Ségolène Royal a annoncé hier par e-mail que sa contribution - “notre” contribution selon ses termes - pour le Congrès des socialistes de novembre était maintenant disponible sur son site participatif dédié Congresutileetserein.com (lire mon billet à ce sujet). Dans quelle mesure les contributions des internautes ont été prises en compte dans la synthèse finale ? Ce n’est pas clair.

Quoi qu’il en soit, ce dossier en 7 points, qui est le fruit “d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques”, sera remis au Parti Socialiste le 2 juillet. D’ici là, les adhérents peuvent le signer en ligne, ainsi que l’ont déjà fait des centaines de militants.

Ségolène Royal est aujourd’hui l’une des personnalités politiques françaises à faire l’usage le plus intensif du web, alors que des anciens candidats comme François Bayrou ou Nicolas Sarkozy ont presque oublié Internet depuis la fin de la campagne présidentielle 2007.

Il y a quelques jours, l’équipe de la Ségosphère annoncait par e-mail le lancement de la nouvelle version du site Desirsdavenir.org, un peu délaissé depuis la présidentielle.

D’un point de vue esthétique et fonctionnel, cette nouvelle mouture est assez réussie, avec une jolie charte graphique, et une navigation claire et agréable. Destiné à être le navire amiral de la communication online de Ségolène, le site met en ligne agenda, discours, médias, et dispose de fonctionnalités spéciales pour les comités locaux ou les “jeunes d’avenir”.

Du côté des débats participatifs chers à Ségolène Royal, une rubrique permet aux internautes de s’exprimer sur certaines sujets. Seulement cinq sujets de dissertation pour l’instant, mais fort ambitieux, comme par exemple “Un Parti socialiste efficace et ouvert”. Tout un programme. Espérons d’ailleurs que cela finira par déboucher sur un programme.

Le site pointe également vers d’autres spots de l’univers web de Ségolène Royal:

  • Un groupe Facebook - incoutournable en 2008 - qui compte un peu moins de 400 membres.
  • Une galerie Flickr toute récente (10 juin), sur laquelle viennent d’être mises en lignes des photos de meetings remontant à la campagne présidentielle. Il faudra voir si cette galerie sera régulièrement alimentée.
  • Une chaîne Dailymotion à peine plus ancienne (9 juin), qui regroupe déjà 265 vidéos mais seulement 34 fans.
  • Un Skyblog créé en mars 2007, et non actualisé depuis octobre. Encore un Skyblog à l’abandon…
  • Un article Wikipédia. Il est assez étrange de faire un lien vers l’encyclopédie collaborative, car elle est censée être neutre. Or, montrer ainsi que l’équipe web garde un oeil attentif sur ce qui est écrit à propos de Ségolène Royal ne rassure pas quant à la neutralité de Wikipédia.

A signaler également, une interview récente de Ségolène par plusieurs blogueurs politiques, dont Maxime Pasino, Marie-Isabelle Pichon, Dagrouik et Lt Casaldi. Dans une ambiance de goûter de mercredi après-midi, l’entretien fleure un peu l’amateurisme scolaire, face à une institutrice qui a l’air de s’ennuyer avec ces blogueurs “militants politiques modernes”, comme ils disent. De toutes façons, la prise de son est ratée. Bref, je vous en dispense.

Photographie de Richard Ying.

Elles ne sont pas toujours diffusées par les médias traditionnels, qui relaient plus volontiers les altercations entre politiciens de partis opposés. Mais la politique est aussi le théâtre de scènes violentes entre élus du même camp : on en a vu (re)surgir plusieurs ces derniers temps, sur le web. Voici les meilleures scènes.

Ségolène royale. Lors d’une séance du conseil régional de Poitou-Charentes le 26 février dernier, une sérieuse altercation a éclaté entre la présidente (de région) Ségolène Royal et plusieurs membres de l’assemblée dont Jean-François Fountaine, lui-même socialiste. Cette scène, qui avait été diffusée à la télévision en février, est soudainement réapparue de manière opportune sur Internet il y a quelques semaines, au moment où l’ex-candidate annonce ses ambitions à la tête du Parti Socialiste.

