raise your voiceFranchissant un pas supplémentaire vers une démocratie directe1 participative mondiale, CNN et Youtube ont spécialement mis en place une chaîne Youtube, pour permettre aux citoyens-acteurs que nous sommes tous de poser leurs questions directement aux dirigeants lors du sommet climatique de Copenhague, la semaine prochaine. Si votre question est sélectionnée, le monde entier pourra voir votre trombine sur CNN le 15 décembre, avec réponse des dirigeants en direct. Pour les francophones, vous passerez au 19/20 de France 3…

Google, qui s’investit décidément beaucoup dans la lutte contre le réchauffement climatique, ne serait-ce qu’en termes de communication, a également préparé un petit dossier spécial Copenhague, où l’idée est de pouvoir constater les changements sur notre belle planète depuis leur outil Google Earth. Arnold Schwarzenegger et Al Gore se sont même fendus d’une petite intervention.

  1. Trop dangereux []

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[...] une nouvelle fois la démocratie directe fait la preuve de son extrême dangerosité.

C’est la phrase du jour, tirée du très intéressant blog de Jean Quatremer, journaliste à Libération sur les questions européennes. Cette réflexion lui est inspirée par le résultat de la dernière votation suisse au sujet de l’interdiction des minarets dans le pays. La votation est un mode de consultation directe du peuple, très fréquemment utilisé chez nos voisins helvètes. Contrairement aux prognostics, les Suisses ont voté pour l’interdiction à une assez large majorité.

Dans ce cas précis, Jean Quatremer dénonce la réceptivité des électeurs aux arguments populistes. Mais vu le sujet du blog de l’auteur, « Les coulisses de Bruxelles », on se rappelle qu’effectivement, la démocratie directe n’est pas une méthode de gouvernement utilisée par toutes les instances de pouvoir.

A l’heure où on parle d’Internet comme un (potentiel) formidable outil d’avenir pour une démocratie plus transparente et plus directe, qu’en pensez-vous ?

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google obama ad 150x150Google avait beau affirmer depuis des années lutter contre le Google Bombing, il n’en a pas moins des attitudes contradictoires depuis quelques mois. Serait-il revenu sur sa position, trop difficile à tenir techniquement ?

En juillet dernier, Nicolas Sarkozy faisait en effet les frais d’un (enième) détournement du moteur de recherche sur une requête irrévérencieuse. Or, le moteur de recherche avait refusé de modifier l’affichage des résultats, invoquant l’impossibilité de prendre en compte des cas particuliers afin de garantir la totale impartialité de son algorithme. La société s’expliquait tout de même via un lien sponsorisé spécialement affiché pour l’occasion.

Depuis plusieurs jours, c’est Michelle Obama qui subit une attaque de ce genre : une requête Google Images sur son nom renvoyait en 2ème position, jusqu’à hier, une fort vilaine caricature de son visage, la faisant ressembler à un singe. Cette image provenait du site people Staragora. Emotion compréhensible en Amérique. Prise de parole de Google, qui présente ses excuses à la Première Dame, mais confirme qu’il ne modifiera pas ses résultats sur cette requête particulière, objectivité de l’algorithme oblige. Comme pour l’affaire Sarkozy de juillet dernier, il affiche néanmoins une explication sur ses résultats (ainsi que sur d’autres termes sensibles tels que « jew », comme le relève 2803).

Depuis hier, il semble que l’image ait été retirée du site Staragora, et qu’elle a donc disparu des résultats. Sauf qu’il y a des effets secondaires : devant l’afflux massif de requêtes autour de « Michelle Obama singe » la semaine dernière, Google suggère maintenant automatiquement cette requête aux internautes, qui se retrouvent donc en un clic supplémentaire à voir des copies de cette image, qui ne disparaîtra jamais du web.

Entretemps, rassurez-vous, la France n’est pas restée muette face à cette navrante affaire, et à défaut d’avoir du pétrole, a montré une fois de plus qu’elle avait des idées. Le millénaire Jacques Séguéla a en effet tout simplement proposé aux femmes de faire la « grève de Google« . Que diable n’y avions-nous pas pensé plus tôt !

