En ce moment, John McCain essaie de rattraper son retard en matière de vidéos sur le web. De plus, il sait qu’il souffre d’un déficit de charisme par rapport à son flamboyant adversaire, et s’estime lésé par les médias américains, qui n’auraient d’yeux que pour Obama.

Alors pour tenter d’augmenter son capital sympathie, son équipe a préparé deux versions d’un spot ironique pour dénoncer “l’amour” des médias envers Barack. Les internautes sont invités à voter pour leur version préférée (seule la musique de fond change), qui sera ensuite diffusée comme spot officiel sur les antennes nationales.

Maintenant, John McCain joue les opprimés des médias, produit des vidéos web et demande leur avis aux internautes : tout ça pour devenir aussi cool qu’Obama ?

Une analyse de Hitwise tout juste publiée permet de voir quels sont les thèmes politiques les plus recherchés dans les moteurs qui ont amené les internautes sur les sites de John McCain et Barack Obama. Selon l’étude, les deux candidats ont comme sujets en commun la santé, le réchauffement planétaire et l’immigration. Mais la ressemblance s’arrête là, comme le montre ce tableau :

Par ailleurs, l’analyse des deux sites montre que BarackObama.com reçoit beaucoup de visiteurs récurrents, alors que JohnMcCain.com compte 79% de nouveaux visiteurs en juin 2008.

Pour une segmentation socio-démographique beaucoup plus poussée de l’audience de ces sites, je vous renvoie vers cet intéressant billet du blog Hitwise.

Maintenant que John McCain sait enfin avec certitude sur lequel des deux candidats démocrates il doit tirer, il concentre le feu sur Barack Obama. Et pour mieux se faire entendre sur Internet face à l’hégémonique sénateur auréolé d’Obamania, le candidat républicain tente de l’affronter avec les mêmes armes. C’est ainsi que cette semaine, deux vidéos satiriques ont été parachutées sur le champ de bataille Youtube, dans l’espoir qu’elle buzzeront.

La première vidéo est une imitation du générique de Dr No. McCain veut montrer que le programme de son adversaire en matière d’énergie n’est pas cohérent. Pas sûr que les internautes se sentiront très concernés par des références aussi anciennes que le premier des James Bond, qui date de 1962. Le dernier clip de Weezer, Pork and Beans, qui reprend à son compte trois ans de “culture Youtube”, aurait pu être une meilleure source d’inspiration. La vidéo Dr No a été vue 48 000 fois pour le moment.

La seconde vidéo, Words, met Barack Obama face à ses contradictions sur le sujet du financement public de la campagne présidentielle, auquel il a renoncé il y a 10 jours sous le prétexte que le système était “cassé”. En fait, ce choix est tactique et lui permettra de récolter beaucoup plus de fonds grâce aux innombrables dons privés collectés essentiellement par Internet. 37 000 visionnages pour l’instant.

Vous connaissez l’excellente saga des pubs “Mac vs PC” ? Eh bien McCain sur le web me fait penser à “PC” un peu coincé qui essaierait d’imiter la cool attitude de “Mac” Obama. Histoire de se quitter sur une note drôlatique, voici un florilège.

On n’a pas forcément besoin de savoir utiliser un ordinateur pour comprendre comment cela structure le pays.

C’est ce qu’a répondu Marc Soohoo, responsable de la campagne web de John McCain, à Tracy Russo, ancienne blogueuse un brin agressive de l’éphémère candidat démocrate John Edwards, lors du Personal Democracy Forum. En anglais “You don’t necessarily have to use a computer to understand how it shapes the country”. “Mais si !”, a-t-elle répondu.

Z’en pensez quoi vous ? Doit-on être un utilisateur pour comprendre les enjeux de l’informatique et des réseaux de nos jours ?

Edit du 26 juin : Techpresident a fait une revue de presse du phénomène “McCain et l’informatique” qui se répand de façon assez fulgurante sur le web, bien au-delà des rares participants physiques au Personal Democracy Forum, comme le rappelle Koz. Sachez aussi que John McCain a été plusieurs années à la tête de commissions du Congrès traitant de sujets relatifs à la technologie et aux réseaux. Il en saisit donc les enjeux sûrement mieux qu’on ne pourrait le croire.