Maxime Gremetz enragé. Décidément, les conseils ne se passent pas toujours dans une ambiance feutrée. Lors du conseil régional de Picardie le 28 avril dernier, le député communiste Maxime Gremetz en vient carrément aux mains avec ses homologues socialistes, qui tentent de lui faire quitter la salle. Observez la technique d’attaque très particulière de l’élu en costume :-)

Christine Boutin, ministre du logement, et Claude Goasguen, maire UMP du 16ème arrondissement, se sont chamaillés en direct devant les journalistes le 11 juin, lors d’une visite de Christine Boutin venue inaugurer un centre d’hébergement pour SDF. Claude Goasguen revient sur cet épisode sur son blog.

Villepin sur la presse “pâtée pour chat”. Ce n’est pas une dispute, mais Dominique de Villepin a vivement critiqué la presse, et indirectement le président de la République, lors d’un débat organisé par Politique.net et Dauphine. Il dénonce “l’esprit de cour” et les industriels “partie prenante du jeu politique” (Le Figaro), qui seraient une “vérole pour la démocratie”. L’ancien premier ministre ne mâche pas ses mots, allant même jusque à trouver que la presse avait un plus grand esprit d’indépendance sous l’Empire. C’est évidemment son ennemi juré Nicolas Sarkozy qui est visé, et Dominique de Villepin se fait l’écho - à droite - de la critique selon laquelle les médias seraient fortement influencés par l’Elysée. Avec cette phrase désabusée, inquiétante car elle vient de quelqu’un qui sait de quoi il parle : “En politique, la transparence est toujours le maquillage de quelque chose.” Décidément, les hommes politiques ne sont jamais aussi passionnants que lorsqu’il sont retirés de la vie publique.

L’un des sports préférés des élus du Parti Socialiste, surtout lorsqu’ils se trouvent être dans l’opposition comme en ces années de sarkozysme, c’est de se chercher noise entre eux. On s’invective, on se scandalise, on vocifère et on s’indigne, tout cela dans une joyeuse ambiance de cour d’école, mais sous les ors de l’Assemblée ou du Sénat, et payé par nos impôts. Avant l’ère numérique, les socialistes aimaient régler leurs comptes par journaux interposés (Le Monde et le Nouvel Obs étant leurs bacs à sable préférés), et dans des émissions radio ou TV. L’avènement d’Internet leur a fourni un nouveau média pour agrandir leur terrain de jeu, et c’est désormais aussi à travers leurs blogs que les grands enfants du PS se crêpent le chignon.

Le cancre Mélenchon, blogueur depuis 2004, vieil habitué des polémiques, et passablement revigoré par la couverture médiatique dont il a fait l’objet ces derniers temps à cause de ses positions sur la Chine, se trouve une fois de plus au centre de l’une de ces querelles improbables dont les socialistes ont le secret. Cette fois, il s’agit d’un discours sur les langues régionales tenu au Sénat le 13 mai dernier (le texte est disponible sur le site du Sénat). Comme souvent, Mélenchon ne mâche pas ses mots et n’a pas peur de muscler son discours avec des comparaisons venues de très loin, rappelant par exemple que le dictionnaire du breton unifié de 1942 a été écrit par un collaborateur des nazis.

Ce discours n’a pas plu à tous ses collègues, surtout Bretons. Ni une ni deux, le député (PS) du Finistère Jean-Jacques Urvoas saisit son ordinateur et embroche virtuellement son collègue sur son blog dans un billet intitulé Butor, billet repris en intégralité par le journal Le Télégramme de Brest :

Voilà un élu qui n’honore pas sa fonction. [...]

Dans cette subtilité qui n’appartient qu’à lui, et qu’heureusement personne ne songe à lui disputer, il vient d’émettre un jugement à l’emporte-pièce dont il est certes coutumier, mais qui ne le rend pas pour autant recevable. [...]

Que répondre à ce tissu d’insanités sinon que ce petit monsieur, à dessein ou non, confond langues et dialectes, que le breton unifié n’a pas plus de raison d’être marqué au fer rouge de la collaboration que la fête des mères [...]

Jean-Luc Mélenchon, bien loin de mettre de l’eau dans son vin suite à ses propos, lui répond quelques jours plus tard via son blog :

Le montage de mes propos (avec guillemets mensongers à l’appui) est d’une telle malveillance et si manipulatoire qu’il me paraît extrêmement révélateur d’un état d’esprit. [...]

