nov
1
La Maison Blanche vient de lancer une nouvelle version de son site, et annonce qu’il repose désormais sur le CMS gratuit Drupal, bien connu des internautes un tantinet mordus de technique. Pour les autres, sachez qu’un CMS, acronyme de Content Management System, permet de gérer facilement le contenu d’un site web, et notamment de le faire administrer et mettre à jour par des profanes de la technique. Une fois le site installé, publier de nouveaux articles est aussi simple que d’utiliser Word.
Drupal remplace l’ancien outil datant du début de l’ère Bush (fils, pas père), créé spécialement pour la Maison Blanche par une équipe de développeurs en 2000. A cette époque, aucun système CMS digne de ce nom n’existait de façon gratuite et répandue, ce qui obligeait chaque équipe de développement à créer son propre système, qui devenait d’ailleurs généralement impossible à maintenir si on changeait d’équipe1. Selon un article de l’agence de l’époque, leur outil était censé être provisoire, à tel point qu’ils n’ont jamais pris le temps de lui attribuer un nom, et l’appelaient simplement « The Tool ». Pourtant, « The Tool » a tenu huit ans, pendant toute la durée des deux mandats de George W. Bush.
Voilà donc l’occasion, en ce dimanche pluvieux, d’utiliser la machine à remonter le temps d’Internet, pour une plongée dans les anciennes versions du site whitehouse.gov – à l’époque du XXème siècle.
1997 :
1998 :
- aujourd’hui, on n’a que l’embarras du choix entre les nombreuses plateformes de blogs et CMS, complets et gratuits, qui ont permis le développement fulgurant des sites perso et des blogs [↑]
mai
11
Comme le veut le protocole depuis 1924, le nouveau président américain a effectué sa traditionnelle hilarante prestation au Dîner des Correspondants hier soir à Washington. C’est drôle, en effet, mais il faut avoir un certain niveau en anglais et en politique américaine pour en saisir toutes les charmantes subtilités. Contre toute attente, l’audimat cartonne à plus de 700 000 visionnages en 24 heures…
Mais n’en déplaise à Canal+, même George W. Bush savait être désopilant, comme le prouve cette archive du dîner de 2006.
jan
16
Dans la veine des micro-blog collectifs façon Twitter, tels que le célèbre Viedemerde, vient de se lancer What will W. do ?, qui permet aux internautes de prédire comment l’ex-président américain (dans 4 jours) va remplir ses journées après avoir rendu les clés de la Maison Blanche à Barack Obama.
Certains internautes assez clairvoyants prévoient qu’il pourrait devenir boulanger et faire des bretzels, ou bien rencontrer Monica Lewinsky, ou encore apprendre à lire…
Via le toujours prolifique (pas comme moi) Presse-Citron
déc
30
C’est un classique pour les directions informatiques étourdies, mais quand il s’agit de George W. Bush, cela fait encore plus rire : omettre de renouveler son propre nom de domaine peut coûter très cher. C’est la fondation George W. Bush Library, à Dallas, qui en a récemment fait les frais: son fournisseur informatique ayant oublié la date d’expiration du domaine GeorgeWBushLibrary.com, elle se l’est laissé chaparder par une agence web aux aguets qui l’a aussitôt racheté pour 10 dollars. Après quelques mois de négociation, elle l’a finalement revendu à son propriétaire légitime pour… 35 000 dollars.
D’ailleurs, ce nom de domaine aura décidément coûté très cher, car la fondation l’avait initialement acheté en 2007 à un particulier pour la somme de 3000 dollars. Le prix standard d’un « .com » se situe normalement autour de 8 dollars par an.
déc
20
La vidéo du président américain évitant de justesse et non sans humour1 une, non deux chaussures volantes d’un journaliste irakien, a fait le tour du web, et même le tour du monde. Le tour du web, c’est 13 millions de visionnages en une semaine, ce qui la propulse en tête du classement des vidéos de l’indicateur Bertrand. Plus efficace qu’une pub virale de Nike.
