On s’éloigne un peu des sujets habituels de ce blog, mais je voulais vous faire partager ma découverte du jour: des collections d’affiches de propagandes soviétique, chinoise et cubaine, des années 1930 jusqu’à la chute du Mur. Ces innombrables affiches placardées pendant 70 ans dans les pays communistes ont un intérêt artistique et historique certain.

Le blog A Soviet Poster A Day présente plus d’une centaine d’affiches soviétiques, avec des explications bien faites et détaillées. L’International Poster Gallery, l’International Institute of Social History et Soviet Posters ont également une belle collection d’affiches politiques, militaires et éducatives, mais malheureusement sans légende. L’occasion de découvrir à quel point la lutte contre l’alcoolisme est depuis toujours un sujet de préoccupation en Russie.

Le blog de Stefan Landsberger et l’International Institute of Social History disposent par ailleurs de belles collections de posters chinois et cubains.

Quelques trouvailles :






Parfaite transition pour mon retour de vacances : le gouvernement thaïlandais menace de fermer 29 sites coupables d’offense au roi Bhumibol Adulyadej. La police a convoqué les responsables de ces sites accusés d’insulte à la monarchie, dont Prachataï, Fah Diew Kan et Hi-thaksin.net.

La Thaïlande n’en n’est pas à sa première censure du web : Youtube avait été bloqué 4 mois l’an dernier, le temps que Google accepte de retirer des vidéos parodiques mettant en scène le roi à côté d’un pied. Pour un Français, ça n’a l’air de rien - notre président de la République est bousculé bien plus durement chaque jour - mais les Thaïlandais ont un grand respect pour leur roi, souvent considéré comme un demi-dieu, et ont un immense dégoût pour les pieds. Selon leur tradition, il s’agit de la partie la plus sale et la moins noble du corps, car elle touche terre. Comparer quelqu’un à un pied est donc une terrible insulte. Et sachant que le crime de lèse-majesté est passible de 15 ans de prison, les webmasters incriminés doivent être dans leurs petits souliers.

Par ailleurs, le Computer Crim Act voté en juillet 2007 a conduit à la mise en place d’un numéro court (le 1111) pour permettre à chaque citoyen de dénoncer un site web jugé trop taquin à l’endroit du souverain. Aujourd’hui en Thaïlande, il est donc simple comme bonjour de faire fermer un site politique un peu trop critique.

La jeune cubaine Yoani Sanchez, qui tient à travers son blog Generation Y une chronique élégante et piquante de la difficile vie quotidienne sous le régime castriste, a reçu le mois dernier le prestigieux prix espagnol de journalisme Ortega y Gasset. Le quotidien El Pais lui a décerné cette distinction en raison de l’”ingéniosité” dont elle fait preuve en surmontant les entraves à la liberté d’expression à Cuba, de son style “vivace” et de sa volonté de rejoindre “l’espace mondial du journalisme citoyen”.

Generation Y - ainsi nommé en référence au goût des Cubains pour les prénoms en Y - est le blog cubain le plus populaire, avec plus d’un million de visites mensuelles, principalement depuis l’étranger. Son poids politique est tel que Yoani Sanchez a été classée par le Times parmi les 100 personnalités les plus influentes en 2008. Un bel exemple pour la blogosphère !

Agée de 32 ans, philologue de formation, Yoani avoue avoir créé son blog pour “exprimer ses frustrations” - et faire connaître des aspects de la vie à Cuba qui ne sont jamais abordés dans la presse officielle, entièrement aux mains de l’Etat. Selon elle, recevoir ce prix “montre que les blogs cubains peuvent constituer une source parallèle d’informations, de réflexions et d’opinions indépendants des médias officiels de Cuba”. La liberté d’expression sous le régime communiste est en effet toujours aussi limitée, et tenir un blog politique est pour le moins sportif. Pour mettre en ligne des articles, la jeune femme doit se déguiser en touriste et se glisser dans des hôtels de La Havane permettant aux étrangers de surfer sur Internet. Car à Cuba, seuls les étrangers et quelques privilégiés (fonctionnaires et universitaires) ont accès au web. Et c’est seulement le mois dernier que le président Raul Castro a autorisé les Cubains à posséder un ordinateur et du matériel électronique, même si cette mesure ne fait que légaliser une situation déjà répandue grâce au marché noir.

Yoani Sanchez devait se rendre à Madrid ces prochains jours pour recevoir le prix Ortega y Gasset, mais elle a appris aujourd’hui que les autorités ne lui délivreraient pas d’autorisation de sortie du territoire. Elle a donc annulé son voyage. Selon la blogueuse, ce refus “va donner lieu à la chronique la plus pertinente sur la réalité cubaine que j’aurai écrite en 13 mois : que je ne puisse pas assister à la remise du prix, cela parle tout seul”.

