juil
4
La vidéo off de Nicolas Sarkozy sur France 3 a littéralement enflammé le web et la blogosphère cette semaine. Visionnée plus de 1,5 million de fois, elle a créé un buzz politique comme on n’en avait plus vu depuis… pas si longtemps, finalement. Mais le phénomène a pris suffisamment d’ampleur pour que de nombreux titres de presse traditionelle en parlent ces derniers jours.
Pourtant, un article est passé relativement inaperçu au milieu de cette cacophonie. Libération a recueilli le témoignage de personnes présentes sur le plateau de France 3 au moment de “l’incident”, qui donnent une explication très différente des faits. Selon eux, le chef de l’Etat était arrivé énervé par des manifestants au pied de l’immeuble, et n’en voulait pas particulièrement au technicien.
Aller plus loin que les apparences. C’est peut-être ça, le métier d’un vrai journaliste… bravo Libé.
juin
2
Orange et Lefigaro.fr lancent une émission politique 100% web
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Je vous bassine toutes les semaines avec des exemples concrets de l’importance que prend Internet dans la politique, et la façon dont ce nouveau média est apprivoisé par la presse traditionnelle. Eh bien, en voilà encore une illustration.
En partenariat avec Orange, Le Figaro (qui a décidément une longueur d’avance sur ses concurrents dans le domaine) lance “Le Talk”, une émission politique quotidienne exclusivement sur Internet. Diffusée en vidéo à 18 heures sur les deux sites ainsi que sur téléphone mobile, elle réunira des personnalités politiques de premier plan, à une heure où les auditeurs sont encore au bureau ou sur le chemin du retour. Le potentiel d’audience est de 5 millions de visiteurs, cette initiative n’a donc rien d’anecdotique.
Les dirigeants des deux groupes expliquent les raisons de la création du “Talk” :
Pour Orange, l’intérêt de l’opération est de proposer du contenu de qualité. «Je reste un opérateur de réseaux, mais pour faire vivre ces tuyaux, il faut que je les nourrisse, résume son PDG, Didier Lombard. Il y a, d’un côté, le meilleur des contenus avec Le Figaro, et de l’autre, le meilleur de la diffusion avec Orange. C’est du gagnant-gagnant. Le rôle d’Orange est d’être un amplificateur d’audience.»
Pour sa part, Le Figaro trouve là l’opportunité d’imposer davantage sa marque et d’élargir encore son audience. «L’imprimé et le Net sont complémentaires. Pour Le Figaro, Internet est une évidence», souligne Francis Morel, directeur général du groupe Figaro.
Le modèle économique de l’émission est entièrement basé sur l’audience. Les régies publicitaires des deux groupes commercialiseront les bannières sur leurs sites respectifs et les revenus du sponsoring seront partagés.
La première émission avait lieu ce soir, avec comme invité le premier ministre François Fillon. Le résumé de l’interview et l’archive de la vidéo étaient consultables juste après la fin de l’émission.
avr
19
Mélenchon : Internet n’a pas signé la mort de l’art oratoire
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Pour faire suite à mon billet sur la position du sénateur Jean-Luc Mélenchon vis-à-vis de l’importance d’Internet dans la vie politique, voici un extrait d’un article paru dans La Croix du 3 avril :
Mathieu Castagnet : A l’heure d’Internet, l’art du discours n’a-t-il pas perdu de son importance en politique ?
Jean-Luc Mélenchon : Au contraire, chaque nouveau moyen de communication renforce l’existant. La télévision n’a pas effacé le texte, le libelle, l’éditorial fulgurant, la note assassine. Internet et les nouveaux moyens de communication ne tuent pas plus la parole. Cela donne au contraire aux discours un caractère plus exceptionnel, ce qui fait que les piètres orateurs sont plus mal jugés qu’autrefois. Les gens se disent qu’il aurait mieux fait de distribuer un texte ! Un discours, cela doit être interprété, avec un rythme, des inflexions, une force charnelle. Être bon orateur est un « must », une dignité, un magistère.