Ces propos et les mots utilisés pour me désigner ont une tonalité nauséabonde. [...] Je trouve également très significatif le contenu et le ton sur lequel sont faits les commentaires des violents qui approuvent ses propos alors même qu’ils ont eu le moyen de vérifier eux-mêmes l’inanité du montage d’Urvoas en allant vérifier mes propos sur le site du Sénat. Je recommande la découverte de ce visage du folklore local de la haine ethniciste.

Au-delà de ces disputes politiciennes éternelles, et sans juger le fond de la polémique, il est intéressant de voir que les blogs d’élus sont aujourd’hui un outil de communication à part entière, et que la presse n’hésite plus à reproduire des notes publiées sur ces supports.

Illustration de Caricatures-sarkozy.com

On a beaucoup entendu parler, ces dernières semaines, de Jean-Luc Mélenchon à propos de sa position sur le dossier sino-tibétain, qui se situe sinon à rebours, du moins en fort décalage par rapport à l’opinion française dominante telle qu’elle est relayée par la majorité des médias et des politiques. Le sénateur PS a eu l’occasion de s’exprimer dans des émissions de radio et de télévision, ainsi que par le biais d’un long billet sur son blog, lequel blog figure parmi les plus fréquentés de la sphère politique française. J’ai souligné lors de deux précédents billets que Jean-Luc Mélenchon était assez au fait d’Internet, non seulement par son utilisation, mais aussi par sa compréhension du rôle de ce nouveau média.

Il a publié hier un nouveau billet pour raconter l’écho considérable qu’a eu son premier article sur la Chine, qui aurait suscité près de 2500 commentaires et 1500 réactions par mail. Probablement une record pour un blog d’homme politique français. La médiatisation de ses propos dans les médias de masse a certainement contribué pour grande partie à cette audience, mais la blogosphère a aussi abondamment cité son article. Jean-Luc Mélenchon est renforcé dans sa conviction que le blog est un outil d’expression “hors du commun”:

Je milite depuis assez longtemps, j’ai utilisé tant de vecteurs d’expression, que je peux mesurer l’apport de ce nouvel outil. Quelle merveille ! Il produit une capacité de propagation, et de mise en lien des protagonistes d’une discussion, sans précédent et sans équivalent. [...]
Un grand nombre de commentaires exposent une analyse. C’est cela le plus précieux. Bon nombre d’entre elles m’ont permis de corriger ou d’adapter mes arguments à l’occasion des passages audiovisuels.

Le premier secrétaire du PS se jette à l’eau et crée à son tour un blog, avec quelques années de retard sur d’autres hommes politiques tels qu’Alain Juppé ou Jean-Luc Mélenchon. On ignore si son ex-compagne Ségolène Royal lui a donné un coup de pouce, elle qui n’en est pas à son coup d’essai avec ses différents sites participatifs, Désirsdavenirs.org pour la présidentielle 2007, et plus récemment Congresutileetserein.com. Espérons que ce blog ne sera pas qu’un simple alibi de communication, et que de vrais articles seront postés à un rythme régulier.

Ségolène Royal, plus que jamais décidée à tirer son épingle du jeu pour conduire le Parti Socialiste à la présidentielle de 2012, veut peser de tout son poids lors du Congrès des socialistes en novembre 2008. Pour le préparer, elle vient de lancer un nouvel avatar du concept de démocratie participative, sous la forme d’un site destiné à recueillir les avis des militants socialistes sur les grandes orientations de la gauche moderne. Après Désirs d’avenir en 2007, elle a baptisé son projet d’un nom encore plus consensuel, gentillet et rose bobo : CongrèsUtileEtSerein.com. Au premier degré. Comme l’explique l’ancienne candidate à la présidentielle, il s’agit d’apporter ses idées, qui “nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !”. C’est chouette, non ?