Je vous avais parlé en mars de la pétition internationale en ligne pour soutenir le Tibet, qui avait atteint 1 million de signatures en 7 jours, un record. La pétition a été envoyée sous forme imprimée aux dirigeants chinois, et le site Avaaz.org assure que les nouvelles signatures - il y en actuellement 1,6 million - seront elles aussi envoyées au fur et à mesure. Selon The Asian Pacific Post, ce sont les Français qui ont le plus participé, avec 376 000 autographes, ce qui représente 6 signataires pour 10 000 Français et plus de 1% des internautes hexagonaux.

Cette action est un exemple typique de la rapidité fulgurante avec laquelle les citoyens du monde entier peuvent aujourd’hui se mobiliser et s’organiser pour une cause grâce à Internet. Même si, rappelons-le, cette mobilisation n’a pour l’instant produit aucun effet visible sur le gouvernement chinois.

Le paradoxe d’une telle cyber-mobilisation est que les Tibétains ont très peu accès à Internet, le Tibet étant la province chinoise la moins équipée. Pourtant, les rares habitants connectés affirment que, grâce au réseau mondial, pour la première fois le Tibet n’est plus isolé du reste du monde dans sa lutte. Selon eux, le nombre exceptionnel de signatures recueilli impressionne les dirigeants locaux et redonne de l’espoir au peuple. C’est au moins ça, mais il faudra encore attendre pour voir si cette action online peut concrètement faire infléchir la politique chinoise.

Depuis le 1er avril, la Chine permet à nouveau l’accès aux versions anglaises des sites Wikipedia, Blogspot et Youtube, qui étaient inaccessibles depuis respectivement novembre 2006, janvier 2008 et mars 2008. Le récent blocage de Youtube était une tentative d’empêcher la diffusion en Chine des vidéos des émeutes au Tibet mises en ligne par des particuliers sur Internet. RSF espère qu’il ne s’agit pas d’un geste temporaire pour amadouer les pays occidentaux durant les Jeux Olympiques, et rappelle que des milliers de sites sont toujours bloqués par les autorités.

L’accès à Youtube est par contre devenu impossible en Indonésie depuis le 2 avril chez trois fournisseurs d’accès, toujours selon RSF. Le gouvernement a en effet demandé aux 146 opérateurs télécom locaux de procéder au blocage de plusieurs sites susceptibles de diffuser le film anti-islam “Fitna” : Youtube, MySpace, Metacafe, Rapidshare, Liveleak et Themoviefitna.com. Pour l’instant, seules 3 sociétés, dont le principal fournisseur d’accès du pays, PT. Excelcomindo, se sont pliées à cette demande de censure.

Illustration par CNet

Le périple chaotique de la flamme olympique hier à Paris, bousculée à chaque mètre par des manifestants pro-Tibet ou anti-Chine et qui s’est transformé à plusieurs reprises en sérieuse empoignade, a fait l’objet d’un abondant traitement sur le web.

Dans les journaux français en ligne, plusieurs rédactions ont prévu un dispositif en direct pour suivre le parcours du combattant de la flamme et de ses porteurs. La palme revient à 20minutes.fr, qui s’est montré à la hauteur de son nom en proposant un suivi presque minute par minute, grâce à ses journalistes sur place et aux internautes. De 9h43 à 22h08, la page consacrée s’est allongée en direct au fil des événements, ainsi que le diaporama et la vidéothèque, ouverts aux contributions d’internautes. A la fin de la journée, la page ressemblait beaucoup plus à un historique Twitter qu’à un article de journal. Sorties de leur contexte, certaines phrases surréalistes prêteraient presque à rire (cf extraits plus bas).

Selon 20minutes, la forte couverture online de l’événement a causé une inflation du mot-clé payant “flamme olympique” sur Google, passant de 0,08 € le matin à plus de 8 € en fin de journée !

A noter que Reporters Sans Frontières s’est félicité à travers un communiqué publié sur son site du succès de son action, malgré un déploiement policier massif.

Pourtant, les médias chinois n’ont pas diffusé le même récit, comme l’écrit Lefigaro.fr qui a recensé des réactions sur le web. La télévision CCTV décrit sur son site “le soutien chaleureux du public français”, l’agence Chine Nouvelle note que “certaines personnes avaient tenté en vain de perturber le parcours de la flamme à Paris”, et ses photographes ont réussi l’exploit de saisir les rares instants vierges de drapeau contestataire lors du parcours.

Quant au site officiel des J.O., il manie lui aussi l’euphémisme sans complexe, résumant la situation ainsi : “Bravant les manifestations de quelques séparatistes tibétains, le relais olympique a pu être réalisé comme prévu.”

