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Mardi 18 mars, à l’occasion du remaniement ministériel post-municipales, le portefeuille d’Eric Besson, Secrétaire d’Etat à la prospective et à l’évaluation des politiques publiques, a été élargi au développement de l’économie numérique. Alors que la création d’un tel poste était demandée depuis fort longtemps par les acteurs du secteur, et préconisée par le rapport Attali, la nomination de cette figure de “l’ouverture” a néanmoins été inattendue. Quelques jours auparavant, ZDNet avait listé 10 personnalités pressenties à ce poste, et M. Besson n’y figurait pas, les favoris étant plutôt Thierry Solère, Valérie Pécresse ou André Santini.
La création de ce portefeuille a été accueillie assez positivement par la sphère des nouvelles technologies et du web, même si certains regrettent qu’il ne s’agisse pas d’un poste dédié, et pointent le manque d’expérience d’Eric Besson en la matière (voir le tour d’horizon d’iPol). Ceci étant, si les ministères ne devaient être dirigés que par des experts, il n’y aurait plus d’hommes politiques au gouvernement, mais des scientifiques et des profs.
Le secrétaire d’Etat rapportera directement au Premier Ministre. Ses premiers chantiers devraient être ceux qu’il avait énoncés en novembre 2007 : renforcement de la protection intellectuelle, encouragement à l’innovation dans les PME et accès privilégié des PME aux marchés publics. Le renforcement de la protection intellectuelle risque néanmoins de susciter des remous, l’April affichant déjà ses réserves face à une attitude inspirée des Américains, qui étoufferait la créativité et la liberté sur Internet. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a promis lors du CeBIT 2008 un accès au haut-débit pour tous les Français d’ici la présidentielle 2012.
En tous cas, il faut espérer qu’Eric Besson saura s’entourer de meilleurs spécialistes que ceux qui ont conçu le site de son mouvement Les Progressistes, car j’en avais fait une analyse très décevante.
