Le MoDem est au creux de la vague. Après des élections municipales catastrophiques, une défection des militants et des cadres qui n’en finit plus (la dernière en date, celle du sénateur Jean Arthuis, est un nouveau coup dur) et une voix devenue inaudible dans le paysage politique français, François Bayrou semble avoir devant lui une longue traversée du désert avant d’espérer pouvoir (re)construire son jeune parti et renouer avec le succès qu’il avait presque caressé lors des présidentielles 2007. Le MoDem est un parti qui se veut moderne, rejetant avec force la politique à l’ancienne et le vieux clivage droite-gauche.

Dans la communication d’un parti moderne, Internet doit occuper une position privilégiée. Les Américains montrent l’exemple, et dans cinq ans on s’inspirera de la campagne d’Obama. C’est pour cela que François Bayrou vient de nommer Christophe Ginisty, vieux briscard de la communication online et nouveau conseiller municipal à Issy-les-Moulineaux, à la tête d’un groupe de travail chargé de “piloter la stratégie Internet du Mouvement Démocrate en collaboration avec les équipes existantes“.

Incorrigible serial-entrepreneur, blogueur depuis presque quatre ans, Ginisty aligne un CV assez dense. Jugez plutôt : dès 1988 il fonde l’agence de RP Rumeur Publique, qui deviendra avec le temps spécialisée dans les technologies de l’information; en 1999 il crée Memo Technique, une agence de rédaction également spécialisée dans l’IT; puis il enchaîne sur Pianeta Comunicazione, agence de Relations Publiques (décidément !) en Italie. C’est à partir de 2005 qu’il se fait une notoriété avec Pointblog : s’associant avec rejoignant Cyril Fiévet, il lance le premier e-magazine dédié à la blogosphère, ainsi qu’une version papier, Netizen. Mais l’aventure prendra prématurément fin un an et demi plus tard, suite à une lamentable affaire résumée ici et , laissant Gilles Klein continuer seul (cf son commentaire plus bas).

Depuis novembre 2004, Christophe Ginisty blogue quotidiennement sur ses sujets de prédilection : le numérique, le business, la politique. Quelques jours après son premier billet, il s’exerçait déjà au rôle de conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, lui prédisant une défaite certaine en 2007 :

Et ce n’est pas le simulacre “d’adieux à la scène” organisé par TF1 pour Sarko le 24 novembre prochain qui va changer la donne.. Je vous parie tout ce que vous voulez que cette émission sonnera le début d’une longue traversée du désert…
Sarkozy sera peut-être Président de la République… mais pas en 2007. Pour cela, il a besoin de meilleurs conseils en communication.

Avec son expérience, il figure aujourd’hui parmi les blogueurs les plus influents de la sphère politique, classé dans le Top 10 de Wikio. Si Loïc Le Meur est le pape de la blogosphère française, Christophe Ginisty est l’un de ses cardinaux. Enfin n’allez pas lui répéter, car les deux hommes ne semblent guère s’apprécier. Dès 2005, ils s’échangeaient des amabilités par électrons interposés, leurs lecteurs en guise de témoins. Suite à un portrait peu flatteur dans lequel le taquin prophétisait la mort médiatique imminente de Mr Blog (manifestement une vieille habitude), ledit pape rit jaune de cette “consultation en communication gratuite très instructive et rajeunissante“, quoique non sollicitée, ce qui lui valut une deuxième consultation pour le même prix. On sait s’amuser, dans la blogosphère.

Pourtant, Christophe Ginisty sait aussi être sérieux quand il le faut, et son intérêt pour la chose politique l’a poussé progressivement à exprimer ses positions, résolument centristes. Déformation professionnelle oblige, il se focalise souvent sur la politique et le monde numérique, ce dont je ne peux le blâmer. Ainsi, dans une interview de mars 2006 :

T: Les blogs et la politique…On voit fleurir ici et là des initiatives (très intéressantes) concernant cette problématique. Pour vous les blogs auront-ils un impact en 2007? Quel parti optimise cet outil à l’heure actuelle?

CG : Je fais un pari. Celui qui consiste à affirmer que, comme ce fut le cas précédemment avec la radio et plus tard pour la télévision, Internet est un grand média qui va faire émerger une nouvelle “race” d’homme politique. La radio fut le média de gens comme De Gaulle, Mendes France, Truman aux USA. La télé permis de redistribuer les rôles en faisant émerger des Mittérand ou encore des Kennedy. Je suis intimement persuadé que nous n’avons pas encore idée des leaders qui vont émerger de l’Internet. Je pense également que les blogs politiques vont [enfin] permettre de briser le traditionnel clivage droite/gauche de notre pays et faire voler en éclat cette bipolarité excessive et artificielle qui n’est le fait que de nos élites.