Selon les chiffres de la Federal Election Commission tout récemment compilés par ClickZ, Hillary Clinton aurait dépensé 508 400 $ en publicité online pour toute sa campagne 2007/2008. Ce montant est à comparer aux 3M$ d’investissements e-pub de Barack Obama de janvier à avril 2008.

Comme pour Obama, la majorité du budget (57%) a été investie en liens sponsorisés Google. Viennent ensuite des campagnes d’emailing à hauteur de 30%. Le reste a été dépensé sur Yahoo! (7%), le réseau publicitaire de blogs Blogads (5%) et Microsoft (1%). Le tableau ci-contre montre le fossé entre les deux candidats sur les budgets en valeurs absolues.

Il faut également noter que les dépenses en emailing du camp Obama sont encore inconnues.

La différence de puissance de frappe publicitaire a sans aucun doute contribué au résultat final des primaires démocrates. Pour comparer avec les médias traditionnels, Hillary Clinton a dépensé 46 M$ en télévision, contre 75 M$ pour Obama. Mais son budget publicitaire online représentait seulement 1% de ce montant, alors que son rival y a consacré 4%.

L’objectif du Search Marketing, auquel est consacré l’essentiel des budgets, est surtout de générer des inscriptions d’internautes et des donations. John McCain ferait des campagnes particulièrement performantes, puisqu’il générerait de 3$ à 4$ de dons pour chaque dollar investi en liens sponsorisés. On ignore les chiffres de conversion pour les autres candidats, mais les millions d’adresses collectées par Obama pourront être exploitées plus tard, et seront extrêmement utiles au parti Démocrate.

Hier, Barack Obama a franchi la barre symbolique du million de supporters sur Facebook, ce qui le place très loin devant toutes les autres personnalités politiques présentes sur le réseau social. On ne connaît pas l’identité du millionième partisan, il ne pourra donc pas gagner son poids en chocolat.
Dans une note ce matin, le candidat démocrate se félicite de l’énergie de ses supporters sur le web, et les invite à se mobiliser encore plus pour sa campagne, par exemple en installant l’application Obama pour Facebook.

Quant à Hillary Clinton et John McCain, ils sont au coude-à-coude, avec respectivement 158 000 et 146 000 supporters. Mais McCain est sur une bonne tendance pour rattraper l’ex-candidate démocrate, qui stagne depuis son abandon de l’investiture face à Obama.

Voici un petit graphique de l’évolution du nombre de supporters des 3 candidats :

Source : Techpresident

Ca y est. Enfin. Au terme de 16 mois de bataille acharnée et surmédiatisée entre Hillary Clinton et Barack Obama, reléguant la campagne de John McCain dans les rubriques locales des journaux américains, c’est le sénateur de l’Illinois qui emporte la nomination démocrate. Premier homme politique noir à atteindre un poste aussi élevé, il a commencé cette compétition en tant que challenger, mais a bientôt bénéficié d’un extraordinaire engouement qui l’a lui-même dépassé, et qui a trouvé en particulier son essor sur Internet, auprès des jeunes.

Mardi 3 juin, Barack Obama a obtenu le seuil fatal de 2118 délégués, battant ainsi de facto l’ex-First Lady. Celle-ci n’a pas immédiatement concédé la victoire : ce n’est que le 5 juin qu’elle a officiellement admis sa défaite, dans un e-mail envoyé à ses militants en pleine nuit (mais on savait la candidate prête à se lever à 3 heures du matin). Voici un extrait* de ce mail intitulé “I want you to know”:

Cher ami,

Je voulais que vous soyez parmi les premiers à le savoir : samedi je tiendrai une conférence à Washington pour remercier tous ceux qui ont soutenu ma campagne. Tout au long de ces 16 mois, j’ai eu le privilège d’être témoin de l’incroyable dévouement et du sacrifice de tant de gens qui ont travaillé pour la campagne. [...]

