La Maison Blanche vient de lancer une nouvelle version de son site, et annonce qu’il repose désormais sur le CMS gratuit Drupal, bien connu des internautes un tantinet mordus de technique. Pour les autres, sachez qu’un CMS, acronyme de Content Management System, permet de gérer facilement le contenu d’un site web, et notamment de le faire administrer et mettre à jour par des profanes de la technique. Une fois le site installé, publier de nouveaux articles est aussi simple que d’utiliser Word.

Drupal remplace l’ancien outil datant du début de l’ère Bush (fils, pas père), créé spécialement pour la Maison Blanche par une équipe de développeurs en 2000. A cette époque, aucun système CMS digne de ce nom n’existait de façon gratuite et répandue, ce qui obligeait chaque équipe de développement à créer son propre système, qui devenait d’ailleurs généralement impossible à maintenir si on changeait d’équipe1. Selon un article de l’agence de l’époque, leur outil était censé être provisoire, à tel point qu’ils n’ont jamais pris le temps de lui attribuer un nom, et l’appelaient simplement « The Tool ». Pourtant, « The Tool » a tenu huit ans, pendant toute la durée des deux mandats de George W. Bush.

Voilà donc l’occasion, en ce dimanche pluvieux, d’utiliser la machine à remonter le temps d’Internet, pour une plongée dans les anciennes versions du site whitehouse.gov – à l’époque du XXème siècle.

1997 :

white house 97 150x150

1998 :

white house 98 150x150

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  1. aujourd’hui, on n’a que l’embarras du choix entre les nombreuses plateformes de blogs et CMS, complets et gratuits, qui ont permis le développement fulgurant des sites perso et des blogs []

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Le Grand Old Party a mis en ligne la semaine dernière son nouveau site web: plus moderne, plus léché, plus orienté communautés. Les membres peuvent s’informer, discuter, créer leur blog républicain, se constituer un réseau d’amis, faire des dons… Mais le plus important sont les fonctions permettant de coordonner en ligne les actions des militants sur le terrain. C’est ce qui avait fait l’efficacité du dispositif d’Obama pendant sa campagne, cette capacité à transformer en opérations de militantisme concret l’outil de communication qu’est Internet. Sans doute une différence avec la France, où les remous de l’Internet politique ont encore assez peu d’effets sur la vraie vie.

Au final donc, de la belle ouvrage que ce nouveau site, mais les temps changent et la Guerre Froide est bien révolue, car le site est entièrement rouge, ce qui aurait été inimaginable il y a 20 ans pour le parti de Reagan.

Et voici la vidéo de présentation :

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Il semble que l’outrance n’a pas de limite en politique, et c’est ce que les Américains nous démontrent depuis quelques semaines, en comparant Barack Obama à Adolf Hitler dans ses efforts pour établir une couverture maladie universelle.

Et l’on voit fleurir sur le web des extraits télévisés si incroyables qu’on se demande si tout cela n’est pas une gigantesque farce.

Regardez ces deux réunions municipales où deux sénateurs démocrates, Arlen Specter et Barney Frank, sont confrontés à des concitoyens qui osent tout (c’est à ça qu’on les reconnaît).

Evidemment, inutile de compter sur les responsables du Parti Républicain pour calmer le jeu et rétablir une élémentaire échelle de valeur. Au contraire, Sarah Palin enfonce le clou sur Facebook en publiant un pamphlet intitulé « Death Panel » : 8800 personnes « aiment ça ».

Du coup, face à cette insuppportable menace de restriction de leurs libertés fondamentales, quelques hurluberlus ont assisté aux meetings publics d’Obama avec des armes chargées (pistolet automatique, fusil d’assaut) afin de réaffirmer leur attachement à la Constitution. Rien d’illégal à cela car dans certains Etats, porter une arme en public est autorisé, tant qu’elle n’est pas dissimulée.

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Vous avez peut-être entendu jusque de côté-ci de l’Atlantique la petite polémique à propos d’une sortie du célèbre animateur de radio Rush Limbaugh, aux opinions bien conservatrices, qui compare les Démocrates au parti nazi (encore un qui devait sécher les cours d’histoire à l’école) et trouve même une troublante ressemblance entre le logo de la réforme Healthcare d’Obama et la croix gammée.