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Une journée nationale de grève et de contestation contre le prix excessif de la vie a été étouffée hier par les forces de l’ordre égyptiennes. Environ 500 personnes auraient été arrêtées dans tout le pays, notamment à Mahallah, au Caire et à Alexandrie. Le foyer de la contestation devait être l’usine textile Misr à Mahallah, qui emploie 24 000 personnes, mais des divisions internes et la pression des autorités ont fait capoter l’action.

Depuis une semaine, les appels à la grève circulaient par SMS et sur Internet, en particulier sur Facebook. 3 blogueurs ont été arrêtés, dont la créatrice du groupe Facebook “Grève du 6 avril“, ainsi que 12 activistes membres de Facebook, selon ISM. Par ailleurs, l’évolution du mouvement hier pouvait être suivie en direct via Twitter et Facebook, comme le raconte le site Betapolitique.

Des scènes d’émeutes ont été filmées par FuTChY4u, qui a mis en ligne sa vidéo sur Youtube.

drapeau chineCe serait une erreur de croire que le gouvernement chinois verrouille l’accès au web à ses 210 millions d’internautes : certes, il censure durement ce qui va à l’encontre de ses intérêts, mais il sait aussi utiliser le réseau mondial pour diffuser sa propagande. Or, l’Empire du Milieu n’apprécie guère l’attitude actuelle de la France, qui condamne les violences au Tibet, soutient le Dalaï-Lama et envisage un boycott de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin.

En réaction, le 2ème portail chinois, Sohu.com, vient d’ouvrir une chaîne anti-française, appelant au boycott des produits et services hexagonaux. Les internautes sont invités à exprimer leurs sentiments envers la France, et 60 000 commentaires (pour la plupart très négatifs) ont déjà été écrits.

Les émeutes au Tibet sont sous les feux de l’actualité internationale, même si la Chine fait tout pour étouffer l’affaire en tentant de contrôler les informations et les images qui s’échappent. Alors que les dirigeants politiques de certains pays posent la question du boycott des JO de Pékin, sur le web aussi les internautes se mobilisent pour manifester leur solidarité.
Le site Avaaz.org a ainsi réuni en seulement sept jours 1 million de signatures à sa pétition en ligne. L’objectif est maintenant d’arriver à 2 millions en quatre jours, après quoi les signatures seront remises au président chinois Hu Jintao. Un module de viralité sur le site, avec import automatique de carnet d’adresses, incite les gens à faire suivre la pétition à leurs amis.

Cependant, si l’on regarde la courbe de tendances de Google Trends pour le mot “Tibet” sur les 30 derniers jours, on constate que les Etats-Unis ne figurent même pas dans les 10 premiers pays ayant effectué la recherche, le premier étant la Suisse, suivie de la Chine elle-même. Ceci tend à indiquer que le grand public américain n’est pour l’instant pas très informé (ou concerné) par la situation.

google trends tibet

(cliquez pour agrandir l’image)

pekin 2008Yang Chunlin, un militant chinois de 52 ans, vient d’écoper de 5 ans de prison pour avoir fait circuler une pétition sur Internet l’an dernier, sur le thème de “Nous voulons les droits de l’homme, pas des Jeux olympiques“. Cette pétition aurait été signée par plus de 10 000 personnes. Il avait été arrêté en juillet dernier, et son procès en février avait été qualifié d’injuste par l’organisation Human Rights Watch.

Par ailleurs, les pétitions sur Internet pour soutenir le Tibet se multiplient, et les internautes les recherchent activement car “pétition tibet” génère maintenant des volumes suffisants pour être un terme suggéré dans la Google Bar.

pétition tibet

emeutes au tibetMalgré la censure du gouvernement chinois sur Internet, des blogueurs chinois de la région du Tibet essaient de raconter les événements qui se déroulent en ce moment. Le site Global Voices a aggrégé et archivé des conversations glanées ces derniers jours, avant qu’elles ne soient effacées : voir le dossier.

Certains témoignages sont assez saisissants :

Une estimation, environ 200 policiers, et plus de 100 voitures de police en tout genre. Il y a aussi 50 motos de police, qui patrouillent les rues non stop par groupe de trois. [...] On ne voit que des gyrophares de police. En ce moment, il ne vaut mieux pas se rendre dans les lieux fréquentés et se faire remarquer. Les tonnes d’explosifs qu’ils ont amené ici du Tibet se sont volatilisés. La police a envoyé une alerte interne il y a quelques jours, que ces … sont rentrés dans Chengdu pour perpétrer des attentats terroristes. Ces gens ont passé des années à l’étranger, à étudier l’art de la démolition et sont devenus très bons, avec des méthodes cruelles. Des policiers expérimentés de tout Chengdu ont été transférés là bas.

