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C’est en tous cas le scoop annoncé aujourd’hui par le site collaboratif Agoravox, ce qui a suscité un certain émoi et des gorges chaudes à l’Assemblée Nationale : raté, il s’agissait d’un poisson d’avril !
Dans un long article intitulé “Majorité présidentielle : l’éclatement attendu de l’UMP“, Agoravox affirmait en effet le plus sérieusement du monde que l’ancien Premier ministre allait créer son propre parti :
Ce matin vers 9 h 30, c’est au Sofitel Saint-Jacques de Paris, que l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a lancé la nouvelle. Une nouvelle qui va bouleverser le paysage politique français.
Entouré des anciens ministres Pierre Méhaignerie, vice-président de l’UMP comme lui et président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale, et de François Goulard, député-maire de Vannes, Jean-Pierre Raffarin a annoncé la création d’un nouveau parti, l’Union des démocrates populaires (UDP).
Fort du soutien de plusieurs dizaines de députés et de sénateurs, Jean-Pierre Raffarin a expliqué qu’il était difficile, pour de nombreux parlementaires de la majorité, de travailler au sein de l’UMP entièrement vouée à la promotion exclusive du président Nicolas Sarkozy.
D’une part, l’UDP se défend d’être dans l’opposition, mais revendique le pluralisme de la majorité présidentielle.
D’imaginaires réactions de parlementaires ont été inventées pour plus de crédibilité. Ainsi, François Fillon condamne cette initiative, Jean-François Copé dénonce une “véritable agression de l’intérieur” vouée à l’échec, et Nadine Morano s’emporte contre “ces félons qui trahissent le président de la République”. Au centre et à gauche au contraire, on s’en réjouirait : François Bayrou salue l’initiative tout excluant une alliance avec l’UDP, et Laurent Fabius relève “le courage politique de Jean-Pierre Raffarin”.
Si l’on en croit les commentaires, une bonne partie des internautes a mordu à l’hameçon, tout comme un certain nombre de députés aujourd’hui à l’Assemblée. Et même, selon un collaborateur de groupe parlementaire, “ça devait bien finir par arriver”. Une autre fois, peut-être ?