On perçoit déjà son attirance pour le MoDem. Forcément, un passionné d’Internet comme lui. En novembre 2007, son engagement se concrétise lorsqu’il est intronisé par François Bayrou pour conduire une liste aux municipales d’Issy-les-Moulineaux. Liste battue, mais sa première campagne sera riche en émotions et en enseignements, et lui ouvrira tout de même les portes du conseil municipal. Un bel exemple de blogueur engagé qui transforme l’essai dans la “vraie” vie politique, à l’instar d’un autre Christophe, Grébert celui-là.
Et voilà aujourd’hui son implication ouvertement reconnue et récompensée par Bayrou, qui fait confiance à son expérience pour conduire un groupe de travail sur la stratégie Internet du parti. Pour l’instant, on n’en sait pas plus, mais Christophe Ginisty ne manquera pas de nous parler plus en détails de ce dossier.

L’institut de sondages IFOP vient de publier un bilan de la campagne web des élections municipales de mars 2008. Effectuée sur un échantillon représentatif de 1015 personnes, cette étude fournit 7 indicateurs permettant d’évaluer la mobilisation des internautes français pendant cette période électorale.

L’IFOP en conclut avec assurance que malgré une abstention record dans les urnes, qui est une preuve incontestable du manque d’enthousiasme des citoyens pour ces municipales 2008, les internautes, eux, ont éprouvé le même intérêt pour ces élections que pour la présidentielle de 2007.
Ce résultat étonnant va à l’encontre du ressenti de nombreux blogueurs politiques, dont je m’étais moi-même fait l’écho (cf article Pourquoi la campagne des municipales a été molle sur le web).

Regardons les chiffres de l’IFOP qui amènent à cette conclusion :

  • 43% des internautes ont recherché au cours de la campagne des informations sur l’actualité politique, contre 44% en 2007
  • 21% ont visité le site Internet d’un candidat contre 25% en 2007, soit une baisse de 4 points seulement, et 16% ont visité un blog politique, contre 18% en 2007
  • 19% ont visionné au moins une vidéo politique en ligne, ce qui est stable par rapport à la présidentielle 2007
  • 10% (-1 point) des internautes ont téléchargé des argumentaires ou des textes politiques et une proportion comparable (13%, +1 point) a recommandé des sites politiques à son entourage
  • 15% des internautes interrogés ont transféré par email en cours de campagne des informations sur les municipales à des proches, contre 14% lors de la présidentielle.

Ces indices globaux sont en effet en très légère baisse par rapport à l’élection présidentielle de 2007, qui avait suscité un enthousiasme sans précédent sur le web français. De plus, le nombre d’internautes progressant régulièrement (30,3 millions en mai 2007 contre 31,6 millions en janvier 2008, soit une hausse de 4%, source Médiamétrie), il y a une quasi stabilité en valeurs absolues sur ces indicateurs.

L’IFOP précise néanmoins que ces résultats masquent de fortes évolutions en fonction des populations :

  • La recherche d’informations politiques en ligne plonge de 16 points parmi les jeunes adultes (28% contre 44% en avril 2007), de 20 points parmi les professions intermédiaires (22% contre 42% en 2007) et de 17 points parmi les cadres et professions libérales (50% contre 67%). A l’inverse, elle progresse fortement auprès des personnes âgées de plus de 50 ans, en particulier lorsqu’elles sont à la retraite (69% ont recherché des informations politiques en ligne contre 49% lors de la présidentielle)
  • La visite de sites de candidats chute de 18 points chez internautes âgés de moins de 35 ans, alors qu’elle progresse de 20 points chez ceux
    âgés de 50 à 64 ans. Enfin, seuls 6% des ouvriers connectés sur Internet ont visité un site de candidats contre 26% en 2007.

Selon l’organisme de sondages, on retrouve ainsi les mêmes clivages socio-démographiques dans les urnes que sur Internet pour cette élection.

Alors, comment expliquer le décalage entre la perception de la majorité des blogueurs et médias en ligne d’une forte baisse d’implication des internautes pour le scrutin de mars 2008, et les résultats de cette enquête, qui indiquent une stabilité globale de la fréquentation des sites politiques en comparaison avec la présidentielle de 2007 ?

