Certains Américains ont failli sortir leur Colt .45 en apprenant que les Russes avaient envahi le pays. Ils ont confondu l’ancienne république soviétique avec l’état de Géorgie, aux Etats-Unis. Sur Yahoo! Answers, un habitant s’étonne de ne pas encore voir arriver les chars à Atlanta. S’agissait-il d’un plaisantin ou d’un fâché avec la géographie ? L’histoire ne le dit pas, et Yahoo! a supprimé la page, mais en voici une capture d’écran.

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En même temps, les habitants de l’Amérique profonde ont pu être déboussolés, car même Google News s’est emmêlé les pinceaux.

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georgie-blogspot-300x186Suite au piratage par les Russes du site du Ministère des Affaires Étrangères, le gouvernement géorgien a décidé de se réfugier sur Blogspot, la plateforme de blogs de Google ! Très simple à mettre en place et mieux sécurisé, Blogspot offre une solution de secours pour assurer la continuité de l’information gouvernementale aux citoyens.

Le nouveau site officiel du Ministère des Affaires Étrangères géorgien est donc accessible sur http://georgiamfa.blogspot.com/. Il est actualisé en permanence pour rendre compte de l’évolution de la situation dans le pays.

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georgie-soldat-150x150Le théâtre des terribles combats qui ont opposé cette semaine les forces géorgiennes et russes s’étend aussi au monde virtuel. Pas dans Counter Strike mais sur le web : plusieurs grands sites géorgiens ont été attaqués, devenant inaccessibles ou affichant de la propagande pro-russe.1

La page d’accueil du site du Ministère des Affaires Etrangères a ainsi été remplacée pendant quelques heures par des images dépeignant le président géorgien comme un nazi. Par ailleurs, des réseaux de serveurs commerciaux importants subissent des “floods” massifs depuis plusieurs jours, ce qui perturbe très fortement le trafic.

La Russie possède de nombreux hackers chevronnés, et la coordination de cette cyber-attaque en rappelle d’autres, récentes, contre d’anciennes républiques soviétiques. En 2007, en raison de tensions politiques, la Lituanie et l’Estonie en avaient eux aussi fait les frais. L’Estonie a d’ailleurs annoncé qu’elle allait dépêcher des experts en sécurité informatique pour prêter main forte à la Géorgie.

  1. Source : Washington Post []

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cyber-terrorisme-150x150Signe des temps et preuve de la virtualisation1 des champs de bataille - jusqu’à un certain point, vous diront les victimes des guerres - le mouvement jihadiste palestinien a annoncé la création d’une division de cyber-combattants parmi les Brigades Al-Quds. Il s’agit d’une réponse à des années d’attaques de hackers israéliens contre les sites des mouvements islamistes.

Leur porte-parole Abu Hamza déclare que ces cyber-brigades doivent “combattre l’ennemi sur les médias électroniques, et résister aux assauts des deux fronts, physique et virtuel”. Celles-ci auraient déjà des faits d’armes : les journaux israéliens Yediot Ahronot et Maariv auraient été hackés, et des photos de martyrs mis en ligne à la place de leur contenu habituel. Le responsable de Yediot Ahronot dément que son site ait été mis à mal, même s’il reconnaît subir des tentatives fréquentes. Les pirates israéliens, eux, avaient l’habitude d’uploader des photos “indécentes” sur les sites infiltrés…

Là où l’affaire est beaucoup plus sérieuse, c’est que les attaques virtuelles pourraient devenir préalables aux assauts physiques réels, affaiblissant les réseaux de communication israéliens juste avant la vraie attaque. Et même de façon passive : les islamistes utilisent Google Earth pour repérer les colonies israéliennes frontalières avant d’y envoyer des roquettes.

  1. voir aussi mon récent billet sur la neutralité de Wikipédia []

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camera-150x150L’encyclopédie collaborative Wikipédia figure aujourd’hui parmi les 10 premiers sites mondiaux (source Alexa), avec plus de 60 millions de visiteurs uniques chaque mois. Elle est devenue une source de renseignement quotidienne pour les internautes, squattant la première position de Google pour à peu près toutes les requêtes possibles et imaginables.

Cet Oracle du web est certes extraordinairement utile, et son système d’intelligence collaborative représente le meilleur du Web 2.0, mais son hégémonie implique de respecter une règle absolue de neutralité des articles. Il s’agit d’ailleurs de l’un des 5 principes fondateurs de l’encyclopédie.

Or, la puissance de Wikipédia en fait un immense terrain de bataille pour tous ceux qui veulent diffuser des informations selon leur point de vue, notamment sur les sujets politiques. Pendant le débat de l’entre deux tours de la présidentielle 2007, des partisans avaient modifié en direct l’article consacré à l’EPR, voulant faire croire que Nicolas Sarkozy avait raison en affirmant qu’il s’agissait d’un réacteur de 4ème génération.

Il y a aussi des sujets de discorde bien plus graves, qui se jouent de façon invisible pour le lecteur lambda. Le conflit israélo-arabe est l’un d’entre eux. Depuis des mois, deux groupes partisans opposés - CAMERA et Electronic Intifada - composés de volontaires, s’affrontent en ligne pour modifier à leur façon tous les articles impliquant des enjeux israéliens et arabes.

Selon Aish.com1, de nombreux biais anti-israéliens existent sur Wikipédia, sous 3 formes : vandalisme, fausses allégations et tentatives de marginaliser Israël. Ceci se traduit par exemple en essayant de définir Jérusalem comme “capitale de la Palestine”, ou plus sournoisement en mettant des liens vers des sources externes clairement antisémites dans des articles tels que “Egypte” ou “Camp David”, dont l’audience est considérable. Ou encore, sur la page consacrée aux “massacres de la guerre israélo-palestienienne de 1948″, en ne listant que ceux commis par les Israéliens.

Cette lutte souterraine connaît parfois des moments très tendus. Fin avril, des “accrochages” ont mené au bannissement de plusieurs membres de CAMERA, dénoncés par Electronic Intifada aux administrateurs de l’encyclopédie. L’histoire complète est à lire sur Aish.

Pour poursuivre votre réflexion, sachez que Valeurs Actuelles a publié récemment un papier sur les défauts de l’encyclopédie en ligne, et ce blog anti-Wikipédia en relève tout un catalogue.

Image : logo de Wikipédia modifié par le groupe anti-israélien Electronic Intifada.

  1. un portail communautaire juif, certes, mais dont l’article est indiscutablement argumenté et étayé []

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L’équipe de campagne de John McCain vient de mettre en ligne sur son site officiel une nouvelle vidéo intitulée Man in the Arena (”Un homme dans l’arène”) dans laquelle le candidat républicain revendique l’héritage de Winston Churchill et de Théodore Roosevelt, et met en avant son expérience de guerre au Vietnam. Le résultat est assez étrange, on dirait la bande-annonce d’un film de Francis Ford Coppola.

(je vous mets la copie diffusée sur Youtube, le player du site officiel n’ayant pas de fonction “exporter”)

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