Ces deux dernières prises de parole montrent que Jean-Luc Mélenchon a une analyse pertinente du rôle et des enjeux de ce nouveau média, car il saisit fort bien l’utilité et les mutations qu’Internet entraîne dans les domaines de l’information et de la politique. Ce qui n’est pas le cas de tous les hommes politiques de sa génération, loin s’en faut. Pour autant, c’est sans langue de bois qu’il met en garde contre l’enthousiaste sans limites de certains supporters du web : le militantisme online par un simple clic, comme le “journalisme citoyen”, ne remplacent pas l’engagement politique réel, ni le travail des journalistes professionnels.
avr
11
Lycéens, à vos blogs
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A lire sur Lemonde.fr, un article faisant le point sur l’utilisation d’Internet par les lycéens pour donner du souffle à leur mouvement, boudé par les médias traditionnels. Blogs, sites communautaires, et même vidéo virale, avec cet exemple de happening au lycée d’Albi, où tous les lycéens éteignent leur bougie au passage de l’inspecteur d’académie. Un assez beau succès sur Youtube, avec plus de 120 000 visionnages.
avr
8
Le parcours du combattant de la flamme olympique
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Le périple chaotique de la flamme olympique hier à Paris, bousculée à chaque mètre par des manifestants pro-Tibet ou anti-Chine et qui s’est transformé à plusieurs reprises en sérieuse empoignade, a fait l’objet d’un abondant traitement sur le web.
Dans les journaux français en ligne, plusieurs rédactions ont prévu un dispositif en direct pour suivre le parcours du combattant de la flamme et de ses porteurs. La palme revient à 20minutes.fr, qui s’est montré à la hauteur de son nom en proposant un suivi presque minute par minute, grâce à ses journalistes sur place et aux internautes. De 9h43 à 22h08, la page consacrée s’est allongée en direct au fil des événements, ainsi que le diaporama et la vidéothèque, ouverts aux contributions d’internautes. A la fin de la journée, la page ressemblait beaucoup plus à un historique Twitter qu’à un article de journal. Sorties de leur contexte, certaines phrases surréalistes prêteraient presque à rire (cf extraits plus bas).
Selon 20minutes, la forte couverture online de l’événement a causé une inflation du mot-clé payant “flamme olympique” sur Google, passant de 0,08 € le matin à plus de 8 € en fin de journée !
A noter que Reporters Sans Frontières s’est félicité à travers un communiqué publié sur son site du succès de son action, “malgré un déploiement policier massif“.
Pourtant, les médias chinois n’ont pas diffusé le même récit, comme l’écrit Lefigaro.fr qui a recensé des réactions sur le web. La télévision CCTV décrit sur son site “le soutien chaleureux du public français”, l’agence Chine Nouvelle note que “certaines personnes avaient tenté en vain de perturber le parcours de la flamme à Paris”, et ses photographes ont réussi l’exploit de saisir les rares instants vierges de drapeau contestataire lors du parcours.
Quant au site officiel des J.O., il manie lui aussi l’euphémisme sans complexe, résumant la situation ainsi : “Bravant les manifestations de quelques séparatistes tibétains, le relais olympique a pu être réalisé comme prévu.”
avr
2
L’OTAN se dote d’une chaîne de télévision en ligne, avec le lancement aujourd’hui du site natochannel.tv, à l’occasion de l’ouverture du sommet des 26 pays de l’Alliance atlantique à Bucarest. Développé conjointement par les services de l’OTAN et le gouvernement danois, le but de ce projet est d’améliorer l’image de l’organisation auprès du grand public et de mieux expliquer ses missions, en se lançant dans la “bataille des médias”. En particulier, cette télé en ligne servira à lutter contre la propagande des talibans, qui exploitent habilement l’information du conflit actuel en Afghanistan au détriment des forces occidentales.
L’OTAN prévoit déjà de diffuser une dizaine de reportages par semaine, grâce à cinq équipes de reporters présents sur le terrain afghan aux côtés des 47 000 hommes de la force internationale engagée depuis 2003. En plus des contenus vidéos, des photographies sont mises à la disposition des journalistes, et un espace sera disponible pour les blogueurs. Comme l’avouait en octobre 2007 le Secrétaire Général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer, “en ce qui concerne la vidéo, nous en sommes franchement à l’âge de pierre”. C’est pourquoi la vénérable organisation s’initie timidement au web.
