juil
22
En ce moment, John McCain essaie de rattraper son retard en matière de vidéos sur le web. De plus, il sait qu’il souffre d’un déficit de charisme par rapport à son flamboyant adversaire, et s’estime lésé par les médias américains, qui n’auraient d’yeux que pour Obama.
Alors pour tenter d’augmenter son capital sympathie, son équipe a préparé deux versions d’un spot ironique pour dénoncer “l’amour” des médias envers Barack. Les internautes sont invités à voter pour leur version préférée (seule la musique de fond change), qui sera ensuite diffusée comme spot officiel sur les antennes nationales.
Maintenant, John McCain joue les opprimés des médias, produit des vidéos web et demande leur avis aux internautes : tout ça pour devenir aussi cool qu’Obama ?
juil
16
Chercher une phrase dans un discours vidéo avec Google
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Google vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle fonctionnalité tout à fait géniale : la possibilité de rechercher des mots ou des phrases dans les vidéos des discours politiques américains, grâce à un système de reconnaissance vocale ! Le Google Elections Video Search gadget s’installe en un clic sur votre page d’accueil Google.
Il est probable que Google étendra progressivement ce nouvel outil de recherche à toutes les vidéos sur Youtube, mais pour l’instant il ne couvre que les discours hébergés sur les chaînes Youtube des politiciens américains. Leur “modeste contribution” à la campagne présidentielle, comme ils disent.
Voici un exemple de recherche sur le mot “France” :
juil
15
Tout a commencé lorsqu’un sénateur républicain du Texas, John Culberson, a envoyé mardi 8 juillet sur Twitter le message suivant : “J’apprends que les Démocrates veulent interdire l’accès pour les membres du Congrès à Twitter, Qik, Youtube, Utterz, etc. — scandaleux et je me battrai contre”.
Ca n’a l’air de rien comme ça, mais les politiques outre-Atlantique sont beaucoup plus avancés que nous dans l’utilisation d’Internet et de services sociaux tels que Twitter pour communiquer avec leurs électeurs. Cette fausse rumeur de censure démocrate s’est répandue comme une traînée de poudre sur le web grâce à la blogosphère républicaine. Une pétition a été mise en ligne sur Sunlightfoundation.com, arguant qu’on “ne devrait pas priver les législateurs de se joindre à nous dans les conversations en ligne”.
En quelques jours, l’affaire du “Twitter Dome Scandal” a pris tant d’ampleur que la porte-parole du parti démocrate, Nancy Pelosi, a du communiquer un démenti de ces rumeurs pour calmer le jeu. A 68 ans, Mme Pelosi en a d’ailleurs profité pour souligner qu’elle était très à l’aise avec le web 2.0, et qu’elle possédait des comptes sur Digg, Facebook, Flickr et YouTube.
Imaginerait-on les députés français avoir un débat enflammé sur le sujet ? La plupart d’entre n’ont probablement jamais entendu parler de ces services, et les ont encore moins utilisés.
juil
9
On trouve de tout sur eBay, la 1ère plateforme mondiale d’achat/vente en ligne. Récemment, même Jean-Marie Le Pen avait tenté d’y refourguer sa vieille 605 blindée.
Dernière curiosité en date, un étudiant Américain de 19 ans a eu l’idée de vendre son vote pour l’élection présidentielle américaine, les enchères commençant à 10$. Même si tout le monde sait que les voix aux USA se gagnent à coups de millions, il s’agissait là d’un moyen un peu trop flagrant, et encore contraire aux lois américaines. Max Sanders a donc été arrêté, bien que personne n’ait eu le temps d’enchérir avant le retrait de l’annonce. Il risque 5 ans d’emprisonnement et 10 000 $ d’amende.
Pendant la campagne présidentielle française de 2007, un maire du Calvados avait aussi vendu sa signature au plus offrant, mais son parrainage avait été invalidé. Une initiative plus originale - et gratuite - avait vu le jour en Espagne pour les législatives de mars, avec une plateforme d’échange où les abstentionnistes allaient voter à la place des immigrés.
juil
8
Une analyse de Hitwise tout juste publiée permet de voir quels sont les thèmes politiques les plus recherchés dans les moteurs qui ont amené les internautes sur les sites de John McCain et Barack Obama. Selon l’étude, les deux candidats ont comme sujets en commun la santé, le réchauffement planétaire et l’immigration. Mais la ressemblance s’arrête là, comme le montre ce tableau :
Par ailleurs, l’analyse des deux sites montre que BarackObama.com reçoit beaucoup de visiteurs récurrents, alors que JohnMcCain.com compte 79% de nouveaux visiteurs en juin 2008.