Samedi, j’adresserai mes félicitations au sénateur Obama et mon soutien à sa candidature. Ce fut une campagne longue et âpre, mais comme je l’ai toujours dit, mes différences avec le sénateur Obama sont petites comparées aux différences que nous avons avec le sénateur McCain et les Républicains. J’ai dit tout au long de la campagne que je supporterai entièrement le sénateur Obama s’il était nominé par le Parti Démocrate, et j’ai bien l’intention de tenir ma promesse.

Je vous ai fait - ainsi qu’à tous ceux qui m’ont soutenu - une promesse: me battre pour nos valeurs communes et ne jamais reculer. Je tiendrai cette promesse aujourd’hui, demain, et pour le reste de ma vie. [...]

Je ne pourrai jamais vous exprimer ma gratitude, alors laissez-moi simplement vous dire merci.

Quels commentaires peut-on faire de cet e-mail, à part que le style est un peu lourd** ?

  1. C’est par un e-mail, et non lors d’une conférence de presse, que la nouvelle est annoncée en avant-première aux militants, preuve qu’Internet est devenu le moyen le plus direct de communiquer avec ses supporters dans cette campagne présidentielle. Une vidéo de remerciements avait aussi été mise en ligne le 4 juin, mais sans concéder officiellement la défaite.
  2. Hillary Clinton remercie avant tout ses militants, certainement de façon sincère, et aussi pour essayer de décrisper les clivages entre pro-Obama et pro-Hillary. De nombreux supporters disent qu’ils ne voteront jamais pour Obama, quoi qu’il arrive: regardez les centaines de commentaires sur le blog officiel, ou encore ce site de supporters d’Hillary qui voteront pour McCain. Or, l’objectif d’Hillary est maintenant de faire élire un démocrate à la Maison Blanche.
  3. Tant qu’il n’est pas mort physiquement, un politicien n’est pas mort politiquement. Hillary en a fait un précepte et n’emploie pas de mots tels que “défaite” ou “battue”. On parle de belle et longue campagne, de félicitations au vainqueur, d’avenir au service de l’Amérique, mais pas de défaite. Elle compte bien jouer encore un rôle important dans le Parti Démocrate (même si elle ne devient pas vice-présidente), et prépare déjà le terrain, un peu à la manière de Ségolène Royal après sa défaite présidentielle.
  4. C’est bien la première fois qu’Hillary envoie un e-mail sans demander au passage une contribution financière à sa campagne - et pour cause - mais le gros bouton “Contribute” est toujours présent en bas de l’e-mail. En effet, la campagne Clinton a laissé de grosses dettes qu’il va maintenant falloir rembourser. D’ailleurs, la page d’accueil du site officiel n’a pas non plus changé d’un iota, demandant toujours aux internautes de s’inscrire et de donner, sans faire mention de la nomination de Barack Obama.

* Le texte intégral est disponible sur le site officiel de la campagne.

** Ma traduction y est probablement pour quelque chose.

Hillary et la machine à café. Après avoir tenté de prouver son empathie pour les “cols bleus” en buvant une chope avec des ouvriers il y a quelques semaines, Hillary Clinton a été vue en train de lutter contre une machine à café lors de son passage dans une station-essence de l’Indiana. La scène dure 30 secondes, et de toute évidence la sénatrice ne doit pas souvent se servir du café elle-même au bureau. Cela amuse beaucoup les Américains, car la vidéo a déjà été vue 800 000 fois en 2 jours.

The Empire Strikes Barack. La suite de la saga parodique dont je vous ai montré les épisodes ces dernières semaines, avec une nouvelle vidéo de Star Wars axée sur les turbulences que traverse actuellement Barack Obama.

McBain for America. Parodie d’une pub de campagne de John McCain, avec le super-héros McBain de la série les Simpsons.