Alors qu’en est-il de ce site ? D’un point de vue technique, c’est précisément un retour à l’âge de pierre. Rude. Pas de page d’accueil : une pop-up (quelle idée !) s’ouvre sur une petite fenêtre pleine de boutons de navigation confus, dont certains renvoient vers une page d’erreur. A part une liste de vidéos, rien; aucun autre contenu ou commodité habituellement disponible sur un site web. L’ensemble fait très brut de décoffrage et, même si les journalistes s’astreignent à le consulter régulièrement, natochannel.tv séduira difficilement le grand public. Et puis, pour un site qui ne fait qu’héberger des vidéos, on aurait quand même aimé le minimum syndical au standard Youtube: la possibilité d’exporter les vidéos sur un blog. Là, on peut les télécharger, mais les exporter directement, point. Espérons que la qualité des contenus compensera cet écrin étonnamment rétrograde…
avr
2
La netcampagne des municipales n’aurait pas été molle, finalement
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L’institut de sondages IFOP vient de publier un bilan de la campagne web des élections municipales de mars 2008. Effectuée sur un échantillon représentatif de 1015 personnes, cette étude fournit 7 indicateurs permettant d’évaluer la mobilisation des internautes français pendant cette période électorale.
L’IFOP en conclut avec assurance que malgré une abstention record dans les urnes, qui est une preuve incontestable du manque d’enthousiasme des citoyens pour ces municipales 2008, les internautes, eux, ont éprouvé le même intérêt pour ces élections que pour la présidentielle de 2007.
Ce résultat étonnant va à l’encontre du ressenti de nombreux blogueurs politiques, dont je m’étais moi-même fait l’écho (cf article “Pourquoi la campagne des municipales a été molle sur le web“).
Regardons les chiffres de l’IFOP qui amènent à cette conclusion :
- 43% des internautes ont recherché au cours de la campagne des informations sur l’actualité politique, contre 44% en 2007
- 21% ont visité le site Internet d’un candidat contre 25% en 2007, soit une baisse de 4 points seulement, et 16% ont visité un blog politique, contre 18% en 2007
- 19% ont visionné au moins une vidéo politique en ligne, ce qui est stable par rapport à la présidentielle 2007
- 10% (-1 point) des internautes ont téléchargé des argumentaires ou des textes politiques et une proportion comparable (13%, +1 point) a recommandé des sites politiques à son entourage
- 15% des internautes interrogés ont transféré par email en cours de campagne des informations sur les municipales à des proches, contre 14% lors de la présidentielle.
Ces indices globaux sont en effet en très légère baisse par rapport à l’élection présidentielle de 2007, qui avait suscité un enthousiasme sans précédent sur le web français. De plus, le nombre d’internautes progressant régulièrement (30,3 millions en mai 2007 contre 31,6 millions en janvier 2008, soit une hausse de 4%, source Médiamétrie), il y a une quasi stabilité en valeurs absolues sur ces indicateurs.
L’IFOP précise néanmoins que ces résultats masquent de fortes évolutions en fonction des populations :
- La recherche d’informations politiques en ligne plonge de 16 points parmi les jeunes adultes (28% contre 44% en avril 2007), de 20 points parmi les professions intermédiaires (22% contre 42% en 2007) et de 17 points parmi les cadres et professions libérales (50% contre 67%). A l’inverse, elle progresse fortement auprès des personnes âgées de plus de 50 ans, en particulier lorsqu’elles sont à la retraite (69% ont recherché des informations politiques en ligne contre 49% lors de la présidentielle)
- La visite de sites de candidats chute de 18 points chez internautes âgés de moins de 35 ans, alors qu’elle progresse de 20 points chez ceux
âgés de 50 à 64 ans. Enfin, seuls 6% des ouvriers connectés sur Internet ont visité un site de candidats contre 26% en 2007.
Selon l’organisme de sondages, on retrouve ainsi les mêmes clivages socio-démographiques dans les urnes que sur Internet pour cette élection.
Alors, comment expliquer le décalage entre la perception de la majorité des blogueurs et médias en ligne d’une forte baisse d’implication des internautes pour le scrutin de mars 2008, et les résultats de cette enquête, qui indiquent une stabilité globale de la fréquentation des sites politiques en comparaison avec la présidentielle de 2007 ?
