déc
20
La vidéo du président américain évitant de justesse et non sans humour1 une, non deux chaussures volantes d’un journaliste irakien, a fait le tour du web, et même le tour du monde. Le tour du web, c’est 13 millions de visionnages en une semaine, ce qui la propulse en tête du classement des vidéos de l’indicateur Bertrand. Plus efficace qu’une pub virale de Nike.
Comme à chaque fois, des parodies surgissent en quelques heures du cerveau d’anonymes geeks : animations à utiliser en smiley dans MSN Messenger, vidéos détournées plus ou moins réussies, T-shirts, et bien entendu jeux en flash (ici, là et là-bas). Bref, la panoplie complète du buzz de légende, celui qui dure plus de 5 jours et accédera peut-être au statut de mème.
Cet épisode drôlatique – exutoire pour une bonne partie de la planète – a aussi eu des répercussions dans le monde réel. Il a par exemple provoqué la première micro start-up: l’auteur du jeu Sockandawe.com2 a inventé le concept lundi, développé le jeu mardi, fait un carton mondial mercredi, et vendu la licence sur eBay jeudi, pour la somme de 7800$.
Dans le monde arabe, on se réjouit de cet instant de bravoure : les journaux en font leur une, les dessinateurs caricaturent, des comédiens parodient la scène à la télévision, et les Egyptiens se sont échangé des blagues par SMS pendant toute la semaine.
Le jeune journaliste irakien, lui, ne rigole pas : il a été arrêté et risque jusqu’à 7 ans de prison. Mais l’opinion publique fait bloc derrière celui qu’elle a élevé au rang de héros national, 68 000 membres de Facebook le soutiennent et plus de 200 avocats se disent prêts à le défendre gratuitement. Finalement, l’attentat en Irak qui a fait le plus de bruit médiatique durant cette guerre n’aura tué personne.
- « Si vous voulez des faits: c’était une chaussure de taille 44″ a-t-il déclaré à propos de l’incident [↑]
- Littéralement « Chaussette et effroi ». Jeu de mots avec « Shock and Awe », une doctrine d’attaque militaire éclair utilisée par l’armée américaine en Irak [↑]
nov
25
Cela devient un « meme« , une blague récurrente de la culture Internet : les ventes farfelues sur eBay. Après l’Islande pendant la crise financière, la voix d’un électeur américain, le nom de domaine casse-toi-pauvre-con.com, les photos dénudées d’une maire de l’Oregon, l’Union Européenne après l’échec du référendum, et même très sérieusement la 605 blindée de Jean-Marie Le Pen, c’est aujourd’hui le Parti Socialiste qui est à vendre sur eBay.
L’enchère en est actuellement à 10 millions d’euros. Est-ce Ségolène Royal ou Martine Aubry qui a surenchéri en dernier1 ? En tous cas, l’annonce ne fera pas long feu, car elle est contraire à la charte du site, le mystérieux vendeur n’étant évidemment pas propriétaire de ce « bien ».
Pourtant, il avait promis une livraison gratuite pour ce parti politique « peu utilisé, vendu sans capitaine ». Nostalgie…
- apparemment ce serait Martine Aubry [↑]
