avr
8
Le PaRaDem, nouveau parti d’extrême centre
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“Ensemble, faute de mieux”. C’est ainsi qu’est rédigée la devise du tout jeune Parti Radical-Démocrate, mieux connu sous le diminutif de PaRaDem, qui se positionne “ni à gauche, ni à droite, ni ici, ni là. Ailleurs, nulle part et donc partout”. Fondé il y a une semaine par un authentique militant MoDem quelque peu désabusé, Jérôme Charré, ce faux parti (vous l’aurez compris) caricature l’idée de grand rassemblement défendue par François Bayrou contre vents et marées.
Déjà, des organigrammes, règlements intérieurs et statuts farfelus ont été rédigés. Aujourd’hui a justement été annoncée la création de la Fédération Internet du PaRaDem, dont les trois premiers points de la charte sont ainsi libellés :
1) Il est créé une Fédération Internet du PaRaDem.
2) Il est créé un Conseil Stratégique de la Fédération Internet du PaRaDem.
3) Les membres du Conseil Stratégique seront nommés démocratiquement par les plus hautes instances du PaRaDem sur proposition des plus hautes instances du PaRaDem.
Le blog officiel recèle de nombreuses autres pépites. Et comme il se doit, un groupe Facebook a vu le jour, qui compte actuellement une centaine de membres.
avr
7
Christophe Ginisty : un blogueur chargé de la stratégie Internet du MoDem
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Le MoDem est au creux de la vague. Après des élections municipales catastrophiques, une défection des militants et des cadres qui n’en finit plus (la dernière en date, celle du sénateur Jean Arthuis, est un nouveau coup dur) et une voix devenue inaudible dans le paysage politique français, François Bayrou semble avoir devant lui une longue traversée du désert avant d’espérer pouvoir (re)construire son jeune parti et renouer avec le succès qu’il avait presque caressé lors des présidentielles 2007. Le MoDem est un parti qui se veut moderne, rejetant avec force la politique à l’ancienne et le vieux clivage droite-gauche.
Dans la communication d’un parti moderne, Internet doit occuper une position privilégiée. Les Américains montrent l’exemple, et dans cinq ans on s’inspirera de la campagne d’Obama. C’est pour cela que François Bayrou vient de nommer Christophe Ginisty, vieux briscard de la communication online et nouveau conseiller municipal à Issy-les-Moulineaux, à la tête d’un groupe de travail chargé de “piloter la stratégie Internet du Mouvement Démocrate en collaboration avec les équipes existantes“.
Incorrigible serial-entrepreneur, blogueur depuis presque quatre ans, Ginisty aligne un CV assez dense. Jugez plutôt : dès 1988 il fonde l’agence de RP Rumeur Publique, qui deviendra avec le temps spécialisée dans les technologies de l’information; en 1999 il crée Memo Technique, une agence de rédaction également spécialisée dans l’IT; puis il enchaîne sur Pianeta Comunicazione, agence de Relations Publiques (décidément !) en Italie. C’est à partir de 2005 qu’il se fait une notoriété avec Pointblog : s’associant avec rejoignant Cyril Fiévet, il lance le premier e-magazine dédié à la blogosphère, ainsi qu’une version papier, Netizen. Mais l’aventure prendra prématurément fin un an et demi plus tard, suite à une lamentable affaire résumée ici et là, laissant Gilles Klein continuer seul (cf son commentaire plus bas).
Depuis novembre 2004, Christophe Ginisty blogue quotidiennement sur ses sujets de prédilection : le numérique, le business, la politique. Quelques jours après son premier billet, il s’exerçait déjà au rôle de conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, lui prédisant une défaite certaine en 2007 :
Et ce n’est pas le simulacre “d’adieux à la scène” organisé par TF1 pour Sarko le 24 novembre prochain qui va changer la donne.. Je vous parie tout ce que vous voulez que cette émission sonnera le début d’une longue traversée du désert…
Sarkozy sera peut-être Président de la République… mais pas en 2007. Pour cela, il a besoin de meilleurs conseils en communication.
Avec son expérience, il figure aujourd’hui parmi les blogueurs les plus influents de la sphère politique, classé dans le Top 10 de Wikio. Si Loïc Le Meur est le pape de la blogosphère française, Christophe Ginisty est l’un de ses cardinaux. Enfin n’allez pas lui répéter, car les deux hommes ne semblent guère s’apprécier. Dès 2005, ils s’échangeaient des amabilités par électrons interposés, leurs lecteurs en guise de témoins. Suite à un portrait peu flatteur dans lequel le taquin prophétisait la mort médiatique imminente de Mr Blog (manifestement une vieille habitude), ledit pape rit jaune de cette “consultation en communication gratuite très instructive et rajeunissante“, quoique non sollicitée, ce qui lui valut une deuxième consultation pour le même prix. On sait s’amuser, dans la blogosphère.
Pourtant, Christophe Ginisty sait aussi être sérieux quand il le faut, et son intérêt pour la chose politique l’a poussé progressivement à exprimer ses positions, résolument centristes. Déformation professionnelle oblige, il se focalise souvent sur la politique et le monde numérique, ce dont je ne peux le blâmer. Ainsi, dans une interview de mars 2006 :
T: Les blogs et la politique…On voit fleurir ici et là des initiatives (très intéressantes) concernant cette problématique. Pour vous les blogs auront-ils un impact en 2007? Quel parti optimise cet outil à l’heure actuelle?