Un petit site-champignon de circonstance a surgi et s’amuse à comparer les ressemblances entre Hitler et Obama : tous les deux tenaient des meetings politiques, tous les deux avaient un chien, tous les deux buvaient de la bière…

obama hitler

D’ailleurs en ce moment, les rumeurs anti-Obama vont bon train sur Internet : avec une élection de retard, les conservateurs apprennent à se servir d’un ordinateur pour combattre le président (si possible en dessous de la ceinture), avec une efficacité qui se rapproche de plus en plus de celle du candidat démocrate pendant sa campagne.

Entre les posters du Joker, le mouvement des « birthers » qui contestent la naissance d’Obama sur le sol américain1, les vidéos anti-Healthcare et autres rumeurs selon laquelle la nouvelle couverture sociale conduirait à l’euthanasie des plus vieux, la Maison Blanche s’est dépêchée de mettre en ligne un site anti-rumeurs , avec un faux air de prospectus, tout de même : www.whitehouse.gov/realitycheck2.

L’état de grâce du président Obama semble maintenant être retombé, tout empêtré qu’il est dans sa réforme controversée du système de santé. La nouveauté, c’est que les conservateurs vont maintenant aussi le combattre sur un terrain dont il avait, sinon défini les règles, du moins coupé le ruban inaugural : l’arène du web politique. Les politiques français ont donc de bonnes chances d’apprendre encore de nouvelles techniques online made in USA d’ici la présidentielle 2012.

  1. ce qui a valu à Rush Limbaugh une autre saillie drôlatique: « Barack Obama a une chose en commun avec Dieu. Vous savez ce que c’est? Dieu non plus n’a pas de certificat de naissance » []
  2. rappelons l’existence du site de campagne très similaire FightTheSmears.com []

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La campagne d’Obama a lancé un mouvement de mode sur le web, sans doute profond et durable. Sa stratégie de campagne online et son exécution étaient si irréprochables qu’on peut s’attendre à voir tous les professionnels de la communication sur le web copier s’inspirer de ses méthodes. 

Aujourd’hui, la preuve en vidéo avec l’opération Paris pour la paix, dont l’objectif est de… faire un happening sympa sur le Champ de Mars pour les Parisiens. Voici la vidéo de promotion :

Observez bien le montage dynamique, moderne. Et maintenant, comparez avec la vidéo « Don’t vote« , lancée en octobre 2008 par un collectif de jeunes espoirs hollywoodiens encore méconnus, pour inciter les jeunes à voter pour Obama pour l’un des deux candidats à la présidentielle américaine.

Peut-être une légère source d’inspiration pour Paris pour la paix ?

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Comme le veut le protocole depuis 1924, le nouveau président américain a effectué sa traditionnelle hilarante prestation au Dîner des Correspondants hier soir à Washington. C’est drôle, en effet, mais il faut avoir un certain niveau en anglais et en politique américaine pour en saisir toutes les charmantes subtilités. Contre toute attente, l’audimat cartonne à plus de 700 000 visionnages en 24 heures…

Mais n’en déplaise à Canal+, même George W. Bush savait être désopilant, comme le prouve cette archive du dîner de 2006

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flickr maison blanche 150x150Les 100 premiers jours de l’administration Obama semblent prouver que les promesses d’un gouvernement plus numérique, utilisant de façon adéquate Internet pour se rapprocher des citoyens, n’étaient pas des paroles en l’air. Après la page Facebook, la chaîne Youtube et le compte Twitter, la Maison Blanche a ouvert il y a quelques jours un compte sur Flickr, pour y publier des photos de l’équipe présidentielle au turbin.

Eh bien cela vaut le détour, les photos sont superbes, on se croirait réellement assis dans le Bureau Ovale à côté de Joe Biden et d’Hillary Clinton. Le plus inattendu, c’est que les commentaires des internautes sont quasiment tous tournés vers la qualité des photos, et non vers des considérations politiques. Espérons en tous cas que cette galerie sera régulièrement alimentée.

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Alors que les Républicains, décidés à tirer des leçons de leur défaite, annoncent maintenant vouloir rattraper leur retard sur Internet « octet par octet », l’équipe du nouveau président ne s’endort pas pour autant sur les lauriers de sa victoire.