Une étude a été publiée la semaine dernière par Search Insider sur le comportement de recherche (sur les moteurs) des internautes américains au sujet des élections présidentielles de 2008. Il en ressort plusieurs points intéressants :

  • Internet a supplanté la presse comme 2ème média le plus influent pour les élections 2008, juste derrière la télévision. 47% des électeurs américains utilisent aujourd’hui le web comme source d’information.
  • 87% des électeurs potentiels ont recherché via un moteur une information sur un thème particulier de la campagne présidentielle.
  • L’économie et la santé sont les thèmes les plus recherchés, alors que le réchauffement planétaire n’a plus autant la cote. L’Irak et le prix de l’essence restent des thèmes populaires.
  • Le nombre de requêtes relatives aux candidats a augmenté depuis juillet 2007, Barack Obama étant largement en tête. 71% des électeurs ont cherché une information à son sujet, 62% pour Hillary Clinton et 46% pour McCain
  • Obama est le mieux positionné en référencement naturel sur les principaux thèmes de campagne, avec 60% de part de visibilité, contre 36% pour le candidat républicain Ron Paul (très populaire sur Internet mais battu à l’investiture par John McCain), 3% pour Hillary Clinton et 1% pour John McCain.
  • Les thèmes recherchés varient selon le sexe : les femmes s’intéressent plus à la santé, l’éducation et l’environnement, tandis que les hommes ont une prédilection pour l’économie, l’Irak, l’emploi et la guerre contre le terrorisme.
  • En liens sponsorisés, c’est John McCain qui mène la danse avec une part de voix de 60% sur les termes sélectionnés pour l’étude, contre 25% pour Obama et 15% pour Hillary Clinton.

Hillary Clinton a devancé Barack Obama de 10 points dans l’importante primaire de Pennsylvanie, ce qui lui permet de rester dans la course, sans pour autant reprendre le dessus. Les efforts fournis par les candidats sur le web n’ont pas été les mêmes : l’équipe d’Hillary Clinton a envoyé 11 e-mails parlant de la Pennsylvanie, contre 5 seulement pour Obama.

Voici, mises bout à bout, les images des e-mails envoyés par la candidate avant le scrutin :

En attendant, c’est John McCain qui doit se frotter les mains de voir le camp adverse s’entredéchirer.

McCain plus vieux que la terre. L’un des handicap de John McCain dans la course à la Maison Blanche, c’est son âge, presque 72 printemps. Des petits malins, manifestement supporters démocrates, se sont amusés à faire une liste de choses plus jeunes que McCain. Et il y en a beaucoup : la TV en couleurs, McDonald’s, le plutonium, les bas en nylon, l’Indonésie…

Obama Wan-Kenobi. Après Obama en maître Jedi, voici le générique d’un nouvel épisode de la guerre des démocrates, avec Obama Wan-Kenobi contre Klintaan et Warlord Mi’Kayn. Il manque juste le film…

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Vous n’en avez peut-être pas entendu parler de ce côté de l’Atlantique, mais les McCain Girls, trois solides matrones qui s’évertuaient à détrôner Obama Girl en chantant les louanges du candidat républicain, étaient un canular du site d’infos satirique 23/6.

Leurs deux titres “It’s raining McCain” et “Here comes McCain again” avaient connu un franc succès sur la Toile, bien que de nombreux internautes se demandaient en les entendant s’il ne s’agissait pas d’une tentative d’Hillary Clinton de torpiller la candidature de McCain. Leurs interprétations vocales et dansantes étaient en effet assez déroutantes, quoique d’un enthousiasme touchant. Elles avaient d’ailleurs publiquement répondu à ces critiques. Mais la vérité est autre, et John McCain ne peut plus s’enorgueillir d’avoir des groupies - il l’avait fait en toute innocence sur FoxNews en disant “je les trouve merveilleuses” - puisque le New York Times vient de révéler qu’il s’agissait en fait d’une parodie montée par l’équipe de 23/6. Barack Obama reste donc l’incontesté numéro 1 en matière de vidéos de soutien.