Le site sent encore la peinture fraîche, il est trop tôt pour prétendre à une analyse pertinente de ce projet, mais j’aperçois a priori plusieurs bémols par rapport à la méthode utilisée :

  • Même si aujourd’hui, un foyer français sur deux est relié à Internet, on exclut du jeu une partie importante de l’électorat socialiste, notamment les couches populaires. En effet, les jeunes CSP+ sont sur-représentés dans la population internaute, au détriment des autres profils socio-démographiques, les moins favorisés et les plus âgés.
  • Sur le web, les participants ne représentent qu’une très petite fraction, oscillant selon les sites entre 0,1% et 5% de l’audience. Regardez sur les quotidiens en ligne et les blogs, ce sont toujours les mêmes qui postent des commentaires. Le risque est donc de récolter l’avis d’une minorité active (dont la bonne foi sera difficilement vérifiable à cause de l’anonymat du web, qui plus est), alors que le but est d’obtenir la contribution du plus grand nombre de militants.
  • Pour un projet de cette ampleur, la moindre des choses serait de mettre en place un système participatif sophistiqué, permettant de classer, organiser et hiérarchiser les contributions. Sur LePost et Agoravox, par exemple, les commentaires sont notés par les autres internautes, remontant ou descendant dans la page selon leur valeur. De plus, il est possible de répondre à un commentaire précis, établissant ainsi une arborescence des réponses. Rien de tel sur Congresutileetserein.com : les contributions prennent place dans de simples forums cloisonnés, ne laissant pas la possibilité de noter la qualité des participations, ni de les organiser entre elles.
  • Etrangement, une dichotomie est faite entre la partie “Contribuer” où 10 questions courtes sont posées, invitant les internautes à disserter sur ces thèmes obligés, et les publications “d’experts”, qui ont pu mettre en ligne des textes approfondis mais qu’il est impossible de commenter. Absurde. Souvent, plus l’article de départ fournit de matière à la réflexion, plus les contributions sont intéressantes. On a l’impression que les internautes lambda doivent rester dans leur bac à sable, laissant aux vrais connaisseurs les places de choix sur le site.

Il faudra attendre quelques mois pour se livrer à une analyse de ce deuxième essai de démocratie participative en ligne, mais, d’une part le profil bien spécifique des contributeurs sur Internet, et d’autre part le manque d’aboutissement fonctionnel et technique du site, font douter de l’intérêt réel du projet et de la possibilité d’exploiter ses résultats. Comme Nicolas Vanbremeersch de Versac.net, on peut se demander si cette démarche de Ségolène Royal est “simplement brouillonne, ou juste mensongère”…

La semaine dernière, le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon était l’invité de “Parlons Net“, émission hebdomadaire réunissant plusieurs titres de la presse Internet dont France Info, Lefigaro.fr, Rue89 et Marianne2.fr. Diffusée en direct sur France Info, l’interview était également filmée. Dans la dernière partie de l’entretien, Jean-Luc Mélenchon était interrogé sur son usage du web en politique. Une vision assez intéressante de la part de cet homme politique old school, dont la réputation de franc-parler n’est pas usurpée.

Le sénateur entretient un blog assez consulté (30 000 visiteurs par mois) et possède un profil Facebook avec plus de 300 amis. Il a pris goût à l’écriture en ligne, même s’il avait au départ une certaine réticence à se mettre en avant personnellement plutôt que ses idées. Aujourd’hui, cet espace lui permet d’augmenter sa surface d’expression en contournant les médias traditionnels, bien qu’il se fasse “beaucoup engueuler” par les internautes. Sur Facebook, il fait partie de groupes aussi éclectiques que “Contre le rapprochement de la gauche et du MoDem”, “Pour que le coyote attrape enfin cet enfoiré de bip-bip” et “Les révolutionnaires français avaient la classe”.

Concernant le militantisme online, il affiche ses réserves. L’engagement politique sur le web par un simple clic lui semble constituer une dérive : “ils appuient sur des boutons et ils croient qu’ils font quelque chose”.

A l’égard des “journalistes citoyens” auto-proclamés de la blogosphère, il est également assez méfiant. Pour Jean-Luc Mélenchon, “ce n’est pas vrai que tout le monde peut être journaliste”, c’est un métier à part entière. De plus, la diffusion instantanée de rumeurs et de petites vidéos telles que celle du “Casse-toi pauvre con“, ou du off de Rachida Dati lui semble dangereuse, obligeant les politiques à surveiller en permanence chacun de leurs propos, qui deviendraient ainsi des politiciens “lisses” et “lyophilisés”.

