Mots-clés des présidents américains depuis 1789

Le New-York Times a mis en ligne une frise très bien faite, synthétisant en nuages de mots-clés les discours d’investiture de tous les présidents américains depuis Georges Washington en 1789.

Certains mots reviennent très fréquemment (« nation« , « america« , « governement« , « freedom« , « people« ) dans le nuage, bien que chaque président y appose son empreinte propre, mais le mot « Internet » n’a toujours pas fait son apparition avec Obama.

La grève du 29 janvier se prépare sur le web

Les syndicats cherchent à mobiliser un maximum de monde pour la grève générale prévue jeudi 29 dans toute la France. Et maintenant, les manifs s’organisent aussi par Internet : le site www.29janvier2009.fr a été lancé dès fin novembre pour préparer l’événément et chauffer un peu les protagonistes.

Et la CGT a même créé un plan Google Maps pour communiquer le détail des réjouissances à travers le pays. Un pas de plus vers les manifs online, sans sortir de chez soi ?

Via Le Monde

Les parlementaires se mettent au buzz vidéo

Nul doute que la bourrasque technologiquo-politique américaine vient d’atteindre le bassin parisien : en ce premier mois de l’an I de l’ère Obama, nos parlementaires ont découvert les joies des petites vidéos politiques virales. En moins de deux semaines, on a vu surgir trois vidéos web virales concoctées par des députés eux-mêmes

La première était attendue depuis décembre : Jean-François Copé nous avait promis un petit montage de derrière les fagots dénonçant les cabotineries improductives des députés de l’opposition tentant d’obstruer le travail parlementaire. Lancée le 12 janvier sur un site ad’hoc laissant espérer de futurs épisodes, elle est quelque peu décevante, manquant d’exemples criants malgré une intéressante leçon sur la cuisson du homard, et un éclaircissement sur la nature de Casimir.

Bien que la vidéo connaisse un succès d’audience mitigé (seulement 40 000 visionnages), le groupe PS, qui a du temps à tuer, concocte dès le lendemain une réplique du même tonneau démontrant l’incontestable utilité de cette honorable technique de guérilla parlementaire. 

Et la semaine dernière, la cacophonie lors du débat sur la limitation du temps de parole – qui a amené  l’opposition à entonner la Marseillaise, avant de quitter la séance – a été filmée et montée pendant la nuit, pour mettre en ligne à l’aube cette savoureuse petite vidéo, relayée notamment par Le Figaro et Libération. Plus de 100 000 visionnages, ce qui n’est pas mal.

Que penser de ce triptyque ? La communication politique via des vidéos diffusées sur Internet n’est pas tout à fait nouvelle, même en France, puisque le phénomène a connu un coup d’envoi lors de la présidentielle de 2007. La souplesse, la réactivité et le faible coût de la production sur le web sont des atouts qui séduisent les politiques. Mais jusqu’à présent, il s’agissait surtout de vidéos à contenu classique : interviews, explications pédagogiques, petits reportages… 

Or, maintenant que les députés commencent à entrevoir la puissance du buzz sur le web lorsqu’ils disposent de contenu croustillant, on peut prévoir que la prépondérance du sensationnel, de l’émotion, bref de la forme dans la communication politique ne fera que se renforcer, et qu’on touchera moins au fond. Mais qu’on touchera le fond.1

  1. Pas pu résister… []

Je jure solennellement… d’utiliser le web pour mieux gouverner

Tout au long de la course à la Maison-Blanche, la comète Obama a trainé dans son sillage une multitude d’innovations et d’utilisations intelligentes du web, réalisant ainsi la première campagne présidentielle où Internet avait un rôle central. 

Pourtant, lors de son élection en novembre, on s’est interrogé sur la suite des événements : le « nouveau-locataire-de-la-Maison-Blanche » continuera-t-il à utiliser le formidable potentiel du web pendant ses quatre années de gouvernement ? Des candidats qui prônent la Rupture (technologique ou autre) et qui oublient tout dès qu’ils mettent les pieds dans leurs nouveaux bureaux, ça s’est déjà vu.