Pour une segmentation socio-démographique beaucoup plus poussée de l’audience de ces sites, je vous renvoie vers cet intéressant billet du blog Hitwise.
juin
28
Maintenant que John McCain sait enfin avec certitude sur lequel des deux candidats démocrates il doit tirer, il concentre le feu sur Barack Obama. Et pour mieux se faire entendre sur Internet face à l’hégémonique sénateur auréolé d’Obamania, le candidat républicain tente de l’affronter avec les mêmes armes. C’est ainsi que cette semaine, deux vidéos satiriques ont été parachutées sur le champ de bataille Youtube, dans l’espoir qu’elle buzzeront.
La première vidéo est une imitation du générique de Dr No. McCain veut montrer que le programme de son adversaire en matière d’énergie n’est pas cohérent. Pas sûr que les internautes se sentiront très concernés par des références aussi anciennes que le premier des James Bond, qui date de 1962. Le dernier clip de Weezer, Pork and Beans, qui reprend à son compte trois ans de “culture Youtube”, aurait pu être une meilleure source d’inspiration. La vidéo Dr No a été vue 48 000 fois pour le moment.
La seconde vidéo, Words, met Barack Obama face à ses contradictions sur le sujet du financement public de la campagne présidentielle, auquel il a renoncé il y a 10 jours sous le prétexte que le système était “cassé”. En fait, ce choix est tactique et lui permettra de récolter beaucoup plus de fonds grâce aux innombrables dons privés collectés essentiellement par Internet. 37 000 visionnages pour l’instant.
Vous connaissez l’excellente saga des pubs “Mac vs PC” ? Eh bien McCain sur le web me fait penser à “PC” un peu coincé qui essaierait d’imiter la cool attitude de “Mac” Obama. Histoire de se quitter sur une note drôlatique, voici un florilège.
juin
25
Faut-il savoir utiliser un ordinateur pour diriger un pays ?
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On n’a pas forcément besoin de savoir utiliser un ordinateur pour comprendre comment cela structure le pays.
C’est ce qu’a répondu Marc Soohoo, responsable de la campagne web de John McCain, à Tracy Russo, ancienne blogueuse un brin agressive de l’éphémère candidat démocrate John Edwards, lors du Personal Democracy Forum. En anglais “You don’t necessarily have to use a computer to understand how it shapes the country”. “Mais si !”, a-t-elle répondu.
Z’en pensez quoi vous ? Doit-on être un utilisateur pour comprendre les enjeux de l’informatique et des réseaux de nos jours ?
Edit du 26 juin : Techpresident a fait une revue de presse du phénomène “McCain et l’informatique” qui se répand de façon assez fulgurante sur le web, bien au-delà des rares participants physiques au Personal Democracy Forum, comme le rappelle Koz. Sachez aussi que John McCain a été plusieurs années à la tête de commissions du Congrès traitant de sujets relatifs à la technologie et aux réseaux. Il en saisit donc les enjeux sûrement mieux qu’on ne pourrait le croire.
juin
24
Hillary a peu dépensé en publicité online
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Selon les chiffres de la Federal Election Commission tout récemment compilés par ClickZ, Hillary Clinton aurait dépensé 508 400 $ en publicité online pour toute sa campagne 2007/2008. Ce montant est à comparer aux 3M$ d’investissements e-pub de Barack Obama de janvier à avril 2008.
Comme pour Obama, la majorité du budget (57%) a été investie en liens sponsorisés Google. Viennent ensuite des campagnes d’emailing à hauteur de 30%. Le reste a été dépensé sur Yahoo! (7%), le réseau publicitaire de blogs Blogads (5%) et Microsoft (1%). Le tableau ci-contre montre le fossé entre les deux candidats sur les budgets en valeurs absolues.
Il faut également noter que les dépenses en emailing du camp Obama sont encore inconnues.
La différence de puissance de frappe publicitaire a sans aucun doute contribué au résultat final des primaires démocrates. Pour comparer avec les médias traditionnels, Hillary Clinton a dépensé 46 M$ en télévision, contre 75 M$ pour Obama. Mais son budget publicitaire online représentait seulement 1% de ce montant, alors que son rival y a consacré 4%.
