déc
30
C’est un classique pour les directions informatiques étourdies, mais quand il s’agit de George W. Bush, cela fait encore plus rire : omettre de renouveler son propre nom de domaine peut coûter très cher. C’est la fondation George W. Bush Library, à Dallas, qui en a récemment fait les frais: son fournisseur informatique ayant oublié la date d’expiration du domaine GeorgeWBushLibrary.com, elle se l’est laissé chaparder par une agence web aux aguets qui l’a aussitôt racheté pour 10 dollars. Après quelques mois de négociation, elle l’a finalement revendu à son propriétaire légitime pour… 35 000 dollars.
D’ailleurs, ce nom de domaine aura décidément coûté très cher, car la fondation l’avait initialement acheté en 2007 à un particulier pour la somme de 3000 dollars. Le prix standard d’un “.com” se situe normalement autour de 8 dollars par an.
déc
20
La vidéo du président américain évitant de justesse et non sans humour1 une, non deux chaussures volantes d’un journaliste irakien, a fait le tour du web, et même le tour du monde. Le tour du web, c’est 13 millions de visionnages en une semaine, ce qui la propulse en tête du classement des vidéos de l’indicateur Bertrand. Plus efficace qu’une pub virale de Nike.
Comme à chaque fois, des parodies surgissent en quelques heures du cerveau d’anonymes geeks : animations à utiliser en smiley dans MSN Messenger, vidéos détournées plus ou moins réussies, T-shirts, et bien entendu jeux en flash (ici, là et là-bas). Bref, la panoplie complète du buzz de légende, celui qui dure plus de 5 jours et accédera peut-être au statut de mème.
Cet épisode drôlatique - exutoire pour une bonne partie de la planète - a aussi eu des répercussions dans le monde réel. Il a par exemple provoqué la première micro start-up: l’auteur du jeu Sockandawe.com2 a inventé le concept lundi, développé le jeu mardi, fait un carton mondial mercredi, et vendu la licence sur eBay jeudi, pour la somme de 7800$.
Dans le monde arabe, on se réjouit de cet instant de bravoure : les journaux en font leur une, les dessinateurs caricaturent, des comédiens parodient la scène à la télévision, et les Egyptiens se sont échangé des blagues par SMS pendant toute la semaine.
Le jeune journaliste irakien, lui, ne rigole pas : il a été arrêté et risque jusqu’à 7 ans de prison. Mais l’opinion publique fait bloc derrière celui qu’elle a élevé au rang de héros national, 68 000 membres de Facebook le soutiennent et plus de 200 avocats se disent prêts à le défendre gratuitement. Finalement, l’attentat en Irak qui a fait le plus de bruit médiatique durant cette guerre n’aura tué personne.
- “Si vous voulez des faits: c’était une chaussure de taille 44″ a-t-il déclaré à propos de l’incident [↑]
- Littéralement “Chaussette et effroi”. Jeu de mots avec “Shock and Awe”, une doctrine d’attaque militaire éclair utilisée par l’armée américaine en Irak [↑]
nov
5
Comme le monde entier, la rédaction de Rue89 se félicite chaleureusement de l’élection de Barack Obama, pour qui elle a beaucoup œuvré. Ils sont tellement contents que même les articles ne suffisent plus à afficher l’étendue incommensurable de leur joie.
Alors pour la partager avec tous les internautes, ils ont créé spécialement pour l’occasion un “flash transparent” de quelques secondes, qui s’affiche dès que l’on arrive sur le site. On y voit Super Barack chasser d’un grand coup de pied le méchant W. C’est glop, non ?
août
7
Un petit tutoriel humoristique de SlateV explique comment créer facilement des images de propagande grâce à Photoshop. Pour illustrer toute la gamme des possibilités, plusieurs photos célèbres de l’administration Bush ont été utilisées…
fév
25
Pour les Américains qui veulent dire adieu avec un peu d’avance à George W. Bush, FarewellMrPresident.com a ouvert le 18 février. Ce site permet de mettre en ligne sa propre vidéo pour agiter son mouchoir et adresser quelques mots de regrets - ou pas - au futur ex-président des Etats-Unis.
Le concept remonte en fait à quelques mois, lorsque que Greg Olliver, réalisateur de films, se rend compte qu’il ne se passe pas un jour sans qu’il entende parler de George Bush. “J’ai passé la plus grande partie de ma vie comme non-votant, à ne pas m’intéresser à la politique. Mais comme les discussions autour de la politique et du président Bush sont devenues une part de la vie quotidienne de mes connaissances, je me suis senti obligé de créer un moyen pour que tout le monde puisse au moins lui dire au revoir”. Et le voilà parti sur les routes des 50 états américains pour recueillir les mots d’adieux des citoyens de la rue à leur Commandeur en chef, 8 ans après son arrivée au pouvoir. Aujourd’hui, le site part donc déjà avec une petite base de vidéos - moins d’une centaine - et avec un concept prometteur pour 2008.
Mais comme le montre ce florilège des meilleurs moments, peu de gens interrogés semblent chanter les louanges de Dubyia, comme ce jeune Black qui lance “What you did to this country, man… is bad man” :