A mon sens, cette étude manque de profondeur, car elle ne mesure que la fréquentation des sites, et oublie de prendre en compte un élément majeur du web actuel : la participation des internautes. En effet, aucun indicateur de l’enquête ne mesure si les internautes ont laissé des commentaires sur des sites et des blogs (de candidats, d’information, ou de particuliers), s’ils ont contribué à des débats sur des forums, s’ils se sont inscrits à des sites de partis politiques, etc.
Pourtant, la plupart des sites concernés par les municipales avaient mis en place des dispositifs participatifs à la sauce Web 2.0, mais qui n’ont pas eu le succès escompté. En revanche, beaucoup de sites ont incontestablement enregistré une forte hausse de leurs audiences.
Il me semble donc que les acteurs du web politique et l’IFOP ne parlent pas de la même chose : les premiers constatent une faible participation aux débats en ligne, le second répond que la fréquentation a été à la hauteur de 2007. D’où la différence de perception. Intuitivement, on peut d’ailleurs penser que la désaffection des jeunes au profit des plus de 50 ans explique en partie cette chute de la participation, les plus âgés étant moins habitués à utiliser les outils d’expression du web.
Quoi qu’il en soit, ces résultats montrent que, même lors d’une élection peu suivie, l’emploi du web se banalise en politique, auprès de tous les acteurs (partis politiques, sites d’informations et blogs “citoyens”) et auprès de toutes les tranches d’âge d’internautes, y compris les seniors. Ce blog ne risque donc pas de manquer de matière dans les prochaines années ![]()
avr
1
Raffarin quitte l’UMP
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C’est en tous cas le scoop annoncé aujourd’hui par le site collaboratif Agoravox, ce qui a suscité un certain émoi et des gorges chaudes à l’Assemblée Nationale : raté, il s’agissait d’un poisson d’avril !
Dans un long article intitulé “Majorité présidentielle : l’éclatement attendu de l’UMP“, Agoravox affirmait en effet le plus sérieusement du monde que l’ancien Premier ministre allait créer son propre parti :
Ce matin vers 9 h 30, c’est au Sofitel Saint-Jacques de Paris, que l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a lancé la nouvelle. Une nouvelle qui va bouleverser le paysage politique français.
Entouré des anciens ministres Pierre Méhaignerie, vice-président de l’UMP comme lui et président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale, et de François Goulard, député-maire de Vannes, Jean-Pierre Raffarin a annoncé la création d’un nouveau parti, l’Union des démocrates populaires (UDP).
Fort du soutien de plusieurs dizaines de députés et de sénateurs, Jean-Pierre Raffarin a expliqué qu’il était difficile, pour de nombreux parlementaires de la majorité, de travailler au sein de l’UMP entièrement vouée à la promotion exclusive du président Nicolas Sarkozy.
D’une part, l’UDP se défend d’être dans l’opposition, mais revendique le pluralisme de la majorité présidentielle.
D’imaginaires réactions de parlementaires ont été inventées pour plus de crédibilité. Ainsi, François Fillon condamne cette initiative, Jean-François Copé dénonce une “véritable agression de l’intérieur” vouée à l’échec, et Nadine Morano s’emporte contre “ces félons qui trahissent le président de la République”. Au centre et à gauche au contraire, on s’en réjouirait : François Bayrou salue l’initiative tout excluant une alliance avec l’UDP, et Laurent Fabius relève “le courage politique de Jean-Pierre Raffarin”.
Si l’on en croit les commentaires, une bonne partie des internautes a mordu à l’hameçon, tout comme un certain nombre de députés aujourd’hui à l’Assemblée. Et même, selon un collaborateur de groupe parlementaire, “ça devait bien finir par arriver”. Une autre fois, peut-être ?
mar
27
Sur Internet, journalistes professionnels et journalistes “citoyens” se côtoient
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A lire dans Ecrans.fr, le supplément de Libération, un article sur la cyber-réputation par Vincent Dufief, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies. Un paragraphe est particulièrement intéressant, que je cite ici :
C’est un fait, l’Internet communautaire permet désormais à chaque internaute de rendre n’importe quel contenu potentiellement visible par des dizaines de millions de personnes. S’il faut clairement se réjouir de cette consécration de la liberté d’expression et de l’avènement d’un « journalisme citoyen », qui permet de bousculer les dernières barrières de la censure ou de la désinformation, il demeure que cette facilité de diffusion de l’information permet aussi de publier des contenus franchissant allègrement les bornes de la légalité. Force est aussi de constater que journalisme professionnel et journalisme « citoyen » se mélangent aussi souvent sur internet, comme sur les sites des médias « traditionnels » où les commentaires des lecteurs côtoient l’article professionnel, offrant ainsi à des informations fréquemment subjectives, et non nécessairement vérifiées, une visibilité et un crédit particuliers.