L’objectif du Search Marketing, auquel est consacré l’essentiel des budgets, est surtout de générer des inscriptions d’internautes et des donations. John McCain ferait des campagnes particulièrement performantes, puisqu’il générerait de 3$ à 4$ de dons pour chaque dollar investi en liens sponsorisés. On ignore les chiffres de conversion pour les autres candidats, mais les millions d’adresses collectées par Obama pourront être exploitées plus tard, et seront extrêmement utiles au parti Démocrate.
juin
18
Hier, Barack Obama a franchi la barre symbolique du million de supporters sur Facebook, ce qui le place très loin devant toutes les autres personnalités politiques présentes sur le réseau social. On ne connaît pas l’identité du millionième partisan, il ne pourra donc pas gagner son poids en chocolat.
Dans une note ce matin, le candidat démocrate se félicite de l’énergie de ses supporters sur le web, et les invite à se mobiliser encore plus pour sa campagne, par exemple en installant l’application Obama pour Facebook.
Quant à Hillary Clinton et John McCain, ils sont au coude-à-coude, avec respectivement 158 000 et 146 000 supporters. Mais McCain est sur une bonne tendance pour rattraper l’ex-candidate démocrate, qui stagne depuis son abandon de l’investiture face à Obama.
Voici un petit graphique de l’évolution du nombre de supporters des 3 candidats :
Source : Techpresident
juin
14
Première vidéo virale de la campagne américaine
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Nous tenons là probablement LA vidéo virale qui marquera le début sur Internet de la campagne générale de la présidentielle américaine - maintenant que les primaires sont terminées. Il s’agit d’un faux spot de campagne républicain, dans lequel des citoyens américains lambda expliquent pour quelle raison ils voteront républicain en novembre.
Selon Techpresident, I’m Voting Republican est l’exemple parfait de la vidéo politique virale efficace, pour 4 raisons :
- elle définit clairement qui est le candidat à battre
- elle établit clairement les raisons de voter contre ce candidat
- elle utilise le pouvoir de la satire pour délivrer les “mauvaises nouvelles” d’une façon positive
- elle s’est répandue dans la sphère des “first adopters” comme une traînée de poudre
C’est du second degré comme on l’aime, très bien vu, bien réalisé, totalement crédible. Lâchée sur Youtube il y a 3 jours, cette vidéo est actuellement en tête des charts avec plus de 730 000 visionnages. Un site dédié a aussi été mis en ligne, qui approfondit le message en argumentant chacun des points politiques traités dans le film, à charge contre le gouvernement Bush évidemment.
Derrière ce film se trouve une petite société de production de l’Arizona, SyntheticHuman Picture, dont le cœur penche certainement du côté d’Obama, mais qui doit aussi avoir bien compris l’opportunité qu’ils avaient de se faire un gros coup de pub en ces temps de cyber-campagne électorale. Pari réussi.
juin
6
Ca y est. Enfin. Au terme de 16 mois de bataille acharnée et surmédiatisée entre Hillary Clinton et Barack Obama, reléguant la campagne de John McCain dans les rubriques locales des journaux américains, c’est le sénateur de l’Illinois qui emporte la nomination démocrate. Premier homme politique noir à atteindre un poste aussi élevé, il a commencé cette compétition en tant que challenger, mais a bientôt bénéficié d’un extraordinaire engouement qui l’a lui-même dépassé, et qui a trouvé en particulier son essor sur Internet, auprès des jeunes.
Mardi 3 juin, Barack Obama a obtenu le seuil fatal de 2118 délégués, battant ainsi de facto l’ex-First Lady. Celle-ci n’a pas immédiatement concédé la victoire : ce n’est que le 5 juin qu’elle a officiellement admis sa défaite, dans un e-mail envoyé à ses militants en pleine nuit (mais on savait la candidate prête à se lever à 3 heures du matin). Voici un extrait* de ce mail intitulé “I want you to know”:
Cher ami,
Je voulais que vous soyez parmi les premiers à le savoir : samedi je tiendrai une conférence à Washington pour remercier tous ceux qui ont soutenu ma campagne. Tout au long de ces 16 mois, j’ai eu le privilège d’être témoin de l’incroyable dévouement et du sacrifice de tant de gens qui ont travaillé pour la campagne. [...]