C’est aussi mon 25e jour à Lhassa. Mais ça ne va pas à Lhassa aujourd’hui. Il y a des manifestants partout, un spectacle que je n’ai jamais encore eu chez nous. Dire que c’est la terreur ne décrit même pas ce qui se passe.
Des gens tués, des incendies, des pierres jetées…Tout est noir dehors, il y a de la fumée partout. Les PAP sont très nombreux…Il n’y a pas âme qui vive dans les grandes rues, les magasins sont barricadés, et les rues pleines de manifestants qui jettent des pierres

Lhassa est en pleine émeute. L’école a été fermée. J’ai fait de la soupe d’anniversaire. Les combats dans la ville sont brutaux ! Des voitures de l’armée n’arrêtent pas de passer, des grenades volent dans tous les sens, la zone autour de Jokhang saute à la dynamite, les rues piétonnes ont été fermées par la PAP, [...] apparemment, les stations d’essence ont sauté. Vieux comme je suis, je n’avais encore jamais vu ça. Ce Dalaï, c’est vraiment quelque chose!

Le jeune Marocain Fouad Mourtada, qui avait été condamné à 3 ans de prison pour avoir créé un profil Facebook au nom du frère du roi, a été gracié par Mohammed VI. Il est sorti de prison mardi soir, après 43 jours de captivité. Cette affaire avait suscité un élan d’indignation au Maroc et au sein de la communauté internationale, la condamnation d’un utilisateur de Facebook étant inédite. Un site de soutien avait notamment été créé.

free tibetLes émeutes qui sévissent depuis la semaine dernière au Tibet ont déjà fait 13 morts selon les autorités chinoises, et plus probablement 80 selon des sources tibétaines. Le gouvernement chinois n’hésite pas à faire preuve de la plus grande violence pour étouffer la rébellion à Lhassa. La guerre des médias étant cruciale pour contrôler l’opinion publique, les médias traditionnels chinois ne montrent aucune information ou image en défaveur du gouvernement. Mais Internet est plus difficile à maîtriser, des vidéos tournées en secret ayant fleuri sur le web ces derniers jours.
Du coup, la Chine vient de bloquer sans aucun commentaire l’accès à Youtube pour empêcher ses 210 millions d’internautes d’accéder à des vidéos qui pourraient nuire aux autorités. Par ailleurs, des plateformes locales telles que 56.com, youku.com et tudou.com n’affichent pas non plus de vidéos des émeutes actuelles.

Avec une population d’internautes qui va bientôt dépasser celle des Etats-Unis, la Chine ne fait pas que juguler le réseau mondial, elle apprend aussi à l’utiliser à son avantage. En effet, des vidéos pro-chinoises tournent sur Youtube et de nombreux sites et blogs en faveur du gouvernement existent sur la Toile. Par ailleurs, tous les sites hébergés sur le sol chinois sont sévèrement contrôlés, et une loi du 30 janvier 2008 restreint maintenant le partage de vidéos en ligne aux seuls sites détenus par l’Etat.
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fouad mourtadaAu Maroc, un jeune ingénieur a été condamné vendredi à 3 ans de prison ferme pour avoir créé un profil Facebook au nom du prince Moulay Rachid, l’un des frères du roi Mohammed VI. Cette incroyable décision de justice est une première mondiale pour les utilisateurs du réseau social. Âgé de 26 ans, Fouad Mourtada a été condamné aux motifs d’”utilisation de données informatiques falsifiées et usurpation d’identité” alors même que le tribunal a reconnu qu’il n’avait engagé aucune discussion avec d’autres membres de Facebook à partir de ce pseudonyme, ni tenté de l’utiliser à des fins d’escroquerie. L’accusé s’était pourtant défendu lors de son procès d’avoir voulu nuire à l’image du prince : “Je l’admire, je l’aime bien et je ne lui ai causé aucun tort, c’était juste une plaisanterie. Je suis innocent”.

Cette décision a provoqué une vive émotion au Maroc et dans le monde. Amnesty International s’est déclaré samedi “choqué par ce verdict très lourd” et un comité de soutien s’est constitué sur Helpfouad.com. La famille royale au Maroc est un sujet très sensible, et cet épisode montre que le pays a encore des progrès à faire dans le domaine de la liberté d’expression, même sur Internet.

malaisieSuite à la dissolution surprise du Parlement le 13 février, la Malaisie votera le 8 mars pour élire les nouveaux représentants du peuple. Mais la coalition gouvernementale en place depuis 1957 a la mainmise sur la plupart des grands médias et ne laisse aucune place à l’opposition pour des élections réellement démocratiques. Pour contourner le contrôle de l’Etat sur les médias traditionnels et faire campagne, l’opposition n’a d’autre choix que de passer par Internet. Cependant, dans un pays classé 124ème sur 169 par Reporters Sans Frontières, où des blogueurs politiques sont parfois arrêtés, cette activité n’est pas sans risques.
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