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Ce pourrait être la première grosse gaffe de Barack Obama dans la course à la Maison Blanche. Lors d’un meeting le 6 avril à San Francisco, le sénateur a dénoncé l’”amertume” des habitants de l’Amérique profonde, qui “se raccrochent aux armes, à la religion, à la xénophobie, aux discours anti-immigration”. La phrase n’est pas passé inaperçue, et a été diffusée et commentée, notamment au sein de la blogosphère. Quelques jours plus tard, les autres candidats se sont indignés de ce “mépris” et cet “élitisme condescendant” envers l’Américain moyen (Hillary Clinton a déjà tourné une nouvelle pub pour s’engouffrer dans la brèche). Devant l’ampleur prise par ce Bittergate, Obama est revenu sur ses propos - sans les renier - sentant les nuages s’amonceler avant l’importante primaire de Pennsylvanie du 21 avril.

Hier soir, les trois candidats ont envoyé les uns après les autres des e-mails pour parler de cette affaire.

A 19h18, le tout nouveau directeur de campagne d’Hillary Clinton, Geoff Garin (le précédent ayant démissionné la semaine dernière), envoie un e-mail pour se présenter aux supporters. Cette prise de contact est aussi l’occasion de remuer le couteau dans la plaie : “Les électeurs de Pennsylvanie savent qu’elle [Hillary Clinton] est la candidate qui comprend leurs vies et respecte leurs valeurs, et qu’elle sera chaque jour une présidente qui se lèvera pour eux, au lieu de les mépriser”.

Douze minutes plus tard, à 19h30, dans un mail intitulé “A bitter America ?”, le directeur de campagne John McCain en remet une couche. Il affirme que les mots d’Obama révèlent les convictions profondes du candidat à l’égard de ces Américains modestes, qui “ne sont pas amers, mais qui aiment leur pays, leur foi, leur famille et leurs traditions”. Et d’opposer la philosophie élitiste d’Obama à John McCain et “sa foi dans les valeurs des petites villes qui continuent à rendre l’Amérique grande”.

A 22h55, le directeur de campagne d’Obama saisit son Blackberry pour répondre. Sans nier la phrase maladroite, il met en avant l’engouement sans précédent des Américains pour son candidat. “Il n’y a rien d’élitiste dans un mouvement de plus d’un million de personnes qui se lèvent pour changer de style de politique” rappelle-t-il, faisant référence aux 1,3 million de donateurs de la campagne. L’objectif est maintenant d’atteindre la barre de 1,5 million de contributeurs d’ici le 6 mai.

John McCain a une campagne web moins développée que ses concurrents, surtout Obama. Du coup, il a lancé un challenge pour augmenter le nombre de ses amis sur Facebook, via un groupe The John McCain Facebook Challenge. Selon TechPresident, l’opération est un succès modéré, le taux de croissance hebdomadaire tournant actuellement autour de 5%, ce qui est tout de même supérieur de 2 ou 3 points à Obama et Clinton.

En valeur absolue, John McCain en est à 105 000 amis, et peut espérer rattraper les 143 000 amis d’Hillary Clinton, mais Barack Obama sera intouchable avec ses 746 000 amis.

facebook supporters

Source : TechPresident. Cliquez pour agrandir l’image.

La bataille des téléphones en pleine nuit. Voici le deuxième épisode du spot d’Hillary Clinton répondant au téléphone à 3 heures du matin pour gérer une crise terroriste. Cette fois, le message est orienté vers ses propositions pour l’économie américaine. On note que ce n’est pas la même petite fille qui dort, puisque la première actrice s’était réveillée pour dire qu’elle soutenait Barack Obama.

Ce spot est en passe de devenir un moment culte de la publicité politique, puisque John McCain a aussitôt riposté, en diffusant sur les mêmes images un message un peu différent. Extrait : “Faire croître l’emploi. Faire croître notre économie. Ne pas faire croître Washington”.

Et puisque rien ne vaut le comique de répétition, un groupe d’artistes hollywoodiens partisans d’Obama a créé lui aussi une parodie. Cette fois, Hillary Clinton débarque à 3 heures du matin pour prendre la place d’un chirurgien en pleine opération, assurant qu’elle en est parfaitement capable puisque son mari dirigeait le service de chirurgie de l’hôpital il y a 8 ans. Le parallèle avec la Maison Blanche est transparent…


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