Barack Obama a en effet récolté un véritable trésor de guerre pendant sa campagne : il ne s’agit pas des 600 millions de dollars récoltés, mais des  13 millions d’adresses e-mails recueillies auprès des supporters à travers le pays. Le candidat l’avait promis : il gouvernerait comme il a fait campagne, en impliquant et en mobilisant le peuple dans ses décisons.

Et l’occasion n’a pas tardé : le plan de relance de l’économie de 3500 milliards de dollars est loin de faire l’unanimité au Congrès, et Obama a besoin du soutien d’un maximum de sénateurs. Le groupe Organizing For America, en charge de la gestion de cette mégabase d’emails, va donc lancer un vaste mouvement pour inviter les Américains à convaincre leurs sénateurs à soutenir le président dans son plan de relance. Comme au bon vieux temps de la campagne, les supporters pourront s’organiser en ligne pour passer un coup de fil afin de prêcher la bonne parole, non plus auprès de leurs voisins, mais auprès de leurs représentants élus. C’est ce qu’on appelle une campagne   »grassroot », du lobbying par la base.

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La victoire de BSDLa très démocrate agence Blue State Digital (BSD), responsable de la brillante campagne du candidat Obama sur le net ($6 millions de dons), continue son travail, riche en e-innovations ; c’est l’avènement de la « clicocratie ».

L’une d’elle est le projet USAService.org qui encourage les citoyens américains à s’engager dans des actions sociales dans leur voisinage. D’autres projets d’envergures nationales sont gérés par l’agence dans le but de coordonner la politique de leur Président (et patron) et ainsi de conserver un lien « privilégié » (e-mail, infos perso…) avec les citoyens américains.

Ainsi, BSD prouve à nouveau que le web offre des opportunités géniales pour les politiques mais qu’en est-il dans la classe politique française ? Le constat est moins lumineux : design des sites dépassé, newsletters pas ou peu adaptées, vidéos proches du chaos audiovisuel, contenu éditorial « libre » donc absent. Bref, BSD nous donne une bonne leçon de discipline et de réalisme.

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Les Républicains ont été défaits par le tsunami Obama, mais ils pourraient bien ne pas être lents à tirer les leçons de leur défaite, et à relancer la dynamique du parti.

Deux vidéos étonnantes (surtout la première) montrent que les conservateurs n’ont pas l’intention de se laisser voler le « monopole du cool ».

La première est une publicité de chrétiens opposés à l’avortement, qui utilise admirablement bien l’enthousiasme populaire pour Obama, avec une chute tout à fait inattendue.

 

La seconde est un clip destiné aux militants du parti Républicain, que l’équipe de campagne d’Obama aurait pu faire elle-même : des visages de jeunes et de vieux, des Américains « issus de la diversité », un montage moderne… les conservateurs veulent reconstruire leur parti, et en 2012 ils n’ont pas l’intention d’avoir encore un clic de retard sur les Démocrates.

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Tout au long de la course à la Maison-Blanche, la comète Obama a trainé dans son sillage une multitude d’innovations et d’utilisations intelligentes du web, réalisant ainsi la première campagne présidentielle où Internet avait un rôle central. 

Pourtant, lors de son élection en novembre, on s’est interrogé sur la suite des événements : le « nouveau-locataire-de-la-Maison-Blanche » continuera-t-il à utiliser le formidable potentiel du web pendant ses quatre années de gouvernement ? Des candidats qui prônent la Rupture (technologique ou autre) et qui oublient tout dès qu’ils mettent les pieds dans leurs nouveaux bureaux, ça s’est déjà vu.

Heureusement, Barack Obama donne des signes clairs sur son intention d’utiliser concrètement Internet pour rapprocher son administration des citoyens durant son mandat. Et de ce point de vue, son investiture cette semaine a confirmé que les Américains entraient dans l’ère du premier e-Président.