Heureusement, Barack Obama donne des signes clairs sur son intention d’utiliser concrètement Internet pour rapprocher son administration des citoyens durant son mandat. Et de ce point de vue, son investiture cette semaine a confirmé que les Américains entraient dans l’ère du premier e-Président.

  • Mardi à 12h01, au moment où le nouveau président prononçait les premiers mots de son serment, le site de la Maison-Blanche changeait de propriétaire et révélait son nouveau visage, conçu pour plus de communication, de transparence et de participation. L’identité graphique est réussie mais assez classique, et l’essentiel du contenu est lui aussi assez traditionnel pour le moment. Une nouvelle rubrique est intéressante : la briefing-room, qui intègre des comptes-rendus sous forme de texte, photos, vidéos, et d’un blog, mais utilisé de façon assez peu participative finalement, car il s’agira essentiellement de billets solennels, et les commentaires seront fermés. Enfin, l’internaute peut s’abonner au flux RSS où à la newsletter quotidienne.
  • Une chaîne Youtube de la Maison-Blanche a été créée, pour diffuser à travers le web les vidéos présidentielles. Celle du discours d’investiture a été vue plus de 2,8 millions de fois, mais ce n’est rien par rapport à l’événement CNN/Facebook.
  • Justement, la diffusion en direct de l’événément simultanément sur Facebook et CNN.com, avec la possibilité de commenter la vidéo du discours d’investiture via son profil Facebook, a connu un incroyable succès : plus de 27 millions de personnes ont regardé la vidéo sur CNN.com mardi, dont 7,7 millions en direct, tandis que les statuts Facebook commentaient l’événement à raison de 4000 mises à jour par minutes, avec un pic à 8500 par minute au moment du direct.
  • Reste à savoir comment le candidat élu va utiliser la puissance du réseau de millions de citoyens online qu’il a construit durant sa campagne pour mieux gouverner. Pour l’instant, on s’interroge

Tel un aimant, Obama attire les innovations Internet, et des effets secondaires ont pu être ressentis jusqu’en France : Ségolène Royal a quasiment live-bloggé l’événement en direct de Washington, livrant ses impressions dans cinq Lettres d’Amériques, envoyées par e-mail aux militants et retranscrites sur Desirsdavenir.org. Morceau choisi de notre vaillante reporteuse, partie sans même l’assurance d’obtenir une invitation pour la cérémonie :  

Depuis ce café très proche des cérémonies, je vous envoie cette lettre. Dès cinq heures du matin dans un froid glacial, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants de tous âges, de toutes les couleurs et de toutes conditions – ce que Barack Obama a appelé le « patchwork of our heritage » – ont convergé vers le Mall pour vivre ce moment historique.

 

Benoît Hamon et le web 2.0

Les hommes politiques ont beau jurer qu’ils vont utiliser le web communautaire et participatif pour une meilleure communication avec les citoyens, ils n’ont pas suffisamment les mains dans le cambouis pour connaître la notion de web 2.0… après Frédéric Lefebvre qui refuse d’avouer son ignorance, Benoît Hamon répond avec le plus long « heuuuu » du monde.

Que va devenir George W. ?

Dans la veine des micro-blog collectifs façon Twitter, tels que le célèbre Viedemerde, vient de se lancer What will W. do ?, qui permet aux internautes de prédire comment l’ex-président américain (dans 4 jours) va remplir ses journées après avoir rendu les clés de la Maison Blanche à Barack Obama.

Certains internautes assez clairvoyants prévoient qu’il pourrait devenir boulanger et faire des bretzels, ou bien rencontrer Monica Lewinsky, ou encore apprendre à lire…

Via le toujours prolifique (pas comme moi) Presse-Citron