A mon sens, cette étude manque de profondeur, car elle ne mesure que la fréquentation des sites, et oublie de prendre en compte un élément majeur du web actuel : la participation des internautes. En effet, aucun indicateur de l’enquête ne mesure si les internautes ont laissé des commentaires sur des sites et des blogs (de candidats, d’information, ou de particuliers), s’ils ont contribué à des débats sur des forums, s’ils se sont inscrits à des sites de partis politiques, etc.
Pourtant, la plupart des sites concernés par les municipales avaient mis en place des dispositifs participatifs à la sauce Web 2.0, mais qui n’ont pas eu le succès escompté. En revanche, beaucoup de sites ont incontestablement enregistré une forte hausse de leurs audiences.

Il me semble donc que les acteurs du web politique et l’IFOP ne parlent pas de la même chose : les premiers constatent une faible participation aux débats en ligne, le second répond que la fréquentation a été à la hauteur de 2007. D’où la différence de perception. Intuitivement, on peut d’ailleurs penser que la désaffection des jeunes au profit des plus de 50 ans explique en partie cette chute de la participation, les plus âgés étant moins habitués à utiliser les outils d’expression du web.

Quoi qu’il en soit, ces résultats montrent que, même lors d’une élection peu suivie, l’emploi du web se banalise en politique, auprès de tous les acteurs (partis politiques, sites d’informations et blogs “citoyens”) et auprès de toutes les tranches d’âge d’internautes, y compris les seniors. Ce blog ne risque donc pas de manquer de matière dans les prochaines années ;-)

Une semaine après le 2ème tour des municipales, les perdants ont séché leurs larmes, les plus de 5% se sont assis sur leur siège tout neuf, et les élus ont revêtu leur belle écharpe tricolore. Mais une fois le fracas de la campagne passé, les tracts jetés au pilon et les militants repartis, que deviennent les sites et les blogs des candidats, qui étaient jusqu’au 16 mars la preuve affichée de leur modernité et de leur volonté de communiquer directement avec les citoyens ? Zoom sur quelques cas.

A Paris, le “vlog” de Bertrand Delanoë a été à peine mis à jour depuis dimanche dernier : le verbatim de son discours de réélection a été copié-collé, ainsi que la liste des adjoints à la mairie. C’est tout.
Mais c’est toujours mieux que pour ses deux principales adversaires. Chez Françoise de Panafieu, la vie s’est arrêtée après sa déclaration du 1er tour : ni merci ni au revoir, le site n’a pas reçu la moindre mise à jour. Marielle de Sarnez (MoDem) a elle aussi posé un lapin à ses militants : malgré un “nous nous retrouvons lundi” posté l’avant-veille du deuxième tour, personne n’est revenu. On note avec un sourire que le dernier billet indique “qu’aucun nouvel article ou nouveau commentaire ne sera publié à partir de vendredi 14 mars minuit” alors qu’il est daté du 15 mars.

En revanche, Jean-Marc Restoux, le candidat SDF du 6ème arrondissement, passé la déception du 1er tour, fait un bilan de campagne en vidéo dans lequel il annonce sa volonté de poursuivre l’aventure.
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Les principaux journaux d’information en ligne viennent de communiquer leurs résultats d’audience pour la période des municipales. Le constat est clair : le gain d’audience a été considérable.

Un trio de tête se dégage nettement des autres sites d’informations :
- Lemonde.fr : 1,6 million de visites le dimanche 9 mars (1er tour) soit 52% de visites supplémentaires par rapport à un dimanche normal;
- Le Figaro : 1,3 million de visites soit 65% de plus;
- Le Parisien : 637 000 visites soit 377% de plus que la normale.

Les sites de PQR (Presse Quotidienne Régionale) ont annoncé une augmentation globale de 144% de leur audience, mais le Parisien.fr représente à lui seul 35% des visites, ce qui tempère ces bons résultats. Il faut dire que le quotidien a bien tiré son épingle du jeu en se faisant une notoriété sur l’affaire du “Casse-toi pauvre con“.
Par ailleurs, Libération.fr figure en 4ème position (464 000 visites) du premier tour, et le Nouvel Obs enregistre une hausse un peu décevante (+33%).

Les chiffres détaillés sont disponibles sur le site de l’OJD pour le 1er tour et le 2ème tour.