  • Mardi à 12h01, au moment où le nouveau président prononçait les premiers mots de son serment, le site de la Maison-Blanche changeait de propriétaire et révélait son nouveau visage, conçu pour plus de communication, de transparence et de participation. L’identité graphique est réussie mais assez classique, et l’essentiel du contenu est lui aussi assez traditionnel pour le moment. Une nouvelle rubrique est intéressante : la briefing-room, qui intègre des comptes-rendus sous forme de texte, photos, vidéos, et d’un blog, mais utilisé de façon assez peu participative finalement, car il s’agira essentiellement de billets solennels, et les commentaires seront fermés. Enfin, l’internaute peut s’abonner au flux RSS où à la newsletter quotidienne.
  • Une chaîne Youtube de la Maison-Blanche a été créée, pour diffuser à travers le web les vidéos présidentielles. Celle du discours d’investiture a été vue plus de 2,8 millions de fois, mais ce n’est rien par rapport à l’événement CNN/Facebook.
  • Justement, la diffusion en direct de l’événément simultanément sur Facebook et CNN.com, avec la possibilité de commenter la vidéo du discours d’investiture via son profil Facebook, a connu un incroyable succès : plus de 27 millions de personnes ont regardé la vidéo sur CNN.com mardi, dont 7,7 millions en direct, tandis que les statuts Facebook commentaient l’événement à raison de 4000 mises à jour par minutes, avec un pic à 8500 par minute au moment du direct.
  • Reste à savoir comment le candidat élu va utiliser la puissance du réseau de millions de citoyens online qu’il a construit durant sa campagne pour mieux gouverner. Pour l’instant, on s’interroge

Tel un aimant, Obama attire les innovations Internet, et des effets secondaires ont pu être ressentis jusqu’en France : Ségolène Royal a quasiment live-bloggé l’événement en direct de Washington, livrant ses impressions dans cinq Lettres d’Amériques, envoyées par e-mail aux militants et retranscrites sur Desirsdavenir.org. Morceau choisi de notre vaillante reporteuse, partie sans même l’assurance d’obtenir une invitation pour la cérémonie :  

Depuis ce café très proche des cérémonies, je vous envoie cette lettre. Dès cinq heures du matin dans un froid glacial, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants de tous âges, de toutes les couleurs et de toutes conditions – ce que Barack Obama a appelé le « patchwork of our heritage » – ont convergé vers le Mall pour vivre ce moment historique.

 

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xavier bertrand 150x150Le nouveau numéro un de l’UMP, Xavier Bertrand, commence à battre le rappel des troupes pour remettre le parti en ordre de bataille en vue des élections européennes de 2009 et régionales de 2010. En particulier, l’objectif est de recruter de nombreux nouveaux adhérents, pour grossir les rangs face à un PS qui risque de devenir plus combattif avec Martine Aubry à sa tête.

 

Mais la campagne de Barack Obama est passée par là, et l’UMP compte bien en tirer des enseignement, ainsi que le révèle le magazine Challenges du 11 décembre :

« C’est très difficile d’augmenter le nombre de militants à l’ancienne, bénévoles, confie un dirigeant de l’UMP. En revanche, il faut faire participer davantage de gens grâce à Internet.«  Depuis quelques mois, sous la houlette de Xavier Bertrand, une task force de communicants [...] travaille à une profonde refonte du site de l’UMP. S’inspirant de ce qu’a fait Barack Obama. L’appel d’offres a déjà été lancé.

De fait, cette volonté de mieux exploiter Internet pour recruter avait déjà été abordée à l’université d’été de l’UMP, début septembre. On a aussi appris de la plume de Christophe Ginisty que le MoDem musclait sa stratégie online. On n’attend donc plus que le PS.

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britney spears 150x150On croyait que l’élection présidentielle américaine avait subjugué les Américains au point de leur faire oublier toute le reste. Eh bien non : Britney Spears reste la première préoccupation des internautes.

C’est ce que révèle le classement 2008 des requêtes sur le moteur de recherche de Yahoo! :

 

  1. Britney Spears
  2. World Wrestling Entertainment
  3. Barack Obama
  4. Miley Cyrus
  5. RuneScape
  6. Jessica Alba
  7. Naruto
  8. Lindsay Lohan
  9. Angelina Jolie
  10. American Idol

On ne connaît pas les volumes en valeur absolue, mais ces requêtes se comptent en milliards. Le classement serait encore plus intéressant sur Google1, mais sachez qu’aux Etats-Unis, Yahoo! possède encore 20% de part de marché (contre 3% en France) ce qui reste donc assez représentatif.

