sept
9
Scotland Yard et la Mairie de Londres ont lancé la semaine dernière une carte interactive de la délinquance à Londres. Actualisée en permanence en fonction des plaintes enregistrées par la police, cette carte répertorie les délits (cambriolages, vols de véhicules, etc.) mais pas encore les crimes. A terme, elle pourrait même afficher le taux de résolution des affaires : voilà qui inciterait à la culture du résultat dans la police londonienne.
Le projet a coûté 260 000 euros, et fait suite aux promesses de campagne du nouveau maire de la capitale, Boris Johnson, de lutter contre la criminalité.
Il faut d’ailleurs s’attendre à ce que ce type de dispositif soit étendu à toute l’Angleterre en 2009, selon ce qu’a annoncé avant l’été le premier ministre Gordon Brown. En France, une telle carte n’existe pas, les statistiques étant publiées dans la presse de façon irrégulière.
En revanche, aux États-Unis certaines localités ont mis en ligne des cartes similaires, bien qu’assez rustiques (District of Columbia, Nashville, San Diego, Dallas…).
Diffuser les statistiques de la délinquance en direct sur Internet : est-ce une avancée vers plus de transparence des autorités publiques, ou cela fait-il le jeu des politiques sécuritaires ? Chacun aura son interprétation en fonction de ses convictions politiques.
juil
3
Le Premier Ministre britannique Gordon Brown a annoncé la mise en ligne dès l’an prochain d’une “carte interactive de la criminalité”. Accessible publiquement sur Internet et actualisée tous les mois par la police, cette carte du crime permettra aux habitants de comparer le taux d’insécurité et les performances de la police de leur quartier par rapport au reste de l’Angleterre et du Pays de Galles.
Cette initiative du gouvernement vise à réduire le fossé entre le système judiciaire britannique et les citoyens, dont beaucoup estiment qu’il n’est “plus de leur côté”. Le Royaume-Uni, qui compte déjà 4 millions de caméras de surveillance, franchit ainsi un nouveau pas dans l’utilisation des nouvelles technologies pour lutter contre la criminalité. Il existe déjà des cartes interactives du crime - mais non officielles donc invérifiables - comme par exemple SpotCrime, qui utilise la technologie Google Maps pour répertorier les délits aux Etats-Unis et dans certaines grandes villes.
On voit d’ici les changements dans la vie de quartier : la grand-mère du futur ne passera plus son temps à épier le voisinage derrière ses rideaux, elle sera scotchée devant son écran d’ordinateur à monitorer des webcams et actualiser des plans en ligne.