CG : Je fais un pari. Celui qui consiste à affirmer que, comme ce fut le cas précédemment avec la radio et plus tard pour la télévision, Internet est un grand média qui va faire émerger une nouvelle “race” d’homme politique. La radio fut le média de gens comme De Gaulle, Mendes France, Truman aux USA. La télé permis de redistribuer les rôles en faisant émerger des Mittérand ou encore des Kennedy. Je suis intimement persuadé que nous n’avons pas encore idée des leaders qui vont émerger de l’Internet. Je pense également que les blogs politiques vont [enfin] permettre de briser le traditionnel clivage droite/gauche de notre pays et faire voler en éclat cette bipolarité excessive et artificielle qui n’est le fait que de nos élites.
On perçoit déjà son attirance pour le MoDem. Forcément, un passionné d’Internet comme lui. En novembre 2007, son engagement se concrétise lorsqu’il est intronisé par François Bayrou pour conduire une liste aux municipales d’Issy-les-Moulineaux. Liste battue, mais sa première campagne sera riche en émotions et en enseignements, et lui ouvrira tout de même les portes du conseil municipal. Un bel exemple de blogueur engagé qui transforme l’essai dans la “vraie” vie politique, à l’instar d’un autre Christophe, Grébert celui-là.
Et voilà aujourd’hui son implication ouvertement reconnue et récompensée par Bayrou, qui fait confiance à son expérience pour conduire un groupe de travail sur la stratégie Internet du parti. Pour l’instant, on n’en sait pas plus, mais Christophe Ginisty ne manquera pas de nous parler plus en détails de ce dossier.
mar
23
Après les élections, que deviennent les sites des candidats ?
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Une semaine après le 2ème tour des municipales, les perdants ont séché leurs larmes, les plus de 5% se sont assis sur leur siège tout neuf, et les élus ont revêtu leur belle écharpe tricolore. Mais une fois le fracas de la campagne passé, les tracts jetés au pilon et les militants repartis, que deviennent les sites et les blogs des candidats, qui étaient jusqu’au 16 mars la preuve affichée de leur modernité et de leur volonté de communiquer directement avec les citoyens ? Zoom sur quelques cas.
A Paris, le “vlog” de Bertrand Delanoë a été à peine mis à jour depuis dimanche dernier : le verbatim de son discours de réélection a été copié-collé, ainsi que la liste des adjoints à la mairie. C’est tout.
Mais c’est toujours mieux que pour ses deux principales adversaires. Chez Françoise de Panafieu, la vie s’est arrêtée après sa déclaration du 1er tour : ni merci ni au revoir, le site n’a pas reçu la moindre mise à jour. Marielle de Sarnez (MoDem) a elle aussi posé un lapin à ses militants : malgré un “nous nous retrouvons lundi” posté l’avant-veille du deuxième tour, personne n’est revenu. On note avec un sourire que le dernier billet indique “qu’aucun nouvel article ou nouveau commentaire ne sera publié à partir de vendredi 14 mars minuit” alors qu’il est daté du 15 mars.
En revanche, Jean-Marc Restoux, le candidat SDF du 6ème arrondissement, passé la déception du 1er tour, fait un bilan de campagne en vidéo dans lequel il annonce sa volonté de poursuivre l’aventure.
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fév
19
Après l’explosion du rôle d’Internet dans la vie politique nationale lors des présidentielles 2007, les élections municipales de 2008 voient éclore un maillage de petits réseaux politiques locaux sur la Toile. Rue89 - en partenariat avec les élèves du Centre de Perfectionnement des Journalistes - fait justement le point sur la campagne municipale online dans une douzaine de villes françaises emblématiques : de Brest à Nice, en passant par Saint Etienne et Angers, ce sont près de 80 blogs de militants, candidats et citoyens qui sont passés au peigne fin.
Les débats font rage sur le web, comme le prouve par exemple le cas de Bordeaux, où deux candidats MoDem se sont ralliés à la liste PS tandis que François Bayrou appelle à une alliance avec Alain Juppé : les blogueurs centristes s’offusquent et crachent leur bile, les militants vitupèrent dans les commentaires du site officiel du MoDem. Pendant ce temps, d’autres listes plus originales telles que le Comité Anti-Caca se préoccupent de problèmes plus terre-à-terre.
Bref, un intéressant dossier à découvrir sur Rue89.
fév
12
Christophe Grébert, blogueur candidat à Puteaux
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Christophe Grébert, personnalité bien connue de la blogosphère politique française depuis 2002 grâce à son blog Monputeaux.com, et ex-militant socialiste, a décidé en mai 2007 de passer du rôle de blogueur critique à celui de candidat politique bien réel. Il présentera donc en mars une liste “d’ouverture”, composée de colisitiers apparentés UMP, Modem, PS et Verts.
Il faut dire que la ville de Puteaux est depuis longtemps le théâtre d’une guerre familiale extraordinaire entre le député-maire UMP actuel, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, et son père Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire de 1969 à 2004. Charles Ceccaldi-Raynaud avait en effet laissé en 2004 son siège à sa fille pour raisons de santé, ne restant que simple conseiller; mais il a ensuite voulu reprendre sa place, considérant que la maire actuelle n’avait pas les compétences pour cette fonction. Cette “guerre des Ceccaldi” a donné lieu à des situations rocambolesques, comme ce conseil municipal du 1er février où père et fille se sont invectivés avec violence, sous les huées du public.
fév
11
Lipdub politique
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En France aussi, on commence à diffuser des petites vidéos virales sympa pour booster sa campagne. Et les candidats aux municipales semblent avoir une prédilection pour le lipdub. Le lipdub, vous dites ? C’est une discipline inventée par les jeunes branchés des agences de communication, qui consiste à faire chanter tout le bureau en playback sur un tube, en un seul plan caméra.
La liste des Verts à Roubaix, conduite par M. Slimane Tir, a pris le risque de s’y essayer sur un morceau d’Amel Bent. En faisant abstraction du cadre idyllique du métro roubaisien, de la musique envoûtante et de la performance admirable des chanteurs, il reste… un certain enthousiasme touchant ?