Samedi, j’adresserai mes félicitations au sénateur Obama et mon soutien à sa candidature. Ce fut une campagne longue et âpre, mais comme je l’ai toujours dit, mes différences avec le sénateur Obama sont petites comparées aux différences que nous avons avec le sénateur McCain et les Républicains. J’ai dit tout au long de la campagne que je supporterai entièrement le sénateur Obama s’il était nominé par le Parti Démocrate, et j’ai bien l’intention de tenir ma promesse.
Je vous ai fait - ainsi qu’à tous ceux qui m’ont soutenu - une promesse: me battre pour nos valeurs communes et ne jamais reculer. Je tiendrai cette promesse aujourd’hui, demain, et pour le reste de ma vie. [...]
Je ne pourrai jamais vous exprimer ma gratitude, alors laissez-moi simplement vous dire merci.
Quels commentaires peut-on faire de cet e-mail, à part que le style est un peu lourd** ?
- C’est par un e-mail, et non lors d’une conférence de presse, que la nouvelle est annoncée en avant-première aux militants, preuve qu’Internet est devenu le moyen le plus direct de communiquer avec ses supporters dans cette campagne présidentielle. Une vidéo de remerciements avait aussi été mise en ligne le 4 juin, mais sans concéder officiellement la défaite.
- Hillary Clinton remercie avant tout ses militants, certainement de façon sincère, et aussi pour essayer de décrisper les clivages entre pro-Obama et pro-Hillary. De nombreux supporters disent qu’ils ne voteront jamais pour Obama, quoi qu’il arrive: regardez les centaines de commentaires sur le blog officiel, ou encore ce site de supporters d’Hillary qui voteront pour McCain. Or, l’objectif d’Hillary est maintenant de faire élire un démocrate à la Maison Blanche.
- Tant qu’il n’est pas mort physiquement, un politicien n’est pas mort politiquement. Hillary en a fait un précepte et n’emploie pas de mots tels que “défaite” ou “battue”. On parle de belle et longue campagne, de félicitations au vainqueur, d’avenir au service de l’Amérique, mais pas de défaite. Elle compte bien jouer encore un rôle important dans le Parti Démocrate (même si elle ne devient pas vice-présidente), et prépare déjà le terrain, un peu à la manière de Ségolène Royal après sa défaite présidentielle.
- C’est bien la première fois qu’Hillary envoie un e-mail sans demander au passage une contribution financière à sa campagne - et pour cause - mais le gros bouton “Contribute” est toujours présent en bas de l’e-mail. En effet, la campagne Clinton a laissé de grosses dettes qu’il va maintenant falloir rembourser. D’ailleurs, la page d’accueil du site officiel n’a pas non plus changé d’un iota, demandant toujours aux internautes de s’inscrire et de donner, sans faire mention de la nomination de Barack Obama.
* Le texte intégral est disponible sur le site officiel de la campagne.
** Ma traduction y est probablement pour quelque chose.
mai
30
Barack Obama aurait dépensé près de 3 millions de dollars en publicité sur Internet entre janvier et avril 2008, selon le site Clickz qui s’est procuré les documents de la Federal Election Commission.
La plus grande partie de ce budget (2,08 M$ soit 70%) aurait été investie sur Google, en liens sponsorisés. L’achat publicitaire sur Google et son réseau offre deux principaux avantages, ce qui explique la part de lion que s’est taillé le moteur de recherche dans le plan média d’Obama : une très forte couverture de la population américaine en raison de la puissance de l’audience de Google, et un modèle d’achat au Coût Par Clic, avantageux car il permet de garantir un nombre défini de visites vers le site du candidat.
Les deux principaux concurrents de Google ont aussi eu leur part du gâteau, Yahoo! à hauteur de 252 000$ et MSN de 73 000$. En complément des liens sponsorisés, l’équipe d’Obama a également acheté de la publicité sur sites médias* tels que Politico.com, AOL, CNN.com, et même MySpace et Facebook pour le côté communautaire. Sur ces sites, il ne s’agissait pas de liens sponsorisés, mais de bannières certainement achetées au CPM, c’est à dire payées au nombre d’affichages.
Le but de ce type d’achat média n’est pas le même : alors que les liens sponsorisés génèrent de gros volumes de trafic vers le site officiel, les bannières servent à diffuser un message précis auprès des internautes. Ces actions “tactiques” sont beaucoup plus ciblées, par rapport au public visé (lecteurs de journaux “intellectuels” ou orientés démocrates, par exemple) et dans le temps (quelques jours avant une primaire).
