bnp-grande-bretagne-150x150La sécurité des données informatiques ne semble pas être le fort des Britanniques : depuis deux ans, le gouvernement a perdu des cédéroms contenant les informations fiscales de 25 millions de citoyens, s’est fait dérober la liste de 5000 personnes condamnées, a subi le vol de 700 ordinateurs dans l’armée… la liste est longue et variée.

Cette fois, ce sont les 12 800 membres du British National Party, parti d’extrême-droite britannique, qui ont eu le plaisir d’apprendre que leur identité est désormais en diffusion libre auprès de tous les internautes. Publiée sur un site le 18 novembre, mais retirée très rapidement, la liste complète des adhérents du parti a pu être téléchargée et rediffusée aussitôt ailleurs sur le web, où elle poursuit aujourd’hui son chemin ad vitam eternam. Elle contient les noms, adresses, numéros de téléphone, professions, et même prénoms des enfants pour les membres qui ont payé leur contribution au tarif familial. Une “cartographie du racisme britannique” a même pu être établie, comme l’explique TechCrunch UK.

Toutes ces personnes qui sont ainsi soumises au regard du public doivent aujourd’hui regretter leur engagement politique. Leur adhésion au BNP risque aussi de compromettre leur carrière, voire d’y mettre fin, car la loi britannique interdit explicitement l’appartenance au BNP à certains corps de métier, comme la police ou l’administration pénitentière.

Ecrit par Vicastel le 30 novembre 2008
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