mai
22
On le savait, le président de la République a un profil Facebook depuis mars 2009, mais celui-ci offrait assez peu d’intérêt au demeurant, puisqu’il se limitait à publier des communiqués officiels et des coupures de presse.
Pourtant, deux jours après la vidéo « Bon courage chouchou » diffusée cette semaine, Nicolas Sarkozy a actualisé mercredi sa page Facebook, pour la première fois d’une façon beaucoup plus personnelle et intime. Jugez plutôt :
j’actualise mon profil avant le jeudi de l’Ascension avec mes dernières lectures : « Pierre et Jean » (sic) de Maupassant et « Le Lièvre de Patagonie » de Claude Lanzmann. Dernièrement, j’ai aussi vu l’inoubliable film « Les Feux de la Rampe » de Charlie Chaplin.
Dans la foulée, sa photo en costume-cravate a été remplacée par une image de vacances, où le président apparaît tout sourire, le col de sa chemise blanche défait, et même la vidéo de Femmes Actuelles de cette semaine a été publiée. Quant au champ « Activités » de son profil, il est modestement renseigné par « Course à pied, régulièrement » : Nicolas Sarkozy rend bien mal hommage à son hyperactivité, car on ne peut nier qu’il remplit ses journées avec un peu plus qu’une heure de jogging.
Bref, la stratégie de communication de l’Elysée serait-elle entrée dans une phase de reconquête des coeurs via Internet ? Cela se pourrait bien. Il y a des gens payés pour y réfléchir (et copier Obama), comme le jeune Nicolas Princen, ou Franck Louvrier :
« Nous avons décidé de sortir de l’info traditionnelle, cela rentre dans la démarche de s’adapter aux évolutions technologiques »
D’un point de vue de la communication web, cette utilisation de Facebook va dans le bon sens. Reste à savoir si cet outil sera régulièrement actualisé sur le même ton, ce qui est indispensable pour établir une relation durable et plus proche avec les internautes. Et pourquoi pas ouvrir un jour un fil Twitter ? Mais on plaint les journalistes et blogueurs qui devraient suivre sur leur écran le rythme effréné de l’hyperprésident…
jan
24
Tout au long de la course à la Maison-Blanche, la comète Obama a trainé dans son sillage une multitude d’innovations et d’utilisations intelligentes du web, réalisant ainsi la première campagne présidentielle où Internet avait un rôle central.
Pourtant, lors de son élection en novembre, on s’est interrogé sur la suite des événements : le « nouveau-locataire-de-la-Maison-Blanche » continuera-t-il à utiliser le formidable potentiel du web pendant ses quatre années de gouvernement ? Des candidats qui prônent la Rupture (technologique ou autre) et qui oublient tout dès qu’ils mettent les pieds dans leurs nouveaux bureaux, ça s’est déjà vu.
Heureusement, Barack Obama donne des signes clairs sur son intention d’utiliser concrètement Internet pour rapprocher son administration des citoyens durant son mandat. Et de ce point de vue, son investiture cette semaine a confirmé que les Américains entraient dans l’ère du premier e-Président.
- Mardi à 12h01, au moment où le nouveau président prononçait les premiers mots de son serment, le site de la Maison-Blanche changeait de propriétaire et révélait son nouveau visage, conçu pour plus de communication, de transparence et de participation. L’identité graphique est réussie mais assez classique, et l’essentiel du contenu est lui aussi assez traditionnel pour le moment. Une nouvelle rubrique est intéressante : la briefing-room, qui intègre des comptes-rendus sous forme de texte, photos, vidéos, et d’un blog, mais utilisé de façon assez peu participative finalement, car il s’agira essentiellement de billets solennels, et les commentaires seront fermés. Enfin, l’internaute peut s’abonner au flux RSS où à la newsletter quotidienne.
- Une chaîne Youtube de la Maison-Blanche a été créée, pour diffuser à travers le web les vidéos présidentielles. Celle du discours d’investiture a été vue plus de 2,8 millions de fois, mais ce n’est rien par rapport à l’événement CNN/Facebook.
- Justement, la diffusion en direct de l’événément simultanément sur Facebook et CNN.com, avec la possibilité de commenter la vidéo du discours d’investiture via son profil Facebook, a connu un incroyable succès : plus de 27 millions de personnes ont regardé la vidéo sur CNN.com mardi, dont 7,7 millions en direct, tandis que les statuts Facebook commentaient l’événement à raison de 4000 mises à jour par minutes, avec un pic à 8500 par minute au moment du direct.