Les volumes de fréquentation des grands sites d’information deviennent si importants qu’ils sont maintenant comparables aux audience de la radio et de la télévision, tout en étant complémentaires. Internet est en effet très utilisé pour consulter en direct les résultats de localités précises, tandis que les médias traditionnels conservent leur légitimité sur l’explication et l’analyse politique. Il est en revanche dommage d’observer encore des lenteurs de connexion sur la plupart des sites le soir et le lendemain des deux tours.
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Jean-Marc Morandini a mis en ligne sur son blog une séquence d’un reportage de Canal+, “Le Paris en or de Bertrand Delanoë” de Vanessa Schneider, diffusé jeudi 20 mars dans “Jeudi Investigation”. Une séquence particulièrement forte et rare montre la candidate UMP à Paris fondre en larmes entre les deux tours des municipales. La vie politique est rude, et même les années d’expérience ne peuvent constituer un blindage à toute épreuve.

La petite ville de Saint-Egrève, dans l’agglomération de Grenoble, a retransmis en direct sur Monsaintegreve.fr le premier conseil municipal de la nouvelle équipe 2008-2014, qui s’est tenu hier soir.
La séance a été commentée en direct tout au long de la soirée et filmée en intégralité (la vidéo est malheureusement de piètre qualité). La maire sortante Catherine Kamowski a été réélue pour un nouveau mandat.

Cette initiative qui vient d’une commune de petite taille est à signaler pour sa rareté. D’autres municipalités se prêtent néanmoins à cette exercice de démocratie en direct comme les villes de Saint-Denis et Limeil-Brévannes.

Dimanche soir après les résultats du 1er tour, l’ambiance était chaude à Neuilly-sur-Seine entre les partisans de Jean-Christophe Fromantin, ex-dissident devenu candidat UMP officiel, et les supporters d’Arnaud Teullé, devenu un rebelle dissident après que David Martinon ait été désavoué par les Sarkozy père et fils. Bref, on s’est invectivé avec véhémence dans l’enceinte de la mairie, certains chenapans allant jusqu’à lancer “Honte à Neuilly” sous l’oeil terrorisé des caméras. La scène a inspiré nonolimit - un musicien pas inconnu au bataillon sur LePost - pour un remix façon électro, qu’on risque d’entendre bientôt dans les boîtes neuilléennes.

Edit du 23 mars :
La vidéo a été retirée de Dailymotion suite à la plainte d’une militante qui apparaît sur ces images. Voir l’article de Guy Birenbaum sur LePost.

Souvenez-vous, je vous avais présenté plusieurs candidats atypiques lors de la campagne, dont trois lors de cette interview. Que sont-ils devenus après le premier tour dimanche dernier ?

Christophe Grébert est celui qui tire le mieux son épingle du jeu. Candidat à Puteaux, l’ex-blogueur et ex-sympathisant PS a réuni 4130 voix, soit 22% des suffrages. Il y aura donc un second tour pour la première fois depuis 40 ans dans la ville, où se disputeront la maire sortante Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ultra-favorite avec 48,90%, la liste conduite par Grébert, et la liste du PS, arrivée troisième mais qui refuse de passer une alliance.
La soirée de dimanche a été mouvementée pour Christophe Grébert, qui a reçu un coup des vigiles de la mairie alors qu’il voulait monter sur l’estrade pour prendre la parole. Dans tous les cas, il est certain d’obtenir des sièges au conseil municipal, ce qui est déjà un succès pour lui.
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Rue89 publie un tour d’horizon de la campagne online des municipales 2008. En comparaison avec la présidentielle 2007 qui avait marqué l’avènement du web dans le paysage politique français, la campagne sur Internet pour ce scrutin municipal semble avoir beaucoup moins mobilisé les Français.

Ce ne sont pourtant ni les blogs et sites locaux, ni les outils de communication mis en oeuvre par les partis, ni la couverture de la presse en ligne qui ont fait défaut. L’expérience accumulée par les différents acteurs du web lors de la dernière présidentielle a permis d’intégrer Internet au coeur de la communication politique et de la campagne des municipales. Seulement, les internautes n’ont pas été au rendez-vous comme on aurait pu l’espérer.

