nov
21
Il n’y a pas que les enseignants qui ont le droit de faire grève. Les écoliers veulent, eux aussi, suivre le chemin de l’apprentissage de la citoyenneté.
Un bruit court en ce moment sur le web parmi les collégiens et lycéens de France : le 5 décembre sera une journée “classes vides”. La génération 2008 utilise Facebook et les blogs aussi naturellement que la précédente allumait la télévision ; c’est donc par les réseaux sociaux que se transmet la rumeur. Un blog dédié a été créé (mais par qui? mystère…), et on compte déjà plus de 110 000 membres répartis dans deux groupes Facebook : pas mal du tout, beaucoup d’annonceurs rêveraient que leurs campagnes atteignent un tel niveau de viralité.
Sauf que, si le mystérieux blog officiel revendique cette action comme une journée de protestation contre les réformes, les motivations de la grande majorité des élèves sur Facebook sont en fait très floues, comme l’avouent les organisateurs :
D’ailleurs, sur le forum du groupe, ça phosphore dur pour essayer trouver une raison sérieuse de rester au lit le 5 décembre : “Trouvé un bonne argument de faire cette “grêve” “. Les bonnes idées ne manquent pourtant pas1 :
- On fait grêve contre le système =)
- On fait grêve pour faire preuve d’une présence d’esprit, de quelque chose qui sorte de l’ordinaire. On fait grêve pour ce que l’on veut, en fait.
- Moi je dis une greve contre ces chauffards de tram qui ecrasent les gens…!!!!
- pour que les jeunesse montre qu’elle est unie
- On fait greve pour montrer qu’on a tous des reves dans l’avenir et qu’on preferait les cultiver pour certains plutot que d’apprendre qu’un angle droit c’est 90°!
Bref, cette opération est un bel exemple de viralité parmi les ados via les réseaux sociaux. Aura-t-elle un impact significatif ? Entre la blague de potache et la transformation dans la vie réelle, il risque d’y avoir un gap. Et le 6 décembre, il y a fort à parier que les quelques motivés et/ou paresseux qui auront séché la veille se retrouveront avec deux heures de colle de la part de leurs profs revenus de leur “vraie” grève, sous l’oeil hilare de leurs camarades. A suivre…
avr
21
Un article de Libération fait un tour d’horizon de l’utilisation des SMS et du web par les lycéens actuellement en grève contre la réforme de l’Education Nationale. Ce sont deux armes d’usage différent : les textos servent à prévenir les camarades d’une action imminente, comme une manifestation place de la Bastille, tandis que les blogs servent à mieux mobiliser, à afficher les revendications et à raconter les événements en contournant les médias traditionnels. De nombreux lycées ont maintenant leur propre blog de grève, comme Fustel de Coulanges dans l’Essonne, Sonia Delaunay dans les Yvelines ou Gustave Eiffel en Seine St-Denis.
Adrien, créateur du blog de Fustel, utilise pleinement les possibilités offertes par le web pour organiser le mouvement : “Je me demande vraiment comment ils faisaient il y a 15 ou 20 ans. C’est un gros plus pour l’organisation. Ça nous offre une super visibilité auprès des profs, mais aussi des autres syndicats. Grâce à ça, j’ai même eu des contacts avec le Parti Socialiste.”
Mais ça ne marche pas à tous les coups, comme le prouve ce commentaire d’un apprenti syndicaliste malheureux au lycée de Goussainville : “Bonjour, ça fait plusieurs semaines que j’essaie de mobiliser mon lycée mais ça ne prend pas, j’aurais besoin de conseils svp”.
avr
11
A lire sur Lemonde.fr, un article faisant le point sur l’utilisation d’Internet par les lycéens pour donner du souffle à leur mouvement, boudé par les médias traditionnels. Blogs, sites communautaires, et même vidéo virale, avec cet exemple de happening au lycée d’Albi, où tous les lycéens éteignent leur bougie au passage de l’inspecteur d’académie. Un assez beau succès sur Youtube, avec plus de 120 000 visionnages.