- Reste à savoir comment le candidat élu va utiliser la puissance du réseau de millions de citoyens online qu’il a construit durant sa campagne pour mieux gouverner. Pour l’instant, on s’interroge…
Tel un aimant, Obama attire les innovations Internet, et des effets secondaires ont pu être ressentis jusqu’en France : Ségolène Royal a quasiment live-bloggé l’événement en direct de Washington, livrant ses impressions dans cinq Lettres d’Amériques, envoyées par e-mail aux militants et retranscrites sur Desirsdavenir.org. Morceau choisi de notre vaillante reporteuse, partie sans même l’assurance d’obtenir une invitation pour la cérémonie :
Depuis ce café très proche des cérémonies, je vous envoie cette lettre. Dès cinq heures du matin dans un froid glacial, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants de tous âges, de toutes les couleurs et de toutes conditions – ce que Barack Obama a appelé le « patchwork of our heritage » – ont convergé vers le Mall pour vivre ce moment historique.
nov
21
Il n’y a pas que les enseignants qui ont le droit de faire grève. Les écoliers veulent, eux aussi, suivre le chemin de l’apprentissage de la citoyenneté.
Un bruit court en ce moment sur le web parmi les collégiens et lycéens de France : le 5 décembre sera une journée « classes vides ». La génération 2008 utilise Facebook et les blogs aussi naturellement que la précédente allumait la télévision ; c’est donc par les réseaux sociaux que se transmet la rumeur. Un blog dédié a été créé (mais par qui? mystère…), et on compte déjà plus de 110 000 membres répartis dans deux groupes Facebook : pas mal du tout, beaucoup d’annonceurs rêveraient que leurs campagnes atteignent un tel niveau de viralité.
Sauf que, si le mystérieux blog officiel revendique cette action comme une journée de protestation contre les réformes, les motivations de la grande majorité des élèves sur Facebook sont en fait très floues, comme l’avouent les organisateurs :
D’ailleurs, sur le forum du groupe, ça phosphore dur pour essayer trouver une raison sérieuse de rester au lit le 5 décembre : « Trouvé un bonne argument de faire cette « grêve » « . Les bonnes idées ne manquent pourtant pas1 :
- On fait grêve contre le système =)
- On fait grêve pour faire preuve d’une présence d’esprit, de quelque chose qui sorte de l’ordinaire. On fait grêve pour ce que l’on veut, en fait.
- Moi je dis une greve contre ces chauffards de tram qui ecrasent les gens…!!!!
- pour que les jeunesse montre qu’elle est unie
- On fait greve pour montrer qu’on a tous des reves dans l’avenir et qu’on preferait les cultiver pour certains plutot que d’apprendre qu’un angle droit c’est 90°!
Bref, cette opération est un bel exemple de viralité parmi les ados via les réseaux sociaux. Aura-t-elle un impact significatif ? Entre la blague de potache et la transformation dans la vie réelle, il risque d’y avoir un gap. Et le 6 décembre, il y a fort à parier que les quelques motivés et/ou paresseux qui auront séché la veille se retrouveront avec deux heures de colle de la part de leurs profs revenus de leur « vraie » grève, sous l’oeil hilare de leurs camarades. A suivre…
nov
2
A deux jours du scrutin tant attendu, faisons un point statistique sur les e-campagnes des deux principaux candidats à l’élection présidentielle américaine. Les chiffres sont assez impressionnants1 :
Facebook :
Obama : 2 037 000 amis
McCain : 564 900 amis
MySpace :
Obama : 823 000 amis
McCain : 213 800 amis
Youtube :
Obama : 92 650 000 visionnages
McCain : 24 000 000 visionnages
Twitter :
Obama : 111 700 followers (#1)
McCain : 4500 followers2
Sans aucune surprise, ces chiffres montrent que Barack Obama a largement dominé, d’un bout à l’autre, la campagne sur les réseaux sociaux. Nous verrons si cela suffira à le faire élire mardi…
- Source : Techpresident [↑]
- merci à Julien Landfried de Ilovepolitics.info pour sa rectification [↑]
sept
6
La grossesse de Rachida Dati est l’info politique-people qui obnubile la presse et le web depuis deux semaines. Retraçons la courte mais fulgurante histoire de ce buzz.