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juliendray 150x150Sur son blog qu’il continue d’alimenter régulièrement, Julien Dray s’est plaint la semaine dernière de la déformation et de la diffusion sur Internet de propos qu’il a récemment tenus dans une émission sur Public Sénat à propos de Charles Pasqua.

Selon lui, le point de départ est une dépêche AFP mal orientée, mais les autres maillons de la chaîne sont sur le web : un article sur le site du nouvelobs.com, puis le blogueur Marc Vasseur.

Son interprétation est intéressante :

Je prends le soin de récapituler cet itinéraire, car il permet de comprendre comment se construisent les fausses rumeurs et les informations déformées, qui occupent une place croissante dans la presse en ligne, et dont j’ai eu à souffrir plus d’une fois dans mon « affaire ».

Au final, nous retrouvons un cas de figure qui devient assez classique : Internet est perçu comme une « machine à fabriquer des polémiques » (l’expression est d’Alain Duhamel).

Pourtant, la plupart des vrais gros buzz prennent leur source dans les médias traditionnels (ou du moins dans la version online de titres de presse traditionnelle) : Leparisien.fr pour « Casse-toi pauv’con », ou Public Sénat et Lemonde.fr pour les propos d’Hortefeux, par exemple. Internet n’est généralement pas à l’origine de ces informations, même si force est de reconnaître qu’il les a considérablement diffusées et amplifiées.

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redistricting the nation 150x150Il n’y a pas qu’en France que le redécoupage de la carte électorale fait débat : les Américains vont eux aussi remodeler leurs districts en 2010. Les enjeux sont évidemment importants, car la façon dont ces districts sont redessinés peut faire basculer un Etat d’un côté ou d’un autre de l’échiquier politique.

Pour faire davantage participer les citoyens à ces jeux de pouvoir jusqu’ici réservés aux politiciens, le site RedistrictingTheNation.com fournit une carte interactive des districts américains, et de leur évolution. Avec cet outil très bien réalisé, le site veut mieux informer les électeurs pour leur permettre d’être plus impliqués dans leur redécoupage local, et ainsi de faire pression auprès des élus. Evitant ainsi qu’ils ne dessinent les nouveaux districts selon leur bon vouloir, tel le baron Hausmann taillant le plan de Paris.

Via e.politics

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illus eco 150x150Dans une relative indifférence pour le moment, un nouveau « Gate » a éclos cette semaine, qui risque pourtant de faire de gros remous dans le bain scientifico-politico-médiatique, à deux semaines de la conférence de Copenhague. Il se nomme le « ClimateGate » (une page Wikipédia officialise déjà le terme).

En deux mots : vendredi 20 novembre, des hackers ont pris possession et diffusé sur Internet plus de 4500 fichiers de travail et e-mails échangés depuis 10 ans par des scientifiques faisant autorité en matière de réchauffement climatique. Vous pouvez les voir ici. Bien qu’il soit trop tôt pour avoir pu dégager une synthèse de cette masse de documents, les premiers observateurs constatent que la communauté aurait fait collusion pour dénoncer d’une voix unanime l’implication de l’homme dans le réchauffement climatique. Quitte à s’arranger un peu avec la rigueur scientifique, et à orienter certains éléments au profit de la thèse dominante. Ainsi, les conclusions d’études aux résultats indécis auraient été accentuées dans le bon sens, et des éléments pouvant aller à l’encontre de la « pensée unique » auraient été passés sous silence. La parfaite concordance des voix des spécialistes en la matière cacherait donc de petits arrangements internes.

Le débat sur le réchauffement climatique étant en effet devenu un enjeu politique majeur depuis plusieurs années, les subventions de recherche à la clé sont considérables. On comprend donc où est l’intérêt de toute la communauté. On saura prochainement dans quelle mesure ces documents sont vraiment embarrassants ou anecdotiques, mais la communauté scientifique risque de perdre une partie de son capital crédibilité en prenant part aux manoeuvres politiques.

Edit du 23 novembre : des éléments d’analyse supplémentaire dans cet article du Monde

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La Maison Blanche vient de lancer une nouvelle version de son site, et annonce qu’il repose désormais sur le CMS gratuit Drupal, bien connu des internautes un tantinet mordus de technique. Pour les autres, sachez qu’un CMS, acronyme de Content Management System, permet de gérer facilement le contenu d’un site web, et notamment de le faire administrer et mettre à jour par des profanes de la technique. Une fois le site installé, publier de nouveaux articles est aussi simple que d’utiliser Word.