Eh oui, le voilà l’enjeu du web politique : entre les journalistes professionnels qui s’adaptent un tantinet difficilement à ce nouveau média, et les innombrables blogueurs qui se revendiquent journalistes citoyens, plus proches du terrain mais souvent avec un niveau politique plus amateur (n’y voyez rien de péjoratif), comment trouver l’équilibre ? Qui tiendra le haut du pavé sur le web dans les prochaines années ?
mar
26
Le site d’informations participatif LePost, lancé par Le Monde en septembre 2007, ne respecte pas la législation française en matière d’e-mails commerciaux, comme j’ai pu le constater aujourd’hui en voulant m’inscrire. Sur la page d’inscription, il est en effet proposé au nouveau membre de recevoir la newsletter, ainsi que des offres commerciales du Post ou de ses partenaires. Jusque là, rien que de très classique, puisque ceci est généralement proposé lorsque l’on devient membre sur les sites d’une certaine taille.
Cette option “offres commerciales” signifie que le site peut louer la base des adresses e-mail de ses membres à des annonceurs. Ceux-ci enverront alors des publicités - si possible ciblées par âge, sexe, etc. grâce aux informations fournies par le site - dans les boîtes mails des prospects. Cette pratique est un levier très utilisé de l’e-marketing, qui ne doit pas être confondu avec du spam.
Pour éviter les courriers non sollicités, la location de bases d’adresses e-mails est strictement réglementée, et en France c’est la loi pour la Confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004 qui s’applique. Voir la page consacrée sur le site de la Direction du développement des médias.
Que dit cette loi ? En clair, que l’internaute doit impérativement exprimer son consentement pour pouvoir recevoir des courriers commerciaux. Dans un formulaire d’inscription, il doit donc nécessairement cocher une case, ou sélectionner “oui” dans un menu, par exemple. Ceci s’appelle l’opt-in, par opposition à l’opt-out (appliqué aux Etats-Unis en particulier) où l’internaute doit exprimer son refus pour ne pas recevoir d’offres commerciales.
Il est également interdit, et c’est là que nous touchons le problème sur LePost, que la case du consentement soit sélectionnée par défaut dans le formulaire d’inscription.
(cliquez pour agrandir l’image)
Or, comme on peut le voir sur cette capture d’écran prise aujourd’hui, la case “J’accepte de recevoir les offres commerciales du Post et de ses partenaires” est cochée par défaut. Si l’internaute valide son inscription sans toucher à cette case, il sera susceptible de recevoir des offres. Cela va donc augmenter le “taux d’opt-in” du Post, mais la loi n’est pas scrupuleusement respectée, et c’est ce type de pratiques approximatives qui contribue à ternir l’image de la publicité sur le web, où les internautes ont du mal à faire la différence entre courrier non sollicité et courrier commercial “propre”. Carton jaune !
Edit du 15 avril :
Le webmaster du Post a apparemment lu ce billet, car maintenant la case “Offres commerciales” n’est plus cochée par défaut ![]()
mar
26
Discussion off entre Rachida Dati et une journaliste de France 24
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Bakchich.info vient de se procurer l’enregistrement d’une conversation off the records qui a eu lieu le 12 décembre 2007 entre Rachida Dati, ministre de la Justice, et Roselyne Febvre, journaliste sur la chaîne d’information France 24. Quelques minutes avant le début de l’émission, elle oublient que leurs micros sont ouverts et discutent comme deux copines.
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mar
23
Les municipales boostent l’audience des sites d’information
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Les principaux journaux d’information en ligne viennent de communiquer leurs résultats d’audience pour la période des municipales. Le constat est clair : le gain d’audience a été considérable.