Comme souvent en la matière, tout est parti du web : c’est le site Purepeople.com qui a révélé en premier ce scoop, le 22 août. Rapidement, certains titres de la presse people et quotidienne reprennent l’info, mais ne la publient que sur leurs sites web pour commencer. Gala, Voici et 20minutes, ainsi que Backchich – jamais en retard d’un buzz – publient des brèves, accompagnées de photos qui-vont-bien.
A partir du 30 août, la nouvelle sort de l’enceinte du web pour aller s’étaler en couverture de magazines people, en l’occurence Voici et Closer. Dans les jours qui suivent, le reste de la presse traditionnelle publie à son tour l’information, avec plus ou moins de circonspection.
Mise devant le fait accompli, Rachida Dati confirme officiellement le 3 septembre sa grossesse, qu’elle n’aurait de toutes façons pas pu cacher beaucoup plus longtemps.
Fin du buzz ? Que nenni ! La veille, la phase 2 du buzz s’est déjà enclenchée sur Internet. Le site marocain L’Observateur affirme que le père serait José Maria Aznar. Dès le lendemain dans El Pais, l’intéressé dément avec force cette rumeur du web, conscient de l’ampleur qu’elle va prendre. Mais le rédacteur en chef de l’Observateur persiste à dire que son info est fiable et vérifiée. Sauf que VSD évoque plutôt un PDG français – mais hésite entre deux, que la Garde des Sceaux aurait fréquentés.
Le quotidien El Mundo publie jeudi un édito intitulé « Rumeurs.com » dans lequel il explique « comment internet à modifié les règles du jeu, servant de canal à la publication de rumeurs et informations non sourcées qui verraient difficilement le jour dans la presse traditionnelle, mais qui finissent quand même par s’y retrouver quand les personnes visées par la pseudo-information se voient forcées d’intervenir ».
Pour l’heure, l’affaire Dati en est à la recherche de paternité. Rien ne pourra l’arrêter avant que le nom soit révélé – certainement d’abord sur le web, puis dans la presse -, ce qui finira par arriver dans les prochains jours ou semaines.
Les chiffres d’un buzz politique comme celui-ci sont toujours impressionnants par la rapidité fulgurante et l’ampleur de leur diffusion :
- 200 000 pages de résultats pour la requête « rachida dati enceinte » sur Google
- 450 articles d’actualité selon Google Actualités
- 535 billets de blogs référencés par Google et 270 par Technorati
Pour profiter de l’engouement des internautes, des liens sponsorisés ont été achetés par 20minutes, Gala et LePost. Et bien entendu, il y a déjà un groupe Facebook « Je ne suis pas le père de l’enfant de Rachida Dati« pour aider à trouver le père en procédant par élimination
Pour finir, admirez les belles courbes des requêtes Google pour « Rachida Dati » et « Rachida Dati enceinte » :

août
19
Christophe Grébert, blogueur local devenu conseiller municipal à Puteaux, aime prendre de l’avance dans son travail. Pour préparer les élections municipales de 2014, il a déjà créé son groupe Facebook et acheté puteaux2014.com. Ça, c’est fait.
Edit du 21 août : Christophe Grébert vient aussi d’ouvrir une page Facebook pour recueillir plein de fans.
août
16
Pour continuer avec la série des groupes politique drôles (ou moins drôles) sur Facebok, voici le tour de Ségolène Royal :
- Je Parie que je peux trouver 100,000 personnes qui detestent SEGOLENE ROYAL
- I bet I can Find 1 000 000 people who love Segolene Royal !
-
Pour échanger Ingrid Bétancourt contre Ségolène Royal – une vieille joke de Facebook, il y a plusieurs groupes similaires
- Mieux vaut Knut l’ourson que Segolene Royal
- Ségolène Royal est la Cindy Sander de la Politique
-
Marre qu’on me réponde « royal ! » quand je dis que je m’appelle Ségolène – un vivier de plus de 61 Ségolènes de toutes sortes
- j’en veux a segolene royal d’avoir fermée le club Dorothé
- Je prefere Homer Simpson que Segolene Royal
août
14
L’oeil acéré de TechCrunch a remarqué que Barack Obama était devenu la personne la plus suivie au monde sur Twitter. Jusqu’à présent il était deuxième derrière Kevin Rose, le fondateur de Digg, qui totalisait 56 482 fans. Aujourd’hui, avec plus de 60 000 suiveurs, Barack Obama prend la 1ère marche du podium.