Drupal remplace l’ancien outil datant du début de l’ère Bush (fils, pas père), créé spécialement pour la Maison Blanche par une équipe de développeurs en 2000. A cette époque, aucun système CMS digne de ce nom n’existait de façon gratuite et répandue, ce qui obligeait chaque équipe de développement à créer son propre système, qui devenait d’ailleurs généralement impossible à maintenir si on changeait d’équipe1. Selon un article de l’agence de l’époque, leur outil était censé être provisoire, à tel point qu’ils n’ont jamais pris le temps de lui attribuer un nom, et l’appelaient simplement « The Tool ». Pourtant, « The Tool » a tenu huit ans, pendant toute la durée des deux mandats de George W. Bush.

Voilà donc l’occasion, en ce dimanche pluvieux, d’utiliser la machine à remonter le temps d’Internet, pour une plongée dans les anciennes versions du site whitehouse.gov – à l’époque du XXème siècle.

1997 :

white house 97 150x150

1998 :

white house 98 150x150

Lire la suite »

  1. aujourd’hui, on n’a que l’embarras du choix entre les nombreuses plateformes de blogs et CMS, complets et gratuits, qui ont permis le développement fulgurant des sites perso et des blogs []

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congres twitter 150x150Les Républicains admettent eux-même que le parti Démocrate utilise le web de façon plus intensive et généralement plus avisée qu’eux1. Voulant sans doute démontrer leur inventivité sur le nouveau média, quelques militants républicains du Connecticut ont donc eu l’idée d’usurper sur Twitter l’identité de législateurs démocrates locaux. Après avoir créé des comptes aux noms de leurs adversaires, ils ont diffusé des messages satiriques sur l’utilisation des impôts dans le Connecticut par les élus démocrates.

Malheureusement pour eux, les petits malins ont été dénoncés et Twitter a fait fermer 33 comptes frauduleux, l’usurpation d’identité étant interdite dans les conditions générales d’utilisation. Ce à quoi le sénateur républicain Chris Healy a répondu qu’il s’agissait d’une restriction de la liberté d’expression de son parti.

Source : Hartford Advocate

  1. même si les conservateurs commencent à rattraper leur retard, comme le prouvent leurs récentes initiatives []

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J’ai eu l’occasion de voir en avant-première le nouveau film de Michael Moore, Capitalism : A Love Story. Autant vous le dire tout de suite, c’est du Moore pur beurre : une oeuvre 100% de parti-pris, à charge contre sa cible (cette fois les milieux politico-financiers), et qui n’hésite pas à faire larmoyer la caméra. Rajoutez à cela ses habituels tics énervants, qui consistent à nous parler comme à des enfants de 6 ans, et à se mettre en scène sa casquette vissée sur le tête. Mais au moins, les choses sont claires dès le début, le réalisateur ne prétend pas à l’objectivité, ses « documentaires » sont partisans. Passé cela, on peut regarder le film sereinement.

Capitalism : A Love Story raconte la transformation du capitalisme, passé d’un modèle économique satisfaisant pendant les Trente Glorieuses, à un système de plus en plus financier et de moins en moins industriel ces 20 dernières années, jusqu’au krach de 2008. On pensait avoir tout vu sur la crise actuelle, mais Moore nous avait gardé des révélations saisissantes sur les pratiques de certaines entreprises américaines. Les infos originales et passionnantes s’enchaînent pendant deux heures, parfois tellement énormes qu’on se demande comment elles ont pu passer inaperçues jusqu’à présent. Comme cette prison privée pour mineurs, remplie par un juge soudoyé par le propriétaire pour faire du zèle. Ou ces pilotes de ligne débutants, si mal payés qu’ils doivent avoir un deuxième job pour survivre.

Plus terrible encore, ces familles suivies par la caméra, qui sont finalement expulsées de leur maison par les banques comme des milliers d’autres. Vu de France, ça paraissait abstrait. Vu de plus près, c’est poignant. Ce n’est finalement que dans les dernières minutes que le réalisateur va faire son cinéma à Wall Street, tentant de récupérer les 700 milliards de subventions gouvernementales versées aux banques avec un camion blindé. Sans succès.