Obama a donc beau être l’homme de l’année, Britney reste la personnalité préférée des internautes, se trémoussant à la 1ère place du podium pour la 7ème fois ces huit dernières années. Et mis à part Obama, toutes les autres requêtes de ce Top 10 sont du domaine du divertissement. Le web politique a fait parler de lui cette année, certes, mais il reste bien loin derrière le web de l’entertainment…

  1. Google publie aussi un classement, mais il s’agit des requêtes populaires ayant eu la plus forte progression, ce qui ne donne pas la même chose []

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Mise à jour du 03/12 : le gagnant est… Greenpeace, qui révèle être à l’origine de cette opération de marketing viral assez réussie, bien que relativement courte : voir leur commentaire ci-dessous.

Vous avez peut-être aperçu à Paris des affiches de Nicolas Sarkozy dessiné à la façon Obama, reprenant le slogan « Yes We Can ». On ne sait pas encore qui se cache derrière ces affiches. Mais il se confirme qu’il s’agit d’une opération de buzz, car IlovePolitics vient de recevoir, eu égard à son statut de blog influent, une nouvelle vidéo dont le but est manifestement de faire monter la sauce.

Associés à cette vidéo, un compte Flickr, une page Facebook et surtout un blog complètent le dispositif. Et c’est là qu’on constate que l’opération est plus subtile que d’habitude : il s’agit d’un buzz double effet.

Car les billets postés aujourd’hui sur le blog, si on les lit au premier degré, sont censés désamorcer le buzz :

[...] sachez que nous ne sommes que d’inoffensifs étudiants écolos et de droite (eh oui c’est pas interdit).
Tout d’abord, nous devons vous avouer que nous sommes assez surpris du buzz que nous avons créé bien malgré nous.
[Nicolas Sarkozy] est nain d’origine hongroise. 

Mais non : des étudiants de droite qui traitent Sarkozy de nain hongrois, ça n’existe pas, même dans vos rêves les plus fous.

De surcroît, lesdits « étudiants » se plaignent que leur compte Flickr a été piraté, et que cette photo a été ajoutée dans la galerie à leur insu : 
sarkobama

Deux factions qui revendiquent l’origine de Sarkobama ? Encore une enquête pour l’inspecteur Clouzot !

Bref, ce faux blog ne fait qu’épaissir le mystère de cette opération virale de nouvelle génération, qui connaît déjà un beau succès vu le nombre de sites qui reprennent l’info. Il ne reste plus qu’à patienter pour savoir le nom de l’annonceur ou du parti politique qui se cache derrière. Généralement, les phases de teasing n’excèdent pas 10 ou 15 jours, nous devrions donc avoir la réponse la semaine prochaine…

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obama biden1 150x150Après un an et demi d’une campagne Obama en ligne où l’accumulation des millions (de dollars, de supporters, d’e-mails…) semblait chaque mois atteindre de nouveaux records, il était grand temps de faire un récapitulatif pour y voir plus clair.

Le Washington Post a eu la bonne idée de s’y coller ; le résultat laisse rêveur. Laissons parler les chiffres :

  • Plus de 500 millions de dollars ont été levés grâce à Internet, ce qui représente la plus grande partie des 600 millions de dollars récoltés au total
  • Ce montant a été atteint grâce à 3 millions de donateurs, qui ont effectué 6,5 millions de donations
  • Plus de 90% des donations étaient inférieures à 100$, la moyenne étant de 77$
  • 2 millions de profils ont été créés sur mybarackobama.com, écrivant 400 000 articles de blogs, créant 35 000 groupes de supporters et planifiant 200 000 événements offline
  • A cela viennent s’ajouter 5 millions de supporters sur les réseaux sociaux tels que MySpace et Facebook
  • 13 millions d’adresses e-mail ont été collectées, qui ont permis d’envoyer plus de 1 milliard de mails avec 7000 messages différents
  • 1 million de personnes ont donné leur numéro de portable pour s’abonner aux alertes SMS

Ces chiffres illustrent bien les deux grandes forces d’Internet dans cette campagne : la capacité à lever des fonds, et la possibilité de tisser un lien étroit avec des réseaux de supporters actifs sur le terrain. Aujourd’hui, l’argent de la campagne a été dépensé, mais il reste au nouveau président un autre trésor : son immense base de contacts. Placée entre les mains d’experts du marketing direct, elle sera un atout considérable pour une communication gouvernementable plus ciblée, plus personnalisée et plus proche des citoyens.

D’ailleurs, les candidats se bousculent au portillon, puisque plus de 200 000 candidatures ont été envoyées via le site Change.gov pour faire partie de la nouvelle équipe gouvernementale.

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