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A lire dans Ecrans.fr, le supplément de Libération, un article sur la cyber-réputation par Vincent Dufief, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies. Un paragraphe est particulièrement intéressant, que je cite ici :
C’est un fait, l’Internet communautaire permet désormais à chaque internaute de rendre n’importe quel contenu potentiellement visible par des dizaines de millions de personnes. S’il faut clairement se réjouir de cette consécration de la liberté d’expression et de l’avènement d’un « journalisme citoyen », qui permet de bousculer les dernières barrières de la censure ou de la désinformation, il demeure que cette facilité de diffusion de l’information permet aussi de publier des contenus franchissant allègrement les bornes de la légalité. Force est aussi de constater que journalisme professionnel et journalisme « citoyen » se mélangent aussi souvent sur internet, comme sur les sites des médias « traditionnels » où les commentaires des lecteurs côtoient l’article professionnel, offrant ainsi à des informations fréquemment subjectives, et non nécessairement vérifiées, une visibilité et un crédit particuliers.
Eh oui, le voilà l’enjeu du web politique : entre les journalistes professionnels qui s’adaptent un tantinet difficilement à ce nouveau média, et les innombrables blogueurs qui se revendiquent journalistes citoyens, plus proches du terrain mais souvent avec un niveau politique plus amateur (n’y voyez rien de péjoratif), comment trouver l’équilibre ? Qui tiendra le haut du pavé sur le web dans les prochaines années ?