Au final, un film terriblement efficace, original, émouvant, qui certes ne prend pas un grand risque en voulant fédérer les citoyens contre les financiers (qui aime encore les traders ?) mais dont on ressort en se disant que cette fois, vraiment, tout ne peut pas repartir comme si rien n’avait jamais eu lieu.

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Le Grand Old Party a mis en ligne la semaine dernière son nouveau site web: plus moderne, plus léché, plus orienté communautés. Les membres peuvent s’informer, discuter, créer leur blog républicain, se constituer un réseau d’amis, faire des dons… Mais le plus important sont les fonctions permettant de coordonner en ligne les actions des militants sur le terrain. C’est ce qui avait fait l’efficacité du dispositif d’Obama pendant sa campagne, cette capacité à transformer en opérations de militantisme concret l’outil de communication qu’est Internet. Sans doute une différence avec la France, où les remous de l’Internet politique ont encore assez peu d’effets sur la vraie vie.

Au final donc, de la belle ouvrage que ce nouveau site, mais les temps changent et la Guerre Froide est bien révolue, car le site est entièrement rouge, ce qui aurait été inimaginable il y a 20 ans pour le parti de Reagan.

Et voici la vidéo de présentation :

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geek politiqueOn s’en souvient, Nicolas Princen Sarkozy avait (re)lancé fin mai sa page Facebook, sur le ton détendu qui est de mise sur le web. On y apprenait ainsi qu’il avait lu deux livres et vu un film de Charlie Chaplin. Depuis le 22 mai, pourtant, les 162 000 groupies du Chef de l’Etat (on en a tous quelques uns parmi ses friends, avouez) sont restés sur leur faim, car seulement 8 mises à jour ont été publiées sur son mur.

Pourtant, le geek qui sommeille en notre Président se réveille avec les frimas de l’automne : à l’occasion du prochain sommet de Copenhague, consacré au réchauffement climatique, il ouvrira un compte Twitter pour nous rendre compte à chaque instant de l’avancement des négociations internationales. Vous imaginiez déjà Nicolas Sarkozy en train de se cacher sous son pupitre ou derrière Angela Merkel pour twitter frénétiquement sur son Blackberry ? Naïf que vous êtes ! Franck Louvrier nous avoue en réalité que « le président n’utilisera pas lui-même Twitter, mais on détaillera sa démarche tout au long du sommet et l’évolution des négociations ». Dommage.

Mais ce n’est pas tout : entraînée par la fièvre technologique de son mari, Carla Bruni-Sarkozy a inauguré aujourd’hui son propre site, carlabrunisarkozy.org. Non, vous ne pourrez pas y écouter des extraits de son dernier album culte, car il y avait déjà un site pour Carla Chanteuse. Cette fois, c’est de Carla Première Dame de France qu’il s’agit. Manque de chance, elle a du se faire recommander son hébergeur par Ségolène Royal, car ce soir, le site était tombé en raison d’un trop grand nombre de connexions.

En revanche, à Dominique de Villepin, Ségolène Royal n’a peut-être pas refourgué son hébergeur, mais certainement sa géniale inspiration graphique. Etrangement intitulé VillepinCom.net – « Com » pour « communauté » et non pas « communication » – c’est d’une plateforme communautaire qu’il s’agit, comme le confirme Brigitte Girardin, à l’origine de ce petit chef d’oeuvre du web. C’est vrai : on peut s’inscrire pour commenter les articles, et il y a même un forum1. Et tout ça grâce à une gestion de projet étonnamment visionnaire : « Au départ, on voulait juste faire un site, mais on s’est rendu compte que l’avenir était aux réseaux sociaux et que la plupart des partis allaient dans cette direction » raconte Brigitte Girardin. Retenez bien : l’avenir est aux fameux réseaux sociaux, vous en entendrez bientôt parler.

Allez, après tant de mauvaise foi, finissons sur une note positive : l’Elysée aurait comme projet de mettre en ligne un site « très interactif » d’ici la fin de l’année. Espérons que Ségolène Royal ne va pas leur refiler son développeur.