Kevin Rose a d’ailleurs élégamment salué aujourd’hui sur sa page Twitter ce changement de leadership :
@BarackObama – I, for one, welcome you as my new twitter overlord
Le candidat démocrate prouve donc une fois de plus qu’il est aujourd’hui le champion toutes catégories du web mondial, surtout par rapport à son adversaire républicain :
- Myspace : 448 000 amis contre 63 000 pour McCain
- Youtube : ses vidéos ont été vues 52 millions de fois, contre 9,5 millions pour McCain (qui est pourtant passé à la vitesse supérieure ces dernières semaines)
- Facebook : 1,3 million de supporters contre 201 000 pour McCain
- Technorati : en moyenne 2400 nouvelles mentions sur la blogosphère chaque jour, contre 1938 pour McCain
- Quant à Twitter, McCain n’utilise pas cet outil dans sa campagne
juil
31
Voici le premier d’une série de billets un peu légers (c’est l’été): je me suis amusé à recenser des groupes politiques insolites sur Facebook pour certaines personnalités politiques.
Et il y a matière, car la politique est un thème très populaire sur Facebook. Ou plutôt, il y a de nombreux groupes, même si les adhésions n’affluent pas systématiquement.
Commençons par le plus grand sujet d’inspiration en France, évidemment Nicolas Sarkozy et son fiston Jean :
-
And I bet I can find 1,000,000 people who dislike Sarkozy! – pour l’instant seulement 19 400 membres
-
And I bet I can find 1,000,000 people who LIKE Nicolas SARKOZY – non plus… 974 membres
- Je serai au pot de départ Nicolas Sarkozy en 2012 !
- Ceux qui pense que Jean Sarkozy est le fils caché de Patrick Sébastien..
- Que Jean Sarkozy fasse des études avant de vouloir faire de la politique
- Jean Sarkozy : TA GUEULE !
juil
30
Les Républicains mettent actuellement les bouchées doubles pour tenter de moderniser l’image de leur candidat et rattraper leur retard en matière d’utilisation d’Internet dans la campagne présidentielle, comme le résume bien cet article du Monde.
Ils ont ainsi tout récemment réalisé plusieurs initiatives réellement intéressantes, comme le BarackBook, une parodie1 de Facebook dédiée à Obama contre son gré, ou encore la GOP Toolbar, qui verse quelques centimes à la campagne de John McCain à chaque fois qu’un internaute l’utilise pour effectuer une recherche sur le web.
juil
28
Mon coup de coeur du moment sur le web politique, c’est Failbook. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une parodie de Facebook, mais pour les hommes politiques français.
La réalisation est hyper soignée, on y retrouve des pages de profils, des statuts d’amis, un newsfeed qui renvoie vers des liens d’actualité, etc. Le tout est bidon (quoique…) et bidonnant. Et le meilleur, c’est que les internautes peuvent eux aussi proposer des mises à jour, ce qui devrait assurer à Failbook du contenu actualisé pour longtemps, pour notre plus grand plaisir.
Encore une fois merci à Damien, un passionné de Gphone
juin
18
Hier, Barack Obama a franchi la barre symbolique du million de supporters sur Facebook, ce qui le place très loin devant toutes les autres personnalités politiques présentes sur le réseau social. On ne connaît pas l’identité du millionième partisan, il ne pourra donc pas gagner son poids en chocolat.
Dans une note ce matin, le candidat démocrate se félicite de l’énergie de ses supporters sur le web, et les invite à se mobiliser encore plus pour sa campagne, par exemple en installant l’application Obama pour Facebook.
Quant à Hillary Clinton et John McCain, ils sont au coude-à-coude, avec respectivement 158 000 et 146 000 supporters. Mais McCain est sur une bonne tendance pour rattraper l’ex-candidate démocrate, qui stagne depuis son abandon de l’investiture face à Obama.
Voici un petit graphique de l’évolution du nombre de supporters des 3 candidats :
Source : Techpresident
juin
1
Les dirigeants communistes chinois n’ont jamais été réputés pour leur accessibilité et leur proximité avec les citoyens. Contrairement à leurs homologues scandinaves, on ne souvient pas d’avoir vu des membres du gouvernement révolutionnaire faire leurs courses chez Ikea un samedi après-midi, ni prendre le bus pour se rendre au Parlement.
Et pourtant, il se pourrait bien le premier ministre chinois Wen Jia-bao soit en train de donner une leçon de communication (démagogie ?) politique à ses confrères occidentaux en s’inscrivant sur Facebook le 14 mai dernier. Ce n’est pas un imposteur – certains ont essayé au Maroc, ils ont eu des problèmes -, il s’agit réellement de la page du premier ministre.