Comme à chaque fois, des parodies surgissent en quelques heures du cerveau d’anonymes geeks : animations à utiliser en smiley dans MSN Messenger, vidéos détournées plus ou moins réussies, T-shirts, et bien entendu jeux en flash (ici, là et là-bas). Bref, la panoplie complète du buzz de légende, celui qui dure plus de 5 jours et accédera peut-être au statut de mème.
Cet épisode drôlatique – exutoire pour une bonne partie de la planète – a aussi eu des répercussions dans le monde réel. Il a par exemple provoqué la première micro start-up: l’auteur du jeu Sockandawe.com2 a inventé le concept lundi, développé le jeu mardi, fait un carton mondial mercredi, et vendu la licence sur eBay jeudi, pour la somme de 7800$.
Dans le monde arabe, on se réjouit de cet instant de bravoure : les journaux en font leur une, les dessinateurs caricaturent, des comédiens parodient la scène à la télévision, et les Egyptiens se sont échangé des blagues par SMS pendant toute la semaine.
Le jeune journaliste irakien, lui, ne rigole pas : il a été arrêté et risque jusqu’à 7 ans de prison. Mais l’opinion publique fait bloc derrière celui qu’elle a élevé au rang de héros national, 68 000 membres de Facebook le soutiennent et plus de 200 avocats se disent prêts à le défendre gratuitement. Finalement, l’attentat en Irak qui a fait le plus de bruit médiatique durant cette guerre n’aura tué personne.
- « Si vous voulez des faits: c’était une chaussure de taille 44″ a-t-il déclaré à propos de l’incident [↑]
- Littéralement « Chaussette et effroi ». Jeu de mots avec « Shock and Awe », une doctrine d’attaque militaire éclair utilisée par l’armée américaine en Irak [↑]
nov
5
Comme le monde entier, la rédaction de Rue89 se félicite chaleureusement de l’élection de Barack Obama, pour qui elle a beaucoup œuvré. Ils sont tellement contents que même les articles ne suffisent plus à afficher l’étendue incommensurable de leur joie.
Alors pour la partager avec tous les internautes, ils ont créé spécialement pour l’occasion un « flash transparent » de quelques secondes, qui s’affiche dès que l’on arrive sur le site. On y voit Super Barack chasser d’un grand coup de pied le méchant W. C’est glop, non ?
août
7
Un petit tutoriel humoristique de SlateV explique comment créer facilement des images de propagande grâce à Photoshop. Pour illustrer toute la gamme des possibilités, plusieurs photos célèbres de l’administration Bush ont été utilisées…
fév
25
Pour les Américains qui veulent dire adieu avec un peu d’avance à George W. Bush, FarewellMrPresident.com a ouvert le 18 février. Ce site permet de mettre en ligne sa propre vidéo pour agiter son mouchoir et adresser quelques mots de regrets – ou pas – au futur ex-président des Etats-Unis.
Le concept remonte en fait à quelques mois, lorsque que Greg Olliver, réalisateur de films, se rend compte qu’il ne se passe pas un jour sans qu’il entende parler de George Bush. « J’ai passé la plus grande partie de ma vie comme non-votant, à ne pas m’intéresser à la politique. Mais comme les discussions autour de la politique et du président Bush sont devenues une part de la vie quotidienne de mes connaissances, je me suis senti obligé de créer un moyen pour que tout le monde puisse au moins lui dire au revoir ». Et le voilà parti sur les routes des 50 états américains pour recueillir les mots d’adieux des citoyens de la rue à leur Commandeur en chef, 8 ans après son arrivée au pouvoir. Aujourd’hui, le site part donc déjà avec une petite base de vidéos – moins d’une centaine – et avec un concept prometteur pour 2008.
Mais comme le montre ce florilège des meilleurs moments, peu de gens interrogés semblent chanter les louanges de Dubyia, comme ce jeune Black qui lance « What you did to this country, man… is bad man » :


