonctionnalités spéciales pour les comités locaux ou les « jeunes d’avenir ».

Du côté des débats participatifs chers à Ségolène Royal, une rubrique permet aux internautes de s’exprimer sur certaines sujets. Seulement cinq sujets de dissertation pour l’instant, mais fort ambitieux, comme par exemple « Un Parti socialiste efficace et ouvert ». Tout un programme. Espérons d’ailleurs que cela finira par déboucher sur un programme.

Le site pointe également vers d’autres spots de l’univers web de Ségolène Royal:

  • Un groupe Facebook – incoutournable en 2008 – qui compte un peu moins de 400 membres.
  • Une galerie Flickr toute récente (10 juin), sur laquelle viennent d’être mises en lignes des photos de meetings remontant à la campagne présidentielle. Il faudra voir si cette galerie sera régulièrement alimentée.
  • Une chaîne Dailymotion à peine plus ancienne (9 juin), qui regroupe déjà 265 vidéos mais seulement 34 fans.
  • Un Skyblog créé en mars 2007, et non actualisé depuis octobre. Encore un Skyblog à l’abandon…
  • Un article Wikipédia. Il est assez étrange de faire un lien vers l’encyclopédie collaborative, car elle est censée être neutre. Or, montrer ainsi que l’équipe web garde un oeil attentif sur ce qui est écrit à propos de Ségolène Royal ne rassure pas quant à la neutralité de Wikipédia.

A signaler également, une interview récente de Ségolène par plusieurs blogueurs politiques, dont Maxime Pasino, Dagrouik et Lt Casaldi. Dans une ambiance de goûter de mercredi après-midi, l’entretien fleure un peu l’amateurisme scolaire, face à une institutrice qui a l’air de s’ennuyer avec ces blogueurs « militants politiques modernes », comme ils disent. De toutes façons, la prise de son est ratée. Bref, je vous en dispense.

Photographie de Richard Ying.

Tags: · · · ·

  Partager

Elles ne sont pas toujours diffusées par les médias traditionnels, qui relaient plus volontiers les altercations entre politiciens de partis opposés. Mais la politique est aussi le théâtre de scènes violentes entre élus du même camp : on en a vu (re)surgir plusieurs ces derniers temps, sur le web. Voici les meilleures scènes.

Ségolène royale. Lors d’une séance du conseil régional de Poitou-Charentes le 26 février dernier, une sérieuse altercation a éclaté entre la présidente (de région) Ségolène Royal et plusieurs membres de l’assemblée dont Jean-François Fountaine, lui-même socialiste. Cette scène, qui avait été diffusée à la télévision en février, est soudainement réapparue de manière opportune sur Internet il y a quelques semaines, au moment où l’ex-candidate annonce ses ambitions à la tête du Parti Socialiste.

Maxime Gremetz enragé. Décidément, les conseils ne se passent pas toujours dans une ambiance feutrée. Lors du conseil régional de Picardie le 28 avril dernier, le député communiste Maxime Gremetz en vient carrément aux mains avec ses homologues socialistes, qui tentent de lui faire quitter la salle. Observez la technique d’attaque très particulière de l’élu en costume :-)

Christine Boutin, ministre du logement, et Claude Goasguen, maire UMP du 16ème arrondissement, se sont chamaillés en direct devant les journalistes le 11 juin, lors d’une visite de Christine Boutin venue inaugurer un centre d’hébergement pour SDF. Claude Goasguen revient sur cet épisode sur son blog.

Villepin sur la presse « pâtée pour chat ». Ce n’est pas une dispute, mais Dominique de Villepin a vivement critiqué la presse, et indirectement le président de la République, lors d’un débat organisé par Politique.net et Dauphine. Il dénonce « l’esprit de cour » et les industriels « partie prenante du jeu politique » (Le Figaro), qui seraient une « vérole pour la démocratie ». L’ancien premier ministre ne mâche pas ses mots, allant même jusque à trouver que la presse avait un plus grand esprit d’indépendance sous l’Empire. C’est évidemment son ennemi juré Nicolas Sarkozy qui est visé, et Dominique de Villepin se fait l’écho – à droite – de la critique selon laquelle les médias seraient fortement influencés par l’Elysée. Avec cette phrase désabusée, inquiétante car elle vient de quelqu’un qui sait de quoi il parle : « En politique, la transparence est toujours le maquillage de quelque chose. » Décidément, les hommes politiques ne sont jamais aussi passionnants que lorsqu’il sont retirés de la vie publique.

Tags: · · · · · · · · · ·

  Partager

Le premier secrétaire du PS se jette à l’eau et crée à son tour un blog, avec quelques années de retard sur d’autres hommes politiques tels qu’Alain Juppé ou Jean-Luc Mélenchon. On ignore si son ex-compagne Ségolène Royal lui a donné un coup de pouce, elle qui n’en est pas à son coup d’essai avec ses différents sites participatifs, Désirsdavenirs.org pour la présidentielle 2007, et plus récemment Congresutileetserein.com. Espérons que ce blog ne sera pas qu’un simple alibi de communication, et que de vrais articles seront postés à un rythme régulier.

Tags: · · ·

  Partager

Page suivante →