Le jeune blogueur Ahmed du site Themagazine.fr a voulu assister au conseil national du PS le 25 mars dernier, mais le service de sécurité ne l’a pas laissé entrer, arguant qu’il fallait être journaliste accrédité. Ahmed a laissé la caméra tourner, ce qui permet d’entendre le discours du “vigile”, qui est justifié sur le fond (on ne peut pas vérifier l’identité de quelqu’un qui n’a pas de carte de presse) et poli mais ferme dans la forme. Encore une illustration de la différence entre les blogueurs citoyens et les journalistes professionnels. L’amour-propre blessé explique sans doute le commentaire à la fin de la vidéo…

Une semaine après le 2ème tour des municipales, les perdants ont séché leurs larmes, les plus de 5% se sont assis sur leur siège tout neuf, et les élus ont revêtu leur belle écharpe tricolore. Mais une fois le fracas de la campagne passé, les tracts jetés au pilon et les militants repartis, que deviennent les sites et les blogs des candidats, qui étaient jusqu’au 16 mars la preuve affichée de leur modernité et de leur volonté de communiquer directement avec les citoyens ? Zoom sur quelques cas.

A Paris, le “vlog” de Bertrand Delanoë a été à peine mis à jour depuis dimanche dernier : le verbatim de son discours de réélection a été copié-collé, ainsi que la liste des adjoints à la mairie. C’est tout.
Mais c’est toujours mieux que pour ses deux principales adversaires. Chez Françoise de Panafieu, la vie s’est arrêtée après sa déclaration du 1er tour : ni merci ni au revoir, le site n’a pas reçu la moindre mise à jour. Marielle de Sarnez (MoDem) a elle aussi posé un lapin à ses militants : malgré un “nous nous retrouvons lundi” posté l’avant-veille du deuxième tour, personne n’est revenu. On note avec un sourire que le dernier billet indique “qu’aucun nouvel article ou nouveau commentaire ne sera publié à partir de vendredi 14 mars minuit” alors qu’il est daté du 15 mars.

En revanche, Jean-Marc Restoux, le candidat SDF du 6ème arrondissement, passé la déception du 1er tour, fait un bilan de campagne en vidéo dans lequel il annonce sa volonté de poursuivre l’aventure.
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Deux infos assez mineures à signaler aujourd’hui, mais il faut bien que quelqu’un le fasse, alors ce sera moi ;-)

1. Sur le site de l’Elysée, la photo du porte-parole David Martinon, qui ornait auparavant la rubrique “Communiqués” a été retirée suite à son départ le 17 mars, et remplacée par une image plus neutre qui ne passera pas de mode aussi rapidement.

Elysee.fr

2. La newsletter du Parti Socialiste envoyée aujourd’hui présentait l’Hebdo des socialistes, revue téléchargeable qui donnait cette semaine la liste de 20 000 communes françaises dirigées par un maire de gauche. Malheureusement, la newsletter buggait complètement : en plus d’une image qui ne s’affichait pas dans le mail, le lien pour télécharger la revue au format .pdf renvoyait vers une page d’erreur du service de stockage en ligne Box.net. Une heure plus tard, la lettre d’information était donc renvoyée avec un “(annule et remplace la précédente)” dans l’objet, et les problèmes corrigés.

newsletter PS

Dans sa newsletter du 16 février, le Parti Socialiste annonce la mise en ligne progressive sur son site spécial municipales de 5 petits reportages qui suivront les candidats socialistes de cinq villes françaises. On commence cette semaine par suivre Michèle Blumenthal dans le 12ème arrondissement de Paris, qui va avoir fort à faire contre les listes UMP de Jean-Marie Cavada et Christine Lagarde, et MoDem de Corinne Lepage.
Manifestement, son argument-clé c’est la pro-xi-mi-té.

logo progressistesEn septembre dernier, l’un des symboles de l’ouverture de Nicolas Sarkozy, Monsieur Besson (Eric, pas Luc, mais aujourd’hui, qui ne connaît pas M. Besson ?) fonde Les progressistes, un club de réflexion réunissant des personnalités de gauche converties au sarkozysme, à l’instar de la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel.

Le club des Progressistes a logiquement mis en place Lesprogressistes.fr, un site destiné à afficher les points de vue de l’équipe et à retranscrire les travaux du club, mais aussi à permettre aux internautes de s’exprimer et à débattre en ligne. Le hic, c’est qu’on avait perdu l’habitude de voir des sites aussi démodés et pauvres en fonctionnalités, surtout en 2008, et à plus forte raison pour des “progressistes”.

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