Quant à McCain et Clinton, aucune donnée sur leurs investissements publicitaires en ligne n’est disponible actuellement.
* Étonnamment, l’équipe de Barack Obama ne m’a toujours pas contacté pour acheter de l’espace sur Vicastel.net.
mai
7
De l’avis de la plupart des observateurs, les résultats des primaires de Caroline du Nord et d’Indiana viennent de porter le coup de grâce à Hillary Clinton pour l’investiture démocrate. La voix des urnes s’est élevée en faveur de son adversaire, et qui plus est, ses finances sont au plus bas, à tel point qu’elle vient de verser de sa poche 6,4 millions de dollars à la campagne.
Hillary Clinton aurait donc raisonnablement pu arrêter cette course à l’investiture démocrate qui n’en finit plus, pour laisser à Barack Obama un maximum de chances face à John McCain. Ce matin, juste après la fin du décompte des voix en Indiana, elle envoyait un mail intitulé “Grâce à vous” à ses supporters :
La victoire de ce soir en Indiana était juste, et une marge aussi étroite ne signifie qu’une seule chose : chaque chose que vous avez fait pour nous aider à gagner en Indiana a aidé à faire la différence. [...]
Chaque appel que vous avez passé, chaque ami à qui vous avez parlé de notre campagne, chaque dollar que vous avez donné a rendu possible la victoire de ce soir.
Merci infiniment de rendre cette campagne possible. Continuons à faire l’histoire ensemble.
Pas d’appel aux dons. Un ton sensiblement moins décidé qu’à l’ordinaire, presque mélancolique. Pendant quelques heures, on a senti en direct un flottement chez la sénatrice.
Et puis en début de soirée, un second e-mail est tombé, ragaillardi et décidé :
Aujourd’hui, de toutes les façons possibles, j’exprime ma détermination personnelle à continuer cette campagne. Après notre victoire en Indiana, il ne reste que 28 jours pour voter. [...]
Et avec vous à mes côtés, je vais continuer à me battre pour ce que je crois jusqu’à ce que chaque électeur ait pu s’exprimer. [...]
Alors que nous entrons dans les 4 semaines finales de cette compétition, continuons à dire ce que nous avons dans nos coeurs.
La question ne se pose pas, nous devons faire compter chacun des 28 jours restants, et nous commençons aujourd’hui. [...]
C’est le baroud d’honneur. Hillary Clinton sait qu’Obama l’emportera - cela se lit entre les lignes -, mais elle ne s’avouera pas vaincue avant les dernières primaires, le 3 juin prochain.
Quant à David Plouffe, le directeur de campagne de Barack Obama, apprenant que les Clinton venaient de réinjecter personnellement plusieurs millions de dollars dans leur campagne, il a envoyé ce soir un nouveau mail demandant aux internautes d’ouvrir leur portefeuille pour ne pas se laisser rattraper.
mai
6
Mike Gravel : Fire it up ! Le plus rock’n'roll des candidats, Mike Gravel, 78 ans, s’en prend à Barack Obama dans cette remix dance d’un discours du candidat démocrate. L’anecdote que raconte Obama n’en finit plus, et Gravel se moque de lui en l’enjoignant d’en venir aux faits, de débattre enfin des vraies questions politiques : Fire it up ! Let’s debate the issues !
Obama Girl dans American Idol. Une nouvelle parodie de la jolie Obama Girl, qui s’imagine en candidate de la Nouvelle Star américaine, l’émission American Idol.
mai
3
Hillary et la machine à café. Après avoir tenté de prouver son empathie pour les “cols bleus” en buvant une chope avec des ouvriers il y a quelques semaines, Hillary Clinton a été vue en train de lutter contre une machine à café lors de son passage dans une station-essence de l’Indiana. La scène dure 30 secondes, et de toute évidence la sénatrice ne doit pas souvent se servir du café elle-même au bureau. Cela amuse beaucoup les Américains, car la vidéo a déjà été vue 800 000 fois en 2 jours.
The Empire Strikes Barack. La suite de la saga parodique dont je vous ai montré les épisodes ces dernières semaines, avec une nouvelle vidéo de Star Wars axée sur les turbulences que traverse actuellement Barack Obama.
McBain for America. Parodie d’une pub de campagne de John McCain, avec le super-héros McBain de la série les Simpsons.