  1. ne soyons pas mauvaise langue : chaque utilisateur peut effectivement créer son profil, un peu à la Facebook []

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Dans la vie (d’un geek) il y a des plaisirs simples. J’ai eu la chance de pouvoir accéder au nouveau site de Ségolène Royal pour vérifier si l’hilarité générale était justifiée. Elle l’est.

Alors rien que pour vous, une authentique capture d’écran de la page d’accueil de Désirs d’Avenir du 17 septembre 2009.

Ca se passe de commentaires.

Page d'accueil de Désirs d'Avenir du 17/09

Cliquez pour agrandir l’image. 
NB: La déformation de certains mots n’est pas dûe à la capture d’écran, c’est d’origine.

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La blogosphère n’en croit pas ses yeux : le nouveau site de Ségolène Royal desirsdavenir.org, sorti le 15 septembre, est une véritable machine à remonter le temps. Bienvenue en 1998 !

Prenons les choses dans l’ordre. Censé être une plateforme communautaire moderne pour fédérer les militants et les sympathisants, ce site est avant tout… indisponible. En effet, l’hébergement serait une offre sous-dimensionnée à 10€ par mois. A l’heure où j’écris cet article, il renvoie toujours une erreur 500.

Pour autant, les captures d’écran des chanceux qui ont réussi à se connecter laissent pantois : une architecture adossée au CMS gratuit Joomla1, un fond d’écran gratuit tiré de Vistawallpapers.com, un titre qui semble écrit avec WordArt, aucun contenu sur la Home Page à part une vidéo, des boutons moches… le résultat semble totalement hallucinant, inexplicable.

Nouveau site de Désirs d'Avenir

J’attends de pouvoir juger de façon plus approfondie le site lorsqu’il sera à nouveau disponible, mais L’Express avance des raisons à cette navrante affaire. Le nouveau compagnon de Ségolène Royal, un homme d’affaires « très doué en multimédia », qui dirigerait également une vague web agency, aurait réalisé la chose immonde pour la modique somme de 41 860 euros. La facture étant envoyée à Pierre Bergé, dont on a sûrement parié qu’il n’aurait pas un oeil expert en matière d’Internet.

Dans l’absolu, un budget de 41 K€ ne serait pas excessif pour développer une vraie plateforme communautaire moderne et performante, à la hauteur des ambitions digitales de la femme politique la plus branchitudée de France. Mais pour un avorton de ce niveau…

Toujours est-il que l’objet du délit a aussitôt fait surgir, en plus d’un kyrielle d’articles grinçants, des blagues et des mèmes en tous genres :

  1. pas mal pour des sites simples, mais totalement inadapté pour des besoins plus complexes []

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Il semble que l’outrance n’a pas de limite en politique, et c’est ce que les Américains nous démontrent depuis quelques semaines, en comparant Barack Obama à Adolf Hitler dans ses efforts pour établir une couverture maladie universelle.

Et l’on voit fleurir sur le web des extraits télévisés si incroyables qu’on se demande si tout cela n’est pas une gigantesque farce.

Regardez ces deux réunions municipales où deux sénateurs démocrates, Arlen Specter et Barney Frank, sont confrontés à des concitoyens qui osent tout (c’est à ça qu’on les reconnaît).

Evidemment, inutile de compter sur les responsables du Parti Républicain pour calmer le jeu et rétablir une élémentaire échelle de valeur. Au contraire, Sarah Palin enfonce le clou sur Facebook en publiant un pamphlet intitulé « Death Panel » : 8800 personnes « aiment ça ».

Du coup, face à cette insuppportable menace de restriction de leurs libertés fondamentales, quelques hurluberlus ont assisté aux meetings publics d’Obama avec des armes chargées (pistolet automatique, fusil d’assaut) afin de réaffirmer leur attachement à la Constitution. Rien d’illégal à cela car dans certains Etats, porter une arme en public est autorisé, tant qu’elle n’est pas dissimulée.

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Si vous ne l’avez pas déjà vue, je vous conseille cette courte conférence de Clay Shirky, qui date de juin. Le chercheur parle de l’influence des nouveaux médias sociaux dans le monde, illustrée par des événements récents dans des pays où la liberté d’expression n’est pas vue de la même façon par les gouvernements.

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