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La semaine dernière, les géants américains du web Google, Microsoft et Yahoo! se sont engagés sur une profession de foi commune, selon laquelle la liberté des citoyens dans les pays où ils s’implantent serait désormais plus importante que leurs objectifs business. Ces dernières années, les trois leaders avaient en effet été parfois critiqués pour leur comportement un peu trop accommodant avec le pouvoir politique de certains pays où la liberté d’expression et les droits de l’homme n’allaient pas de soi. Notamment en Chine où, pour renforcer leurs positions sur le marché, les sociétés avaient accédé aux demandes du gouvernement de censurer l’accès à certains sites, voire de fournir des informations sur des internautes dissidents.
Devant les critiques qui risquaient d’écorner leur image, les triplés ont donc décidé de se racheter une conduite conjointement, avec le lancement de la charte du Global Network Initiative, qui les engage à ne pas trop céder aux pressions des gouvernements qui pourraient menacer la liberté d’expression des citoyens. Plusieurs associations humanitaires ont élaboré et négocié cette charte pendant près de 2 ans (!), et espèrent maintenant que d’autres entreprises des NTIC suivront l’exemple de leurs grandes soeurs.
Cette initiative a le mérite d’attirer l’attention sur cet aspect obscur du business des géants du web. Mais cela ressemble à s’y méprendre à un voeu pieu, élaboré par le service Communication des trois entreprises. L’association Human Rights USA se plaint déjà de la faiblesse du texte qui, malgré une très longue préparation, ne serait rien de plus qu’une déclaration de principes généraux sans aucun moyen concret de vérification. Etonnant…