Sa popularité étant décuplée depuis sa gestion de la catastrophe du tremblement de terre, Wen Jia-bao a connu une impressionnante augmentation de son nombre d’amis : 14 000 le 28 mai, 20 000 le 29 mai, et plus de 41 000 ce 1er juin, ce qui le hisse à la 6ème place des politiciens les plus populaires sur Facebook, devant Arnold Schwarzenegger, Nicolas Sarkozy ou George W. Bush ! Barack Obama doit commencer à regarder dans son rétroviseur pour surveiller ce concurrent venu de l’autre bout du monde… Et comme les internautes chinois sont maintenant plus nombreux que les américains, il est théoriquement possible que « Grand-père Wen » prenne un jour la 1ère place du podium.
Sur son « wall », près de 6000 messages, dont beaucoup postés par des Occidentaux, mais aucun qui ne soit trop critique. De nombreuses personnes plaident même pour l’attribution du Prix Nobel de la paix à Wen Jia-bao, à tel point que leur appel commence à être entendu. Voici un nouvel exemple de la façon dont le gouvernement chinois utilise Internet à son avantage, en censurant lorsque c’est nécessaire mais surtout en encourageant les manifestations de soutien. Allez, même pas cap’ de « poker » le premier ministre chinois !
avr
14
L’armée canadienne a récemment demandé à ses soldats de ne mettre sur Facebook aucune photo ou information personnelle pouvant être utilisée à mauvais escient par des groupes terroristes, qui surveillent probablement les réseaux sociaux. Selon la chaîne canadienne CBC, un mémorandum de l’état-major interdit aux militaires canadiens de mettre en ligne des images d’eux-même en uniforme, ou toute photo prise en Afghanistan. Le Canada est en effet engagé depuis 2002 en Afghanistan, et ce genre de données pourrait mettre en danger la sécurité des personnels présents sur place.
Selon Lemonde.fr, Israël aussi s’inquiète des informations diffusées sur Facebook. En effet, « Des douzaines, voire peut-être des centaines, de photographies classées confidentielles par Tsahal sont librement disponibles sur Facebook » écrit le Jérusalem Post. Envoyées par les soldats, ces photos montreraient des bases de Tsahal et des systèmes d’armement, ainsi que les coordonnées d’unités sur le terrain. Le ministère de la défense affirme que l’armée israélienne a mis en place une cellule chargée de retrouver toute information confidentielle défense mise en ligne. Les militaires imprudents risqueraient la cour martiale.
avr
13
La semaine dernière, le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « Parlons Net« , émission hebdomadaire réunissant plusieurs titres de la presse Internet dont France Info, Lefigaro.fr, Rue89 et Marianne2.fr. Diffusée en direct sur France Info, l’interview était également filmée. Dans la dernière partie de l’entretien, Jean-Luc Mélenchon était interrogé sur son usage du web en politique. Une vision assez intéressante de la part de cet homme politique old school, dont la réputation de franc-parler n’est pas usurpée.
Le sénateur entretient un blog assez consulté (30 000 visiteurs par mois) et possède un profil Facebook avec plus de 300 amis. Il a pris goût à l’écriture en ligne, même s’il avait au départ une certaine réticence à se mettre en avant personnellement plutôt que ses idées. Aujourd’hui, cet espace lui permet d’augmenter sa surface d’expression en contournant les médias traditionnels, bien qu’il se fasse « beaucoup engueuler » par les internautes. Sur Facebook, il fait partie de groupes aussi éclectiques que « Contre le rapprochement de la gauche et du MoDem », « Pour que le coyote attrape enfin cet enfoiré de bip-bip » et « Les révolutionnaires français avaient la classe ».
Concernant le militantisme online, il affiche ses réserves. L’engagement politique sur le web par un simple clic lui semble constituer une dérive : « ils appuient sur des boutons et ils croient qu’ils font quelque chose ».
A l’égard des « journalistes citoyens » auto-proclamés de la blogosphère, il est également assez méfiant. Pour Jean-Luc Mélenchon, « ce n’est pas vrai que tout le monde peut être journaliste », c’est un métier à part entière. De plus, la diffusion instantanée de rumeurs et de petites vidéos telles que celle du « Casse-toi pauvre con« , ou du off de Rachida Dati lui semble dangereuse, obligeant les politiques à surveiller en permanence chacun de leurs propos, qui deviendraient ainsi des politiciens « lisses » et « lyophilisés ».