Il me semble que la tiédeur de cette Netcampagne s’explique par quatre principaux éléments:

  • Par nature, la baisse de l’audience des sites est liée au fait qu’il y a 36 000 enjeux locaux, et non pas une compétition nationale comme lors des élections présidentielles et législatives. La proportion des internautes qui contribuent à un site ou un blog est restreinte (de 5% à 0,1% selon la typologie du site), un débat municipal possède donc un potentiel de participants bien plus atomisé que pour une élection de niveau national.
  • L’engouement des Français pour ce scrutin a été bien moins important que pour le match Sarkozy/Royal en 2007, qui avait suscité un enthousiasme rarement vu. De manière générale, cette campagne des municipales a éveillé peu d’ardeur en France, cela s’est donc logiquement répercuté sur le web.
  • Les municipales sont le rendez-vous politique le plus proche des préoccupations des Français, qui veulent être concrètement au contact des élus de leur ville. Le web sert à abolir les distances, ce qui est utile à une échelle nationale, mais pour les municipales, les citoyens préfèrent sans doute voir et parler aux candidats dans des réunions ou sur la place du marché, plutôt que de débattre via un site web.
  • Techniquement, les équipes politiques locales sont moins bien formées au web que les partis nationaux. Ceci peut expliquer en partie une certaine maladresse dans la gestion des outils Internet, telle qu’une modération trop restrictive des commentaires ou des forums.

Qu’en pensez-vous ?

ipol michaelskiLe site d’informations politique iPol, en partenariat avec Libération, organise aujourd’hui une soirée électorale pour le 1er tour des municipales réunissant la crème de la blogosphère politique française, pour commenter et bloguer en direct les résultats des élections dans les villes françaises. L’événement aura lieu dans la salle numérique parisienne La Cantine à partir de 19 heures, mais les blogueurs provinciaux pourront aussi y participer en envoyant leurs contributions à la rédaction d’iPol durant toute la soirée.
Un groupe Facebook a été créé pour s’inscrire et obtenir plus d’informations.

Voici l’adresse du site de l’événement : http://municipales2008.blogs.liberation.fr/

Voici une sélection des vidéos politiques françaises qui buzzent sur le Net cette semaine.

“Casse-toi pauvre con”, le clip. En fait il y a en deux. Le premier est signé nikkomouk, bien réalisé, avec un petit rappel des “codes sarkozystes” habituels : kärcher, moutons égorgés, France qui se lève tôt, etc.


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karoutchiRoger Kartouchi, président du groupe UMP au conseil régional d’Île-de-France, propose d’envoyer par SMS à tous les franciliens d’une ville de plus de 10 000 habitants le nom de leur maire élu le soir du 9 ou 16 mars. Le service est gratuit et l’inscription s’effectue en un clic sur le site ile2france.info. Trop sympa pour être désintéressé, allez-vous aussitôt penser ? Eh bien vous avez raison : en vous inscrivant, vous acceptez aussi de recevoir ultérieurement sur votre portable des SMS envoyés par l’UMP.

Comme le signale Gilles Klein, Lemonde.fr rappelle à son réseau de blogueurs que la loi en vigueur en France interdit de communiquer les résultats des élections avant 20h le jour du scrutin, même sous la forme d’un lien vers un site étranger qui donnerait ces informations avant l’heure.
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La plateforme Blogbang a réuni lors d’une interview trois blogueurs renommés de la blogosphère politique française devenus candidats aux élections municipales : Christophe Grébert pour Puteaux, Christophe Ginisty pour Issy-les-Moulineaux et Pierre Valet pour le 14e arrondissement de Paris.
L’occasion pour eux de parler de leurs motivations et de raconter les événements - différents pour chacun - qui les ont incité à ouvrir un blog puis à s’engager sur le terrain, dans la “vraie” politique au sein de leur ville. Ces trois personnalités sont vraiment un cas d’école pour le laboratoire de l’e-démocratie, et nous suivrons avec attention leurs résultats aux élections.

Voir la vidéo

Sur les prospectus et sur le site de campagne de Françoise de Panafieu, actuelle maire du 17ème arrondissement de Paris et candidate pour un nouveau mandat, s’affiche une grande photo des 39 colistiers de la “Liste de l’Union pour un Paris Gagnant dans le 17ème”, posant tout sourires devant la mairie de l’arrondissement.

Mais à regarder de plus près sur le prospectus (sur le site, la photo est un peu trop petite), il s’avère que l’équipe ne devait pas être au complet ce jour là car on voit nettement que les têtes de Christine Dumas, n°3 et Sénatrice de Paris, et de M’Backe Sow, n°36 et artiste-musicien-naturopathe de son état, ont été ajoutées sur cette photo avec un logiciel de retouches d’images. La manipulation n’a pas du être effectuée par un graphiste professionnel.
On savait que Françoise de Panafieu avait des difficultés à fédérer des électeurs, mais apparemment elle a aussi du mal à rassembler toute son équipe…

panafieu liste paris

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