Un trio de tête se dégage nettement des autres sites d’informations :
- Lemonde.fr : 1,6 million de visites le dimanche 9 mars (1er tour) soit 52% de visites supplémentaires par rapport à un dimanche normal;
- Le Figaro : 1,3 million de visites soit 65% de plus;
- Le Parisien : 637 000 visites soit 377% de plus que la normale.
Les sites de PQR (Presse Quotidienne Régionale) ont annoncé une augmentation globale de 144% de leur audience, mais le Parisien.fr représente à lui seul 35% des visites, ce qui tempère ces bons résultats. Il faut dire que le quotidien a bien tiré son épingle du jeu en se faisant une notoriété sur l’affaire du “Casse-toi pauvre con“.
Par ailleurs, Libération.fr figure en 4ème position (464 000 visites) du premier tour, et le Nouvel Obs enregistre une hausse un peu décevante (+33%).
Les chiffres détaillés sont disponibles sur le site de l’OJD pour le 1er tour et le 2ème tour.
Les volumes de fréquentation des grands sites d’information deviennent si importants qu’ils sont maintenant comparables aux audience de la radio et de la télévision, tout en étant complémentaires. Internet est en effet très utilisé pour consulter en direct les résultats de localités précises, tandis que les médias traditionnels conservent leur légitimité sur l’explication et l’analyse politique. Il est en revanche dommage d’observer encore des lenteurs de connexion sur la plupart des sites le soir et le lendemain des deux tours.
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mar
18
Les Américains se tournent vers l’info politique en ligne
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Deux sondages parus presque simultanément montrent une tendance des Américains à privilégier l’information en ligne au détriment des médias traditionnels.
- Selon Zogby, alors que 70% des Américains considèrent le journalisme comme important pour la qualité de leur vie, deux tiers d’entre eux (64%) ne sont pas satisfaits de la qualité du journalisme. Aujourd’hui, ils sont 48% à utiliser Internet comme première source d’information, soit 40% de plus que l’an dernier. Ce sont surtout les 18-29 ans qui en font leur source essentielle (55%), alors que les plus de 65 ans l’utilisent moins. Par ailleurs, les sites web sont considérés par les Américains comme une source d’information plus importante que les médias traditionnels.
- Un sondage Harris Interactive indique parallèlement que 44% des Américains lisent des blogs politiques (dont 23% plusieurs fois par mois) contre 56% qui n’en lisent jamais. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les jeunes de moins de 30 ans qui sont les plus assidus (19%) mais les plus de 63 ans : 26% d’entre eux lisent régulièrement des blogs politiques.
Les lecteurs font par ailleurs confiance à la qualité des informations qu’ils y trouvent : 30% considèrent qu’elles sont au moins aussi fiables que dans les médias traditionnels, contre 22% qui pensent qu’elles sont moins fiables.
Ces chiffres démontrent une fois de plus qu’Internet est en train d’acquérir ses lettres de noblesse dans l’information - politique ou générale. Il reste maintenant à rendre complémentaires les canaux online et offline plutôt que de les opposer. L’arrivée massive sur le web des grands médias et des journalistes traditionnels devrait permettre d’apporter cette évolution.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
mar
6
Lemonde.fr rappelle à ses blogueurs les règles électorales
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Comme le signale Gilles Klein, Lemonde.fr rappelle à son réseau de blogueurs que la loi en vigueur en France interdit de communiquer les résultats des élections avant 20h le jour du scrutin, même sous la forme d’un lien vers un site étranger qui donnerait ces informations avant l’heure.
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mar
1
Le Prince Harry doit rentrer d’Afghanistan
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Le site américain DrudgeReport a encore frappé un grand coup : celui qui avait révélé l’affaire Monika Lewinsky, et dont je vous parlais plus récemment au sujet de la photo enturbannée de Barack Obama, vient de révéler que le jeune prince Harry combattait depuis 10 semaines en Afghanistan. Jusqu’ici, les médias britanniques avaient respecté le blackout demandé par le gouvernement pour protéger le prince en opérations, mais cette fuite oblige l’armée à le rapatrier immédiatement en Angleterre. En effet, la couverture médiatique de la présence d’un membre de la famille royale pourrait mettre en danger l’héritier lui-même et tous les soldats britanniques en Afghanistan.
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